La campagne des élections présidentielle et législatives (Mars 2012) 2

Ce diaporama nécessite JavaScript.

.

AUBERVILLIERS et PANTIN à GAUCHE

.

Délétère 7

Le pouvoir sarkozyste, épaulé du système média-business, aura tenté d’utiliser la coupe du monde de football et les turpitudes de notre équipe nationale comme un paravent.

Les inondations, le Tchernobyl pétrolier en Louisiane, le chômage qui augmente, le contenu de la contre réforme réactionnaire des retraites, les plans d’austérité instillés au goutte-à-goutte, l’école démembrée, la suppression de 100 000 nouveaux emplois dans les services publics,  sont ramenés à bien peu de choses à côté de  l’ubuesque chevauchée de notre équipe nationale. Ce foot lui-même nous renvoyant l’image de la société qu’en haut lieu on veut nous imposer. Absence de sens, de jeu collectif, le mépris et l’arrogance au cœur d’un pays, l’Afrique du Sud, qui tente de sortir de ses difficultés et de ses inégalités avec, en prime, la gangrène de l’argent roi.

Les joueurs en profitent tout en étant aussi des victimes. Le comble du mépris aura été atteint par le Président de la République, qui, au moment même où se déroulaient d’immenses manifestations pour défendre la justice, c’est-à-dire la retraite à 60 ans à taux plein, allait faire chercher au pied de l’avion que le ramenait du Waterloo sud-africain, l’un des joueurs les mieux payés.

Entre les travailleuses qui touchent moins de 800 euros de retraite par mois et celui qui gagne 15 .000.000 euros par an, il a choisi le second. Tout un symbole ! Pour recevoir ce prince du foot, M. Sarkozy aura annulé une rencontre avec une dizaine d’organisations non gouvernementales, préparatoire à la réunion internationale du G 20. C’est dire le peu de cas que fait le Président de l’intérêt général. Pour M. Sarkozy, mieux vaut discuter ballon rond que de penser aux petits enfants qui les fabriquent dans le sud-est asiatique au prix d’un euro par jour.

Et on se demande si cette calamiteuse épopée de « nos bleus » ne sert pas encore plus le foot-business. En effet, les Etats généraux annoncés du football pourraient consacrer encore plus la domination de l’argent sur le sport.

Ceci n’est qu’un îlot de la face cachée de ce monde miné par l’argent roi, que M. Sarkozy et sa clique tentent de sauver. Ces gens ne peuvent comprendre la misère dans laquelle ils plongent nos quartiers populaires et nos villages, ne peuvent connaître la dureté et l’exploitation du travail, les fins de mois difficiles, la menace du chômage et de la précarité, la faiblesse des retraites.

On apprend coup sur coup qu’un ministre s’offre sur les comptes publics des milliers d’euros de cigares ; que tel autre bénéficie d’appartements gratuits dans la capitale ; que telle ancienne ministre reçoit en plus d’autres émoluments, près de 10 000 euros mensuels pour une mission bidon ; un autre construit une villa au soleil sans permis de construire. Le climat devenait étouffant. Il est maintenant délétère. L’actuel ministre de la casse des retraites, qui était hier ministre des déficits publics et toujours trésorier du parti présidentiel, dont l’épouse gérait le patrimoine de la première fortune de France, Mme de Bettencourt, n’a pu s’apercevoir que le symbole de l’argent roi dans notre pays oubliait de déclarer aux impôts une île qu’elle a acheté au large des Seychelles et autres comptes bancaires dans les paradis fiscaux. Et M. Sarkozy martèle la défense de ce ministre, parce que Monsieur « le ministre-trésorier » de son parti, est efficace dans la quête qu’il fait auprès de ses amis milliardaires pour payer les campagnes électorales de l’UMP, qui pourrait être baptisée l’Union de la Minorité des Privilégiés. Ce ministre qui a inventé vingt-deux taxes et prélèvements divers sur les familles populaires et qui est chargé aujourd’hui de la casse des retraites, nie évidemment. Mais, il ne démontre rien. Ceci par exemple. Pourquoi un juge, qui, il y’a quelques mois, aurait transmis des irrégularités fiscales concernant la première fortune de France a été dessaisi de ce dossier ? Une enquête sérieuse doit avoir lieu sur tous ces faits. Une commission d’enquête parlementaire doit être décidée sans attendre. Aucun pays démocratique n’aurait toléré ce qui se passe chez nous ! Les dernières annonces de M. Sarkozy ne servent qu’à parer le coup. Au moment même où se prépare une purge sociale sans précédent contre notre peuple.

Les citoyennes et les citoyens doivent s’unir pour réclamer justice. Une nuit du 4 août contre les privilèges, l’argent roi et pour l’égalité, la justice sociale, fiscale, environnementale devient indispensable. Une dame rentière, première fortune de France, gagnant le SMIC toutes les trois minutes, est protégée pendant que celles et ceux qui chaque fin de mois tirent le diable par la queue, sont encore ponctionnés. C’est inadmissible et il ne faut pas l’admettre, le supporter, le subir. Rien ne justifie la contre réforme réactionnaire des retraites, ni les plans d’austérité qui vont s’aggraver, ni les hausses de tarifs publics envisagées, ni les hausses d’impôt étudiées, sauf le service de cet argent roi. La puissance des mobilisations pour les retraites la semaine dernière montrent la voie. Plus nos concitoyens découvriront les conséquences de cette attaque contre les retraites pour eux-mêmes, pour leur famille, leurs enfants et plus ils les mettront en lien avec cet argent facile, cet argent des grandes fortunes, issu du vol du travail, plus ils se mobiliseront.

Cette mise en mouvement de notre peuple, dans l’unité, la solidarité, sera un service rendu au pays. Service pour la justice et le droit. Service pour l’efficacité économique. Sortir de la crise appelle en effet qu’on rémunère le travail et les retraites. Ce sont les conditions d’un nouveau développement. Service aussi pour une nouvelle éthique républicaine.

Laisser faire, c’est laisser alimenter un populisme dangereux. La crise qui s’approfondit dans l’Union européenne et le refus du G20 de faire le moindre pas pour la régulation financière et la taxation des capitaux, ne font qu’aggraver une situation déjà dangereuse.

Nous en appelons à la réflexion, au débat politique sur les moyens de relancer un projet de justice sociale et écologique pour sortir de la crise. Refusons l’injustice, terreau de tous les dangereux populismes. Faisons vivre des débats citoyens et une unité populaire pour trouver le chemin d’une alternative économique, sociale, démocratique, écologique.

La propagande du Gouvernement ne passera pas par l’Humanité ! 9

Avant même que le conseil des ministres et a fortiori le Parlement n’aient statué, le gouvernement a décidé de lancer une grande campagne de vulgarisation de sa contre-réforme régressive des retraites. Sur fonds publics est déployée depuis quelques jours dans les grands médias audiovisuels et dans la presse écrite, une propagande sur les prétendus « bienfaits » du projet gouvernemental. Quatre pages de « publicité-propagande » sont offertes à tous les journaux de la presse écrite.

Cette campagne a été proposée à l’Humanité. Nous l’avons refusée. Non pas que nous disposons de trop de recettes publicitaires. Non pas, non plus, que nous contestons au gouvernement le droit de communiquer sur ses projets et sur des lois déjà votées. Nous avons d’ailleurs apprécié que les Etats Généraux de la Presse aient permis à la presse écrite de bénéficier de plus de communication gouvernementale. L’Humanité souffre malheureusement de trop de discrimination en matière d’investissement publicitaire. Quelles que soient nos opinions, le média qu’on écoute, qu’on regarde ou qu’on lit, nous payons chacune et chacun la part de communication publicitaire pour chaque produit de consommation ou pour la communication institutionnelle. S’agissant d’une campagne de l’Etat, sur un sujet d’intérêt commun, ce sont les contribuables donc tous les citoyens qui la payent.

 Ici, il s’agit de tout autre chose. Sur le thème « Réussissons une réforme juste », « Tout comprendre sur la réforme des retraites », il s’agit d’une communication à sens unique sur un projet gouvernemental qui n’est même pas acté par le conseil des ministres et encore moins par le Parlement. Ajoutons qu’aucun grand débat public contradictoire dans les médias du service public n’est organisé.

Cette propagande fait croire qu’il s’agit d’une « réforme juste » qu’elle crée de « nouveaux droits », qu’elle est « équitable », « solidaire », « efficace ». Autant de termes que nous contestons et qui sont contestés par toutes les organisations syndicales, toutes les formations progressistes et, selon la quasi-totalité des enquêtes d’opinion, par une majorité de nos concitoyennes et concitoyens. D’autres projets de réforme existent. A titre d’exemple mentionnons que cette propagande dit que 3,7 milliards d’euros seront apportés par les contributions  sur les hauts revenus, le capital et les entreprises. Mais jamais n’est mis en évidence le fait que les salariés apporteront 42 milliards. Pourquoi veut-on cacher que la majorité des femmes, des travailleurs et des travailleuses victimes de la précarité et bien d’autres n’auront accès à leur retraite à taux plein qu’à…. 67 ans ? Et on pourrait prendre bien d’autres exemples. Ils ont été mis en lumière par les groupes parlementaires de gauche au Parlement. Pourquoi les fonds d’Etat ne sont-ils pas mis à disposition de tous ces groupes parlementaires pour exposer eux aussi leurs propositions ? Pourquoi de grands débats publics approfondis ne sont-ils pas organisés, notamment dans les médias publics ? Ce serait là le moyen de mettre à la disposition de chacune et de chacun l’ensemble des éléments pour qu’ils se fassent leur propre opinion en leur donnant la possibilité de choisir en connaissance de cause.  

Comme notre journal l’a fait, et souvent seul pour d’autres projets gouvernementaux, nous publierons le texte issu du conseil des ministres au lendemain de sa tenue. Notre rédaction l’analysera et le décryptera tout en donnant la parole à toutes les forces progressistes, syndicales et associatives. Nous ferons œuvre de démocratie jusqu’au bout. Evidemment, la décision que nous prenons ici constitue un manque à gagner financier conséquent pour notre journal. Mais il s’agit pour nous d’une question de morale et d’éthique, valeurs bien trop galvaudées par les temps qui courent ! Nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent comme nous une réforme progressiste juste, c’est-à-dire qui ferait participer les revenus financiers du capital au financement des retraites, qui inciterait à une politique de développement humain et de création d’emplois, à nous aider à combler ce manque à gagner en participant et faisant participer à notre souscription populaire.

L’indépendance de notre journal et son rôle au service du mouvement social et progressiste sont à ce prix.

 

.

LE PEUPLE GREC EST EN LEGITIME DEFENSE 8

 

 

Présent en session plénière du Parlement Européen à Bruxelles, Patrick Le Hyaric, Député au Parlement européen et Directeur de l’Humanité se félicite du succès des mobilisations en Grèce mais s’est élevé avec force contre les violences exercées.

«Je salue l’ampleur du mouvement et me réjouis que les travailleurs grecs ne se laissent pas faire, c’est un véritable espoir pour les peuples européens.  Je proteste avec la plus grande énergie  contre la répression exercée à l’encontre des jeunes et des travailleurs grecs qui manifestent pour leurs droits, au moment même où les banquiers, tels des rapaces, vont se goinfrer une nouvelle fois sur le dos du peuple grec. L’Union européenne doit cesser de tolérer de tels agissements. Je présente mes condoléances aux familles qui ont malheureusement perdu l’un des leurs, à cause d’agissements de personnes qui  n’ont rien à voir avec l’action populaire et le respect des êtres humains.

La réalité aujourd’hui c’est que le plan de l’Union européenne défini sous la dictée du Fonds Monétaire International se révèle déjà caduc. Il n’y aura pas de sortie de crise sans une réforme structurelle de l’Union européenne touchant à sa  conception même, sans une réorientation profonde des objectifs de la Banque Centrale Européenne et du rôle de l’Euro.

Le peuple grec est en légitime défense. Avec lui, nous réclamons une Europe de la justice, de l’égalité et du droit pour toutes et tous. J’appelle à des initiatives européennes de solidarité. »

TOUS ENSEMBLE LE 1ER MAI 3

Alors que trop d’entre nous vivent une situation dramatique dans cette période de crise financière, économique et sociale, le pouvoir en place campe sur ses positions. Maintien envers et contre tout – contre tous ? – du bouclier fiscal, libéralisation à tout va, casse du service public… Quand des milliers de salariés sont menacés de licenciement, quand le nombre de chômeurs explose, avec son triste cortège de personnes arrivant au bout de leurs droits à allocation, quand nombre de travailleurs et de retraités basculent dans la précarité !

Salariés, chômeurs, retraités, public, privé, ensemble, nous devons nous mobiliser pour défendre nos acquis, peut-être menacés demain comme l’est notre système de retraite par la contre réforme réactionnaire que l’on nous prépare, et réclamer de nouvelles mesures allant dans le sens du progrès social.

C’est dans l’unité que nous devons nous mobiliser, c’est dans l’unité que nous pouvons gagner. Cinq organisations syndicales appellent cette année à une grande manifestation commune le 1er mai, pour l’emploi, les retraites, le pouvoir d’achat, répondons massivement à leur appel !

Pour lire l’appel cliquez ici

 

Pour voir la carte des manifestations, cliquez ici

 

 

.