Danger sur la distribution de la presse 3

Une récente proposition de loi envisage de faire abroger la loi Bichet, garante de pluralisme et de solidarité au sein du monde de la presse. A travers cette attaque, la liberté de la presse et le principe démocratique qui en est le coeur sont menacés.

Il y a 63 ans, le 2 avril 1947, était adoptée une loi progressiste commune au ministre de l’information de l’époque, M. Robert Bichet, et au député communiste Fernand Grenier. Depuis, cette dernière organise la distribution de la presse dans tout le pays en veillant à son pluralisme. Nommée loi Bichet, elle garantit la liberté de distribution des journaux quotidiens, l’égalité entre éditeurs, l’impartialité dans la distribution. Elle a impulsé un système coopératif de distribution de la presse promouvant la solidarité entre tous les journaux avec une péréquation des coûts de distribution. Cette coopérative est commune à tous les éditeurs de presse et au groupe Hachette qui se trouvait en situation de monopole avant la Libération.

En ces temps sombres, où tout devient désormais marchandise, la privatisation de la distribution de la presse aboutirait à ne plus distribuer la plupart, voire la totalité des journaux quotidiens parce que cette activité serait considérée comme « non rentable financièrement ». Cela reviendrait à accélérer la disparition de nouveaux titres, à commencer par “l’Humanité” qui ne pourrait pas supporter les coûts de distribution sans l’actuel système coopératif.

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Des ombres lourdes sur nos libertés 1

Editorial de l’Humanité dimanche

Au pays de Voltaire et de Hugo, de Zola et de Jaurès, démocratie et libertés ont façonné en profondeur l’identité de la France républicaine. Il n’est pas exagéré de dire que ces valeurs essentielles sont sournoisement mais très méthodiquement attaquées derrière une multitude de rideaux de fumée  dont le dernier en date est celui de « l’identité nationale ».

Ce dernier sert à raviver tous les populismes et nationalismes et à camoufler les énormes balafres que produisent les poignards sarkozystes contre les droits sociaux et économiques, constitutifs d’un progressisme « à la française ».   Certes, il s’agit de rassurer un électorat de droite qui perd confiance et de conserver celui d’extrême-droite avant les élections régionales. Mais, plus fondamentalement, l’ambition du pouvoir vise à modifier profondément la France pour la plier de force et plus vite au capitalisme mondialisé.

Ainsi, c’est au moment même où il applaudit des deux mains l’adoption volée et forcée du traité ultra-libéral de Lisbonne, qu’il lance cette thématique de « l’identité nationale ». Un traité qui, précisément, rend supérieure la directive européenne sur la loi nationale. Ajoutons qu’il est curieux, très curieux de lire parmi d’autres affirmations discutables dans le discours du Président de la République de La Chapelle en Vercors, le 12 novembre dernier, cette phrase selon laquelle : « Depuis deux siècles, à part l’expérience sanglante de la terreur, nul totalitarisme n’a menacé nos libertés » ! Qu’était donc le système contre lequel sont tombés les maquisards du Vercors pour défendre la liberté ? Ils sont morts en combattant ces systèmes mortifères, sordides et liberticides qu’ont été le nazisme et le pétainisme qu’on voudrait donc effacés de nos livres d’histoire et de nos mémoires ? Lire la suite

Denise Hamouri invite Jean-François Copé à s’informer sur Salah 1

Liberté pour SALAH Le blog de Patrick Le Hyaric 2

Dans une lettre adressée à Jean-François Copé, la mère de Salah, Madame Denise Hamouri, a exprimé sa surprise face au manque d’information du président du groupe UMP à l’assemblée nationale quant au dossier d’un compatriote emprisonné depuis 4 ans en Israël. En remerciant François Cluzet de son intervention sur le plateau de France 2, elle espère que Monsieur Copé pourra consacrer 5 minutes de son temps ce dimanche pour s’informer sur le dossier de Salah. Pour lire la lettre de Mme Hamouri à Monsieur Copé, cliquez ici.

Liberté pour Taoufik Ben Brik Répondre

Le journaliste tunisien Taoufik  Ben Brik est emprisonné depuis le 29 octobre dernier. capt.photo_1257532490879-1-0[1]

Fondateur du Conseil national pour les libertés en Tunisie, Taoufik Ben Brik a déjà été emprisonné pour ses opinions critiques vis-à-vis du pouvoir tunisien.

Cette fois, Taoufik Ben Brik est incarcéré à partir d’une sombre affaire d’accident de voiture avec une conductrice dont on ne révèle pas l’identité.

Il s’agit évidemment d’un prétexte. Ce cas et les prétextes invoqués ressemblent d’ailleurs à celui de Mumia Abu Jamal aux Etats-Unis.

S’il ne s’agissait que de cela, pourquoi ce journaliste ne bénéficie t-il pas d’une liberté provisoire en attendant son procès ? Pourquoi le pouvoir tunisien a-t-il trouvé ce prétexte, quelques jours seulement après la réélection de M. Ben Ali à la Présidence de la République ?

Coïncidence ! Depuis des jours se multiplient les tentatives d’intimidation du pouvoir envers les voix discordantes. Le 28 octobre, deux autres journalistes ont été menacés, Slim Boukdhir, roué de coups à la suite d’une interview accordée à la BBC sur les conditions de travail des journalistes en Tunisie, et Mouldi Zouabi, qui a subi une tentative d’effraction de son domicile.

Il y a quelques jours, notre consœur  du journal « Le Monde », Florence Beaugé a été expulsée de Tunisie.

Au moment où les autorités et les grands médias français se montrent si sensibles aux libertés et à la démocratie « à l’Est », ils auront sûrement à cœur de réclamer la liberté pour Taoufik Ben Brik et la démocratie tunisienne.

 

Salah Hamouri à Patrick Le Hyaric : Nous savons que vous êtes là avec nous Répondre

De sa prison, Salah Hamouri  a fait parvenir par l’intermédiaire de sa maman, le message suivant dont nous publions quelques extraits :

 

 Salah Hamouri Blog de Patrick Le Hyaric

 

La cause palestinienne fait partie des causes justes dans le monde, la souffrance du peuple palestinien et l’injustice à son égard concerne la lutte de tous les peuples opprimés dans le monde.

Toutes les tentatives faites pour briser nos volontés et transformer notre société en un monde vide de tous sentiments humanitaires nous rappellent qu’il est de notre devoir de défendre les causes humaines justes et de respecter le droit des peuples a disposer d’eux même. (…)

(…) Nous savons que vous êtes là avec nous pour que ces objectifs de l’occupation n’aillent pas jusqu’ au bout.

Mes camarades et moi-même remercions toutes celles et ceux qui ont travaillé et insisté afin que le rapport Goldstone ne soit pas oublié quelque part.

Personnellement, je ne saurais jamais assez vous remercier pour toutes les lettres et messages de soutien. J’ai reçu beaucoup de courriers me parlant de la dernière fête de l’Humanité et de toute la solidarité autour de la Palestine et des prisonniers. Quand je reçois des nouvelles de tout ce que vous faites pour demander ma libération cela m’aide à garder le moral et ça me redonne du courage.

Avec toute mon amitié. 

Salah Hamouri

Section 4.

Prison de Guilboa 

 Le 20 octobre 2009