Pour l’annulation de la dette, la reconstruction et le développement durable de Haïti 1

Mardi 19 Janvier  a eu lieu au Parlement européen à Strasbourg un débat sur la situation humanitaire catastrophique à Haïti, suite au séisme qui a dévasté l’île.  

Voici mon intervention :

Je veux dire une nouvelle fois combien nous sommes bouleversés par ce que doit endurer le peuple Haïtien, les enfants d’Haïti, depuis maintenant sept jours. Ils survivent dans un enfer. 

L’élan de solidarité mondiale fait chaud au cœur mais il doit encore se renforcer, être mieux coordonné au seul service d’une population assoiffée, affamée, privée de maisons et des soins médicaux les plus élémentaires.  Nous saluons toutes celles et ceux qui y participent. 

L’Union européenne a décidé de débloquer de premiers moyens financiers, nous nous en félicitons, mais il ne faut pas en rester là.  L’aide de l’Union européenne doit être considérablement augmentée et le système bancaire mondial mis à contribution. 

            Des surplus alimentaires européens doivent être acheminés pour les populations haïtiennes.  Notre continent a une véritable dette vis-à-vis de Haïti, un devoir de réparation après tant d’années de domination, de pillage. 

Il faut tirer toutes les leçons de la mise sous tutelle de cette île “perle des Caraïbes” par les instituions financières internationales qui l’ont asphyxiée avec la dette odieuse et le service aussi odieux de cette dette. 

            Notre parlement devrait se prononcer pour l’annulation immédiate et sans condition de la totalité de cette dette. 

            Le groupe de la GUE/NGL souhaite que la conférence, qui aura lieu prochainement à Montréal, prépare efficacement une conférence internationale de réparation,  reconstruction et  développement durable de Haïti. 

            Cette reconstruction doit être placée sous l’égide des Nations Unies, de telle sorte que le peuple Haïtien retrouve sa souveraineté économique et politique. 

Haïti ne doit pas être l’enjeu d’une bataille de domination entre grandes puissances.  Ainsi, tout en saluant les efforts de solidarité des Etats-Unis, nous mettons en garde et nous refusons que cette terrible catastrophe serve aux dirigeants nord-américains de prétexte pour occuper l’île, l’administrer et y installer des bases militaires.  

L’Europe doit être exemplaire.  Elle doit voir qu’un objectif, un seul souci : le peuple, les enfants d’Haïti.

 

 

 

Salah Hamouri écrit sur Gaza depuis sa prison en Israël 3

Salah et ses camarades se souviennent de Gaza

 La guerre contre Gaza…il y a un an …. C’est la guerre qui a voulu briser la volonté du peuple palestinien, c’est la guerre qui a été faite avec la collaboration silencieuse de certains régimes arabes, les gouvernements occidentaux et le soutien inconditionnel des Etats –Unis.

C’est la guerre  qui après 2 ans de siège continue d’affamer la population.

C’est la guerre ou l’occupation israélienne n’a pas hésité a utiliser des armes interdites pour exécuter ses crimes contre l’humanité, c’est la guerre qui a tué des enfants et a laissé des familles entières sans abris .C’ est la guerre qui continue aujourd’ hui en empêchant la reconstruction des écoles , des maisons et des hôpitaux … c’est le siège qui continue. 

Depuis un an, rien n’a beaucoup changé pour la population de Gaza mais ces dernières semaines, nous avons pu réussir à avoir quelques informations sur la marche de la liberté à Gaza même si en Prison nos geôliers essaie d’empêcher les informations de nous parvenir en interdisant certaines chaines d’information et les livres. 

Mes camarades et moi aurions aimé être avec vous  pour mener ce combat pacifique et pour partager ce sentiment humanitaire, malgré notre emprisonnement, nous partageons avec vous cette volonté de casser le siège  et ce sentiment de révolte devant un régime arabe qui s’incline devant l’occupation. 

En regardant quelques nouvelles, nous avons beaucoup parlé de la nécessité de la solidarité internationale, le combat de notre peuple ne peut réaliser son objectif de liberté sans elle. La marche pour Gaza renforce le sentiment du peuple palestinien de la nécessité de cette solidarité entre les peuples qui un jour brisera le siège .L’ occupant et les gouvernements complices  ne peuvent ignorer cette pression populaire internationale. 

De nos cellules, nous  serrons vos mains, vous qui défendez la liberté . 

 Salah Hamouri 

    Prison de Guilboa . Section 4 

       Le 5 janvier 2010

N’oublions pas Gaza ! Répondre

Editorial de l’Humanité  

 

Comment les chefs d’Etats des principaux pays de ce monde peuvent-ils continuer à fermer à ce point les yeux sur la tragédie que vivent les enfants et tous les habitants de Gaza un an après l’ injustifiable agression guerrière israélienne ? Un carnage et aucune sanction n’a été prise contre l’armée et le pouvoir israélien. Pourtant un important rapport du juge sud-africain M. Richard Goldstone a qualifié l’offensive militaire israélienne de “crime de guerre” voire de “crime contre l’humanité”. Depuis, les grands états et L’Union Européenne n’ont rien fait. Ni demande d’explications, ni demande de réparations de la part de tous ceux qui ne cessent de se gargariser des mots de “démocratie “et de “liberté “. Les Palestiniens de Gaza sont toujours cadenassés derrière des murs et cet insupportable blocus.

 Ils ne peuvent toujours pas reconstruire leurs maisons démolies, les services publics, les infrastructures civiles parce que l’entrée des matériaux de construction reste interdite. Près du quart de la population dort toujours dans la rue. Plus de 80% d’entre elle dispose de moins de trois dollars pour vivre par jour. D’ailleurs, la population attend toujours les milliards de dollars d’aides promis lors de la conférence de Charm-el-Cheikh. Cette diplomatie mondiale du coeur sec sème là-bas, chaque jour un peu plus, la désespérance et le malheur. Comment croire que cette population puisse tolérer de continuer à survivre ainsi sans se révolter ?

Rendre service à la paix, à la sécurité, à la justice dans la région passe non seulement par une condamnation claire de l’attitude du pouvoir israélien mais par de nouveaux actes politiques internationaux pour imposer la création d’un état pour le peuple palestinien de telle sorte qu’il puisse vivre en paix, en harmonie, en coopération aux côtés du peuple israélien. C’est urgent !

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Sur le processus de paix au Moyen-Orient et la situation à Jérusalem-Est 3

Mardi 15 décembre, a eu lieu Parlement européen à Strasbourg un débat sur le processus de paix au Moyen-Orient et la situation à Jérusalem-Est. Ce débat à été l’occasion de présenter deux textes positifs de la présidence suédoise: les conclusions du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne réaffirmant la volonté de créer un état palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et le rapport des ambassadeurs et chefs de missions européens à Jérusalem-Est décrivant minutieusement la “bataille démographique” que mène Israël pour annexer Jérusalem. 

Voici le contenu de mon intervention  

Madame la Commissaire et Madame la Ministre, je vous remercie et me réjouis de vos propos. L’Europe dispose désormais de deux documents essentiels pour peser en faveur d’initiatives nouvelles de paix. 

  1. Le courageux rapport de la présidence suédoise, et vos propos à l’instant Madame Malmström, qui appellent à progresser vers l’existence de deux Etats, dont la Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale ;
     
  2. Le texte des “ambassadeurs chefs de missions de l’Union européenne” à Jérusalem qui montre comment les autorités israéliennes ont une stratégie de démolition de maisons, de colonisation contraire aux droits humains. Cette stratégie vise à couper Jérusalem de la Cisjordanie, pour enterrer l’idée même d’un Etat palestinien. 

Ces deux documents montrent la gravité de la situation, reconnaissent que Jérusalem est annexé par Israël et réaffirment les frontières de 1967. 

Mais nos paroles ici n’auront aucun effet s’ils ne sont pas suivis d’actes concrets. Il faut agir. Et pour agir on peut suspendre l’accord d’association Union européenne – Israël et s’appuyer sur les préconisations des chefs de mission européens, tant que la direction israélienne ne respecte pas le droit international. 

Il faut des actes:

  • l’arrêt de la colonisation,
  • l’arrêt du blocus de Gaza,.
  • la destruction du mur de la honte,
  • le retour des réfugiés,
  • la libération de tous les prisonniers politique à commencer par Marwan Barghouti.

 Et permettez-moi un ajout: vous avez demandé la libération du soldat Shalit. Je suis d’accord avec vous mais je demande que notre parlement se prononce pour la libération d’un autre citoyen européen. Un jeune Franco-palestinien. Le jeune Salah Hamouri.

Oui, liberté pour le soldat Shalit et pour Salah Hamouri !

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Palestine – Israël

Deux rapports utiles à la réflexion

Je les mets à votre disposition 

A la suite du débat qui s’est tenu au Parlement européen le mardi 15 décembre après midi, où la présidence du conseil a réexposé son projet. Je mets à votre disposition les résumés de deux textes très importants : 

a) Les éléments essentiels des chefs de mission (ambassadeurs et consuls) de l’Union européenne sur Jérusalem-Est.

b) Les conclusions du conseil sur le processus de paix au Moyen-Orient 

Nous avons demandé que la « commission relations » avec le conseil législatif palestinien ou la « commission Moyen-Orient » puisse recevoir le juge Goldstone sur les exactions des militaires israéliens à Gaza et qu’il puisse être entendu.

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Aminatou Haidar : “pourquoi je suis en grève de la faim” 4

Aminatou Haidar a pu nous faire parvenir la lettre suivante, qui, à travers sa rencontre avec le chef de cabinet du ministre des affaires étrangères espagnol,  relate son expulsion vers L’Espagne et donne les raisons de sa grève de la faim.

“Je remercie le Ministère des Affaires Etrangères du gouvernement espagnol qui, après 15 jours, est venu s’intéresser de près à ma situation humanitaire.

Ma situation est, avant tout, inhumaine, toutes les conventions internationales sont en train d’être violées, notamment le Pacte international des Droits civils et politiques signé par le Maroc.

Je ne suis pas venue en Espagne de mon propre gré.  J’y ai été obligée après une détention abusive de 24 heures au Sahara occidental.  Après que la décision ait été prise de m’expulser de manière illégale de ma terre, j’ai passé plus d’une heure à protester auprès du commandant de l’avion.  Je lui ai fait savoir qu’il serait le responsable de ce qui était en train de se produire et qu’il serait complice de cette situation, je lui ai dit que je n’avais pas de passeport,  et que tous les agents de police qu’il voyait derrière moi avaient confisqué mon passeport ; que j’étais défenseur des droits de l’Homme sahraoui, arrivée la veille des Iles Canaries, et qu’on m’avait obligée à voyager en laissant mes enfants à El-Ayoune. Lire la suite