Jean Ferrat restera vivant, malgré cette « douleur du partir » 2

 

Notre douleur et notre chagrin sont à la mesure de l’admiration et du respect que nous portions à Jean Ferrat. Il était notre ami et nous ressentons le choc de cette « douleur du partir » tout en lui demandant « Que serais-je sans toi ?», lui qui a tant donné à la  culture et à la chanson française. Il était très préoccupé par l’avenir de cette culture que le « big-business »  défigure  trop souvent.

On connaissait son exigence dans le travail des mots, des strophes et de la musique.  De son exceptionnelle voix, Jean a chanté la France des combats et de l’émancipation humaine, celle de la liberté et de la justice, celle de la fraternité. Celle des militants dont des générations ont entonné les chansons dans les défilés et les meetings. Jean Ferrat était tout entier humanité,  porteur de bonté, de poésie, de tendresse. Son oeuvre respire la liberté. Elle se dresse contre les injustices, les guerres, toutes les humiliations et aliénations. Jean était un magnifique et efficace porteur des douleurs et des espoirs du peuple. Qu’il s’agisse de « Ma môme »,  un appel à l’émancipation des travailleuses, ou « J’entends, j’entends », un hymne au combat contre la pauvreté, ou encore « La montagne », véritable appel à préserver la planète et à vivre autrement. Et il faudra sans cesse et toujours, en ces temps si troublés,  écouter et faire écouter « Nuit et brouillard », qui porte avec force le rejet des haines et du nazisme, pour appeler à une véritable fraternité  ceux qui « s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel. Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou, d’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux ». Ces paroles ne devraient jamais quitter ni nos mémoires ni nos cœurs. « La jungle ou le zoo » est un véritable manifeste contre le capitalisme. Il refusait les prêts-à-penser et tous les endoctrinements, allant jusqu’à interpeller  ses amis politiques avec son « Camarade » ou « Le Bilan ». Lire la suite

Google, « un quasi monopole mondial qui tente de s’approprier le patrimoine culturel, littéraire et journalistique mondial » Répondre

Jeudi 26 novembre a eu lieu au Parlement européen à Strasbourg un débat sur le projet Google-Books de numérisation des bibliothèques.

 En numérisant massivement des œuvres aux Etats-Unis sans tenir compte des droits d’auteurs, Google a fait un coup de force légitimé après coup par les tribunaux américains. Lors du débat cet accord avec les éditeurs et auteurs des pays anglo-saxons a été montré en exemple par la Commission européenne. D’après elle l’Europe ne peut rester à la traine de la course à la numérisation qui est lancée. Ce qui est vrai. Seulement il très inquiétant que cela se fasse dans le cadre d’une marchandisation de la culture.

Ce que j’ai dit :

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