Unité pour se défendre et préparer le changement 3

Le second tour des élections régionales a largement confirmé la sanction infligée à la droite sarkozyste. Plus de dix-neuf ministres étaient engagés dans ces élections. Tous ont été battus. A cela s’ajoute un haut niveau d’abstention et de bulletins blancs, manifestant une sérieuse défiance envers le pouvoir. Mais le silence des urnes est aussi une alerte des catégories les plus populaires, vis-à-vis de la gauche. La nette victoire de la gauche rassemblée au second tour est à la fois la manifestation du rejet de la droite sarkozyste, la satisfaction du bilan des régions et un appel à faire autre chose face à la crise du capitalisme..

Le score de l’extrême-droite est à nouveau très inquiétant. Il se nourrit des déceptions, de la violence de la crise et de ses souffrances sociales, mais aussi de l’attitude du pouvoir qui a repris une partie des thèses lepénistes.

La gauche rassemblée est maintenant en responsabilité dans la grande majorité des régions. Elle doit répondre à la demande des électrices et des électeurs, comme à celles et ceux qui ne se sont pas déplacés, pour améliorer dans le cadre des compétences et des moyens des régions, la vie des gens, défendre l’emploi, la vie rurale, les services publics, l’école, la santé, les producteurs agricoles familiaux.

 

 

Les élus de la gauche devront se mettre au service de toutes et tous dans l’action la plus unitaire possible. Les populations rurales ont fait part de leur désarroi, de leur profond mécontentement contre la baisse continue des prix agricoles à la production, l’endettement, l’inadmissible faiblesse des retraites, la pauvreté qui rode de plus en plus dans les villages. Et le projet de nouvelle modification de la Politique agricole commune aggraverait encore la situation des paysans et celle de l’emploi, si elle se faisait dans le cadre actuel de la concurrence de tous contre tous.

De même, la gauche doit sortir du concept « d’euros-régions » en compétition entre elles pour attirer les capitaux. Elle doit au contraire promouvoir une coopération entre régions pour des projets communs, utiles à l’emploi, au développement rural, au progrès social.

A l’opposé de ce que disent les ministres et les responsables de la droite depuis dimanche, le pouvoir doit tenir compte des messages des électeurs. Ceux-ci disent leur refus de l’injuste bouclier fiscal, de l’augmentation permanente des prélèvements sur les familles comme les franchises médicales ou les forfaits hospitaliers alors que les cadeaux se multiplient pour les plus riches et les banquiers.

Et ce n’est pas d’un petit remaniement du gouvernement dont ont besoin les populations, mais d’un vrai changement de cap : celui qui consisterait à se mettre au service du peuple et non plus au service des banquiers.

Le pouvoir doit renoncer au projet de démolition du droit à la retraite  à 60 ans ou à la contre réforme anti-démocratique des collectivités territoriales, ainsi qu’au projet de taxe carbone ou de création d’une TVA dite « sociale ».

Il est fait beaucoup de bruit autour de la prochaine présidentielle. Certes, celle-ci est importante et la gauche doit préparer un projet alternatif favorable aux familles populaires. Mais c’est sans attendre qu’il faut aider les gens à se défendre contre la crise du capitalisme, obtenir des améliorations en faisant reculer le pouvoir de droite, dans l’unité populaire la plus large possible. Nous en serons !

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Les communes et les élus locaux, foyer de démocratie Répondre

Editorial de la Terre

Dans chacune de nos communes rurales, le maire, ses adjoints et les conseillers municipaux constituent par eux-mêmes un vrai service public. Certes, ils administrent la commune. Mais, bien au-delà, pour tout problème individuel, familial, pour toute difficulté dans la commune, c’est la maire qu’on appelle. Ainsi, il est disponible presque tout le temps au service de ses concitoyens. Ceci est en partie vrai aussi pour le conseiller général.

C’est ce service public, cette démocratie de proximité que veut casser le projet de loi sarkozyste, portant réforme des collectivités territoriales.

Le pouvoir veut fusionner les collectivités territoriales, regrouper les communes et regrouper les départements et les régions. Cela revient à éloigner les élus des citoyens. De plus, il est envisagé que les collectivités disposent demain de moins de recettes, puisque la taxe professionnelle serait supprimée. Une réforme de cette taxe est nécessaire pour ne pas décourager l’emploi, le travail et les salaires, mais sa suppression est un nouveau cadeau royal aux plus grandes entreprises.

Ajoutons le scandale du mode de scrutin pour élire les futurs conseillers territoriaux. Ceux-ci seront élus à un scrutin uninominal à un tour. Ainsi, la force politique arrivant en tête, même avec 25% des voix, aura l’élu. Autrement dit, le pouvoir tente de créer un Etat et des collectivités locales d’une seule couleur : UMP.

 

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Fronde des élus locaux : une signification profonde Répondre

L’article 72 de la Constitution française énonce que : « Les collectivités territoriales de la République, commune, département, région, s’administrent librement par des conseils élus ». On peut se demander dans quelle mesure le pouvoir sarkozyste n’est pas tenté de violer cet article avec l’attaque contre la décentralisation et l’organisation territoriale.

Face à cela, la force de la fronde des élus locaux de toutes opinions, manifestée lors du congrès des maires de France n’est pas un épiphénomène. Elle constitue   un mouvement de contestation de choix politiques fondamentaux, portée par les élus les plus proches de la population et de ses préoccupations les plus quotidiennes.

Ce mouvement, dirigé contre le projet de destruction d’une partie des structures territoriales est une action pour que vive la démocratie française. Les élus locaux sont ceux qu’apprécient le plus leurs concitoyens. Au-delà, ces derniers considèrent, à une très large majorité,  que les collectivités locales sont un service public efficace, au service de tous.

C’est  ce que veut détruire le pouvoir de droite avec de lourdes conséquences pour la vie de chacun. En effet, son projet consiste à assécher les ressources locales avec la suppression de la taxe professionnelle. Ceci aboutira soit à la hausse des impôts locaux des ménages -parmi les plus injustes-, soit à la diminution des services communaux, départementaux ou régionaux. Lire la suite

Le coup de force territorial 1

EDITORIAL DE L’HUMANITE DIMANCHE

Loin d’être un simple projet technique ou une question n’intéressant que les élus, la loi gouvernementale, actuellement en discussion au Parlement, concerne au premier chef la vie quotidienne des familles populaires.

Ce texte se situe dans le droit fil du remodelage sarkozyste de la France au seul service des puissances d’argent. Les collectivités territoriales, communes, départements et régions sont d’abord des services publics. Proches des citoyens, elles sont gérées par des élus choisis par les citoyens. Le pouvoir veut aujourd’hui éloigner d’eux les centres de décisions en faisant des actuelles communes des quartiers de grandes métropoles, qui deviendront à terme « les nouvelles communes ».

Les départements eux-mêmes sont appelés à disparaître au profit des régions, dont les fonctions seront peu à peu changées, par le truchement d’un regroupement de plusieurs d’entre elles et leur asphyxie financière. Ainsi éloignés, les élus sont moins sous la pression et les demandes populaires. Au total, le nombre d’élus serait divisé par deux. Pire encore. Ceux-ci seront élus par un scrutin uninominal à un seul tour. Lire la suite