Nouveau totalitarisme ! 8

Au cœur du feu qui couve et attaque le cœur de l’Europe, l’enjeu du statut et des missions de la Banque centrale européenne commence à prendre une place majeure dans les débats. Cela peut devenir une question populaire. M. Sarkozy défend désormais l’idée du rachat des dettes par la Banque européenne face à la chancelière allemande. Il est bien contraint de se contredire, lui qui a bafoué le vote du peuple français en faisant adopter le traité de Lisbonne. Nos lecteurs savent que nous n’avons cessé de défendre ce projet. A cette différence de taille près que nous souhaitons un rachat direct et un crédit sélectif direct aux Etats, sans passer par l’intermédiaire du système bancaire privé. Mme Merkel fera peut-être un pas vers la proposition du Président français à condition que les traités européens soient modifiés, de telle sorte que soit instituée, dans l’Union européenne, une centralisation du pouvoir entre les mains de la Commission de Bruxelles ou du sinistre trio, composé de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission européenne.

Autrement dit, le mouvement entamé avec la nomination du Premier ministre grec et du Président du conseil italien est amené à se poursuivre si on laisse faire. Certes, il pourra y avoir des élections dans chacun des pays, mais c’est ce triumvirat (BCE, FMI, Commission de Bruxelles) autoproclamé qui, en réalité, dirigerait l’Union européenne d’une main de fer. Tel est le sens des propositions nouvelles du Président de la Commission de Bruxelles, mercredi dernier, et des conclusions du sommet des trois principaux pays de la zone euro -France, Allemagne, Italie. Il s’est conclu, une nouvelle fois, par l’acceptation par le Chef de l’Etat des conditions de la chancelière allemande. C’est le projet de création d’une « micro zone euro », un cartel d’Etat, sous influence de l’euro-mark, appliquant la politique budgétaire, fiscale et sociale allemande. C’est la « dé-solidarité » européenne en marche, aggravant la fracture Nord-Sud au sein de l’Union européenne. Une orientation porteuse de multiples dangers. Aucune issue à attendre de cette fuite en avant dans une sorte de totalitarisme ultralibéral, sous domination du capital allemand.

Mais ce qui se débat nous intéresse au plus haut point. Cela renvoie en effet aux arguments avancés par les partisans du non au référendum sur le projet de traité constitutionnel, rebaptisé « traité de Lisbonne ». En quelque sorte, des partisans du oui viennent aujourd’hui conforter, à leur corps défendant, la majorité de nos concitoyens qui a repoussé le traité. En effet, l’un des arguments principaux des promoteurs de ce texte était l’indépendance de la Banque centrale européenne, chargée d’appliquer les critères comptables du traité de Maastricht et de gérer la monnaie unique à la seule fin d’attirer les capitaux en compressant les droits sociaux, les systèmes de protection sociale, les niveaux de rémunération du travail, provoquant délocalisations et désindustrialisation. Mais la ficelle devient trop grosse quand les opinions publiques constatent que la Banque centrale européenne prête de l’argent à moins de 1% aux banques, qui elles-mêmes l’avancent aux Etats avec des taux d’intérêt allant de 3 à 19%, faisant ainsi d’énormes profits sur le dos de peuples victimes de l’austérité, tout en asséchant les comptes publics des Etats.

Dès lors, il saute aux yeux que l’une des seules manières de faire cesser cette spéculation débridée contre les Etats consiste à désarmer les marchés financiers en utilisant l’atout de la création monétaire par la Banque centrale européenne pour racheter des dettes directement aux Etats, sans intérêt, comme le pratiquent les autres banques centrales dans le monde. Le traité de Lisbonne l’interdit aujourd’hui. Mais, faut-il s’enfermer dans ce dogmatisme ultra libéral plus longtemps, quitte à faire brûler l’idée européenne dans le feu de la finance internationale ? Au nom de quelle logique la Banque centrale européenne peut-elle assurer la liquidité des banques menacées d’implosion et ne pas se mettre au service de l’intérêt général, en sortant les Etats de leurs difficultés ? Il faut donc  subvertir, dépasser,  changer radicalement les traités européens.

Contrairement à ce qu’ont dit depuis longtemps les partisans de ce traité, non seulement il est possible de le modifier mais aujourd’hui, ils le proposent eux-mêmes… pour de mauvaises causes. Pour les dirigeants européens, dont M. Sarkozy et Mme Merkel, il s’agirait d’aller vers des structures fédérales européennes très autoritaires, allant jusqu’à se donner la possibilité de poursuivre devant la cour de justice européenne les Etats qui n’iraient pas suffisamment vite et loin dans la purge sociale. Le duo « Merkozy » ne parie que sur la peur du chaos qui habite désormais les citoyens européens pour faire avaliser cette sorte de coup d’état à froid, ce coup de force contre la démocratie et toute idée de progressisme humain social et écologique.

Si la situation est très inquiétante et dangereuse, les enjeux qu’elle recèle peuvent devenir plus clairs pour beaucoup, favorisant d’autant leur rassemblement et leur intervention. Soit la montée d’un système centralisé autoritaire supranational qui exacerbera les nationalismes porteurs de régression prendra le dessus, soit les populations imposeront un cours nouveau à la construction européenne en contestant l’hégémonie de la finance. Telle est l’une des grandes questions posées à la gauche. Toute entière, elle est concernée par les échecs de la social-démocratie en Grèce et en Espagne. En appliquant l’austérité, la baisse des salaires, l’abaissement des droits sociaux, le recul de l’âge de la retraite, les privatisations, elle est rejetée par les classes populaires, aggrave la récession. Ceci discrédite et fait perdre la gauche et fait gagner la droit par défaut. Ensemble, tirons-en les leçons en ayant le courage de proposer des changements des lois européennes et d’en appeler aux peuples sur la base d’un nouveau projet social, solidaire de développement humain et environnemental. N’est-ce pas, pour gagner et réussir, à ce niveau que doit être placé le débat politique dans le cadre des élections à venir ?

C’est d’ailleurs sur de tels enjeux que portent les discussions des assemblées citoyennes, souvent très studieuses, qu’initie le Front de Gauche dans les quartiers, les villages et les entreprises.

Face à la gravité et à l’ampleur de la crise, dont personne ne connaît les évolutions et les issues, il est nécessaire de déployer ce grand débat. On ne peut laisser les peuples enfermés dans cette sorte de prison dont les barreaux sont les structures totalitaires de l’économie capitaliste. Au contraire, nous avons à cœur que les citoyennes et les citoyens partout, reprennent rapidement leur destin en main.

La responsabilité de la gauche 2

Nous avions connu le « référendum » bafoué en 2005, avec M. Sarkozy sans plus de considération pour le vote majoritaire de nos concitoyens contre le traité constitutionnel européen qu’il n’en a pour un paillasson !

Voici le « référendum » interdit au peuple grec. Interdit par le même M. Sarkozy, dans le sillage de Mme Merkel, couple bien loin de la parité, fabriqué par la classe des élites européennes. Ces deux là ne sont en fait que les petits valets de l’oligarchie capitaliste qui enfonce et enfonce toujours plus les peuples et l’Union européenne dans la crise. Ils se sont constitués en directoire franco-allemand de l’Europe, méprisant à ce point le Premier ministre grec qu’ils se permirent de le convoquer comme un vulgaire laquais afin de lui intimer l’ordre de ne pas consulter ses concitoyens, au beau milieu de la réunion internationale du G20, qui, une nouvelle fois, n’a débattu ni du sort des chômeurs, des précaires, des pauvres et des nouvelles couches qui descendent un à un les barreaux de l’échelle sociale. Ce même duo, allié au Fonds monétaire international, a méprisé tout autant le peuple italien en le plaçant sous surveillance, dépêchant là-bas aussi des wagons d’experts -ceux-là même qui nous ont plongé dans l’actuel bourbier- pour décider des orientations économiques et budgétaires de l’Italie en lieu et place des Italiens. Et à peine rentré des Conseils européens et du G20, le duo Sarkozy-Fillon impose une nouvelle purge sociale contre les familles populaires après avoir servi, depuis le début du quinquennat, les plus fortunés et les puissances d’argent. Pour y parvenir, tous les moyens leur sont bons. N’a-t-on pas vu le premier Ministre comparer la France, qui n’a jamais produit autant de richesses, au champ de ruines laissé par la dernière guerre ?

Décidément, il apparait de plus en plus clair que ces mots répétés depuis quelques temps dans les cénacles européens de « gouvernance de l’Europe » sont à l’opposé de toute forme de démocratie. Tout ce qui permettrait aux peuples de faire irruption sur la scène européenne se voit opposer un refus net et violent. Les dirigeants européens ne se cachent même plus. Ils l’écrivent noir sur blanc dans le « Pacte Euro plus » et la conclusion de la réunion du Conseil européen du 26 octobre dernier. C’est limpide ! Lisons : « La Commission et le Conseil auront la possibilité d’examiner les projets de budgets nationaux et de rendre un avis sur ces projets avant leur adoption par le Parlement national concerné. En outre, la Commission assurera le suivi de l’exécution du budget et, si nécessaire, proposera des modifications en cours d’exercice ». Ainsi, une structure non élue décidera avant et à la place des parlementaires du budget national. Cette même structure « assurera le suivi de l’exécution de ce budget » et pour finir ceci : « En cas de dérapage d’un programme d’ajustement, une coordination et un suivi plus étroit de la mise en œuvre du programme seront assurés » (chapitre 27 – a de l’accord du 26 octobre).

Quel démocrate, quel progressiste, quelle femme ou quel homme de gauche peut accepter ce déchiquetage intégral de la souveraineté populaire et de la souveraineté des Nations ? En fait, s’instaure un diktat supranational sur la vie des gens, exercé par une instance non élue. Remarquons d’ailleurs que les rectifications budgétaires demandées sont toujours la réduction des droits sociaux, des salaires, de l’emploi, des services publics. Jamais dans le cas de la Grèce il n’a été question du rapatriement des 200 milliards d’évasion fiscale, d’imposition des gros armateurs ou d’arrêt de l’achat d’armement… à l’Allemagne ou à la France. Oui, il s’agit bien d’une Europe toute entière au service du capital. Une Europe antidémocratique et antisociale.

Ajoutons cette nouvelle donnée inquiétante. Depuis les débats sur l’acte unique européen, puis plus encore au moment de l’adoption du traité de Maastricht, la droite comme la majorité du Parti socialiste et des écologistes ont défendu ces textes au nom du projet européen, de l’idée européenne, de la paix, de la solidarité et de la mise en commun. Autant de visées que nous partagions, tout en combattant ces traités car nous pensions que leur esprit et leur lettre allaient à l’opposé des objectifs proclamés.

Nous ne savions pas que les choses iraient si vite et prendraient une telle ampleur dramatique.

Non seulement les orientations de ces bibles euro-libérales enfoncent les peuples dans une crise dont on ne voit ni la fin, ni même toutes ses conséquences. Non seulement elles ont donné tout le pouvoir aux institutions financières, aux puissances d’argent, aux marchés financiers dont les chefs d’Etat font semblant de se plaindre chaque matin. Mais la solidarité interne entre Nations en Europe, l’entraide, la construction commune, la vision commune de l’avenir est totalement absente. Pire, voilà qu’on déclame sur tous les tons, dans tous les médias, qu’il existe une Europe divisée entre une Union européenne des 27 Etats membres, au sein de laquelle il y a une Europe de la zone Euro de dix-sept pays et au sein de celle-ci, quinze Etats sont placés sous le commandement d’un axe « franco-allemand », lequel est dominé par l’idée du retour à une grande Allemagne, imposant ses vues à chaque réunion du Conseil. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec la participation du Président des États-Unis en personne à une réunion du Conseil européen à Cannes. Quelle est loin l’idée d’une Europe protectrice face aux prétentions des USA! Dans le monde qui se métamorphose sous nos yeux, il ne faut pas exclure que les dirigeants nord-américains souhaitent désormais l’explosion de tout projet européen et de l’Euro pour asseoir sur le monde une domination d’un type nouveau.

M. Sarkozy voudrait faire croire qu’il est à la baguette. Tantôt, il s’affiche avec la chancelière Mme Merkel, tantôt avec le Président Obama, pour les besoins de sa tentative de réélection dans quelques mois. En vérité, Mme Merkel ne cesse de réaffirmer son comportement : « Je suis tenue par mes fonctions d’éviter les dommages au peuple allemand, de faire ce qui est bon pour le peuple allemand ». Ce dernier souffre aussi. Il faut donc entendre le modèle capitaliste allemand. Nous sommes donc entrés dans une nouvelle période ou se répand en Europe un vent mauvais. Ce sont des rapports de domination qui priment. Ils sont la manifestation des contradictions au sein des forces du capital en crise dans l’espace européen et au-delà. Qui peut croire que le destin commun aux Nations et aux peuples européens se résume à la valeur de l’Euro et au contrôle des budgets nationaux ? Qui peut croire que le bien être collectif soit du ressort des rapaces des marchés financiers ?

Le thème du « fédéralisme » qui est désormais poussé dans le débat par les élites européennes, cache un recul démocratique inconnu depuis la seconde guerre mondiale, mais surtout la résurgence d’un impérium allemand sur le continent, dans une crise dont la gravité ne peut être comparée à aucune autre.

Quels visages de l’Europe se dessinent en suivant la proposition de l’UMP et de la droite allemande, la CDU qui veulent aboutir à un budget commun, des politiques partagées entre la France et l’Allemagne, laquelle Allemagne élargit sa zone d’influence sur son flanc est ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas plus et mieux travaillé avec les pays du sud de l’Europe ? Ceux qui sont aujourd’hui les plus en difficultés avec les pays d’Afrique, ceux du Maghreb et du Mashreq en ébullition ?

Dans ces conditions se pose aux peuples dans leur diversité de culture, d’histoire, de cheminement politique, la grande question de reprendre ensemble le pouvoir sur l’oligarchie. De retrouver les chemins de leur souveraineté, de la maîtrise de leur destin- qui inévitablement comportera une part de mise en commun librement choisie- contre les embryons du système autoritaire qui se développent. En ce sens le référendum en Grèce aurait eu l’avantage de permettre un nouveau débat bien au delà des frontières de ce seul pays. L’Union européenne entre dans une crise politique grave. Celle-ci, avec la crise sociale, ne peut se résoudre par des alternances tranquilles. Le retour de la droite au pouvoir en Grèce ou en Espagne ne constituera qu’un levier au service des marchés financiers. Mais le succès de la gauche en France, puis en Allemagne, ne peut pas se faire sur la base d’une acceptation plus ou moins grande des diktats des marchés financiers et d’une austérité plus ou moins acceptable. L’austérité, même de gauche, est inacceptable parce qu’elle est injuste et inefficace pour aujourd’hui et pour demain. Voilà qui fait revenir sur le devant de la scène, comme un boomerang violent, la nature de cette construction européenne ultralibérale, sur la base des traités de Maastricht et de Lisbonne, maintenant en crise profonde. Le grand débat des années 2004- 2005, débouchant sur le NON au référendum est donc très actuel. Il faut le reprendre avec le recul de cette terrible expérience. Avec le recul de ce qui a été dit à l’époque par les uns et par les autres.

Rien ne sert de se plaindre de la rapacité des marchés financiers quand on leur a donné le pouvoir, tout le pouvoir, par des décisions nationales et par les traités européens.

Rien ne sert de discourir sur les délocalisations et le recul du travail quand on a promu la « concurrence » et la fameuse « compétitivité » qui n’est que la tenaille enserrant dans ses mâchoires les ouvriers et tous les travailleurs.

Rien ne sert de pleurer sur la concurrence internationale qui écrase notre industrie et notre agriculture, quand on a voté « un marché ouvert où la concurrence est libre ».

Rien ne sert de geindre sur le haut niveau du service de la dette si on refuse de nationaliser les banques, de poser la question devenue principale du rôle de la Banque centrale européenne et de l’utilisation du crédit sélectif pour le développement humain, en opposition avec les marchés financiers.

Voilà les grandes questions qui ont à voir avec la possibilité et les moyens d’une politique de changement favorable aux familles populaires, à leur pouvoir d’achat, leur emploi, leur logement, leur école et leurs services publics. Elles sont posées à tous les citoyens de gauche, de l’écologie politique et au-delà dans leur diversité. Leur mise en débat publique au sein de toute la gauche, avec nos concitoyens, partout dans le pays est la question de l’heure.

Les formations du Front de Gauche qui, pour une part, sont issues de ce débat de 2005, ont la responsabilité politique d’y contribuer de toute leur énergie. La main ouverte à toute citoyenne, tout citoyen voulant chasser Sarkozy, empêcher la dangereuse montée de l’extrême droite et faire gagner une gauche ne se résignant pas à être ligotée par les forces de l’argent, mais se tournant résolument et hardiment vers la promotion de l’intérêt général. Comme à d’autres périodes charnières de notre histoire, la responsabilité est immense. Elle est celle de toute la gauche.

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Le traité de Lisbonne… comme un boomerang 9

Meeting Fête de l'Humanite 18/09/2011 - Place au Peuple

 Plusieurs éléments ressortent des sommets européens et des rencontres Sarkozy-Merkel qui se multiplient depuis des mois.

D’abord, semaine après semaine, les dirigeants européens font payer aux peuples une crise dont ils ne sont en rien responsables et qui ne profite qu’aux institutions financières et aux banques.

Ensuite, leurs gesticulations ne sont d’aucun effet pour faire reculer d’un seul millimètre la crise. Au contraire, elle s’approfondit, s’aggrave, au point qu’on peut se demander dans quelle mesure nous ne sommes pas au bord d’une dramatique explosion pouvant plonger l’Union européenne et les populations dans la ruine.

Enfin, au fil des mois, force est de constater que ce sont toujours les thèses de la chancelière allemande et du capital allemand qui sortent gagnantes.

De ce point de vue, ce qui se passe depuis plusieurs jours est particulièrement révoltant. Alors que le Conseil des ministres de l’agriculture ne trouve pas les moyens de dégager 500 millions d’euros pour remettre en place le Plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis, le lendemain même, les milieux dirigeants jonglent avec les milliards pour recapitaliser  des banques ou injecter de l’argent dans le fonds européen de stabilité financière, que certains veulent transformer en banque. Tout un programme qui a lui seul éclaire crûment l’orientation de cette Union européenne au seul service du capital ! Depuis des semaines, dans les allées des institutions européennes, on tourne le dos au  bien-être des peuples, au travail, à l’éducation, à la culture, aux salaires, à  un changement dans le mode de répartition et de production des richesses. Seule compte la protection des puissances financières.

M. Sarkozy et Mme Merkel s’érigent en petit directoire de l’Europe qui donne des leçons, font des recommandations et admonestent la planète entière. Leurs bourdonnements médiatiques, incompréhensibles et faux, resteront comme de dangereuses  gesticulations d’un théâtre d’ombres tant que le couvercle qui ferme tout avenir aux peuples européens restera sur nos têtes. Ce dernier porte un nom : Traité de Lisbonne. Celui-là même que nos concitoyens, avec d’autres,  ont rejeté alors que la droite et la majorité de la direction du parti socialiste l’approuvaient et que M. Sarkozy a fait adopter.

Aujourd’hui, a été créé le fonds de stabilité financière européen pour tenter de contourner l’absurdité de ce traité de Lisbonne, sur lequel s’appuie Mme Merkel pour continuer d’interdire à la Banque centrale européenne de racheter les dettes d’Etat ou de prêter directement aux Etats. Doté de 400 milliards d’euros, les puissances d’argent proposent de le porter à 1000 milliards, voir à 2000 milliards d’euros. Qui paye ? Les Etats avec nos impôts et la réduction des services publics. Ce fonds ne sert qu’à garantir la situation des banques, sans impulser la relance et l’investissement humain, éducatif, culturel, sur la base d’un nouveau projet de développement. La Banque centrale européenne  ne peut même pas prêter à ce fonds. Effectivement selon l’article 123 du traité de Lisbonne : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des Etats membres … d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales… l’acquisition auprès d’eux par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de la dette est également interdite… ». Voilà le corset ! Voilà l’absurde écrit en toutes lettres. L’ « inamendable » traité de Lisbonne revient comme un boomerang et pèse contre la France dans le débat franco-allemand ; Loin d’être le protecteur qu’il prétend, M. Sarkozy portera devant l’histoire l’incommensurable faute d’avoir poussé les peuples dans l’impasse d’une crise sans fin.

Ses partisans avaient expliqué qu’il était impossible de changer ce traité. Et voilà maintenant que les milieux financiers et plusieurs dirigeants européens déclarent qu’il est urgent de modifier les traités de Maastricht et de Lisbonne. Bien sûr, pour eux, il s’agit de les aggraver encore en renforçant leur autoritarisme. Mais puisqu’il faut les changer, aux citoyens d’en exprimer le sens. La campagne des élections présidentielles qui s’ouvre leur en donne l’occasion car chacun comprend bien qu’il ne suffira pas au futur Président de la République, comme on le propose au parti socialiste,  de faire le tour des capitales européennes pour donner un autre visage à une construction européenne qui non seulement ne protège pas les peuples mais qui en rajoute sur les difficultés qui les assaillent. Le Front de Gauche, son candidat Jean-Luc Mélenchon et ses candidats aux législatives, font des propositions précises pour sortir de l’impasse actuelle. Il s’agirait, en lien avec une nouvelle Banque centrale européenne, au service d’un crédit pour l’humain et non plus pour la finance de transformer le fonds de stabilité en un fonds de développement humain, social, solidaire et écologique qui  rende utile aux habitants de notre continent tout l’argent investi en son sein. Utile à des programmes européens pour l’emploi, la ré-industrialisation, la promotion de l’agriculture paysanne, l’éducation et la formation. Utile à des investissements dans de grands chantiers d’intérêt commun aux peuples européens dans les transports, l’énergie, le logement, la recherche… Il est temps de dresser un barrage contre ces semeurs de chômage, de pauvreté et de misère, sans se laisser impressionner. Démasquons-les !

A l’aide de leurs fameuses agences de notation, comme Moody’s, alliée de Sarkozy pour imposer l’austérité, on dégrade la note des banques, sous prétexte qu’elles ne résisteraient pas à une difficulté de remboursement. Puis, on demande aux Etats de les renflouer par avance. Cela revient à augmenter le déficit des Etats qui, pour éviter les prétendus déficits imposent, semaine après semaine, toujours plus d’austérité aux populations. Il est urgent de subvertir ce système de malheur et de reprendre nos vies en mains, contre les rapaces de la dictature de l’argent-roi.  

L’Europe de « l’humain d’abord » ou celle de la finance ? Le Front de Gauche porte avec hardiesse la première.

De l’air ! 2

Salariés appauvris pour enrichir la finance, augmentation en flèche du nombre de pauvres et du chômage, alors que les entreprises cotées en bourse annoncent des profits qui pourraient aller jusqu’à 94 milliards d’euros cette année. Austérité pour l’immense majorité quand une infime minorité bénéficie de cadeaux fiscaux pouvant être évalués à 150 milliards d’euros ces dix dernières années. Annonce de la « morale » à l’école alors qu’elle est saccagée dans la société ! 66 000 postes supprimés ces dernières années, les services publics pilonnés, fermés ou privatisés, offerts en pâture aux groupes privés. C’est la République sociale -déjà imparfaite- que le sarkozysme assassine. C’est l’égalité et la justice qu’ils veulent voir disparaître des aspirations populaires. Roms expulsés manu-militari dans le petit matin blême, poussés comme des bêtes dans le tramway, puis le RER, avec des CRS à chaque porte pour aller nulle part, les perdre sans doute. Leur campement, à quelques centaines de mètres de notre journal, brûlé. Voilà des méthodes qui dépassent l’autoritarisme et rappellent des images sombres, indignes de la France des libertés. Journalistes surveillés, non plus sur écoute téléphonique, mais dans le cadre de « repérages » téléphoniques selon la logorrhée du ministre de l’Intérieur qui aura du mal à cacher les cabinets noirs des bas-fonds du système. Tout cela pour tenter de cacher ce qui se voit désormais à l’œil nu. Les milliardaires financent directement leur mandataire au pouvoir. Parce qu’il « le vaut bien » et…  cher en échange du bouclier fiscal, de la suppression de l’impôt sur la fortune. Seulement là ce n’est plus de parfum ou de crème qu’il  s’agit mais de pratiques portant le dégoût jusqu’à la nausée.

Roms raflés, journalistes surveillés, juges déjugés, témoins menacés, citoyens fichés, syndicalistes inquiétés, proches « pistonnés » pour l’Institut du Monde Arabe ou le château de Versailles, c’est la République démocratique que le sarkozysme attaque au pilon.

En Sarkozie on ne fait même plus semblant de plaider pour un monde apaisé, pour la paix, pour la coopération. Après le déclenchement d’une guerre qui ne se termine pas en Libye, sous l’égide de l’OTAN, outrepassant la résolution de l’ONU, voilà qu’il profère des menaces soudaines et brutales contre l’Iran et peut-être la Syrie. Que de milliards gâchés quand on laisse mourir à petit feu des enfants dans la corne de l’Afrique. Jusqu’où M. Sarkozy jouera-t-il ainsi avec le feu ?  D’un côté, bomber le torse avec des menaces militaires qui laissent nombre de chancelleries plus que dubitatives et inquiètes, et de l’autre,  valoriser  la naissance, dans quelques semaines un enfant, constitueraient-ils le nec plus ultra d’une campagne électorale ?

Le sarkozysme déchiquette un à un les éléments traditionnels de la diplomatie française. Sur un tel fond, déjà délétère, un ancien ministre, dirigeant de l’UMP, insulte un responsable d’Europe-écologie, vice-président de la région Ile-de-France, pour aider à jeter un voile sur la crise de la droite. Le retour silencieux de M. Strauss-Kahn est érigé en bruyant événement médiatique mondial, contribuant à brouiller encore plus la consultation des primaires socialistes et à ternir toute la gauche pendant que la présence ou non de M. Chirac à son procès occupe les antennes. Pendant ce temps le pouvoir et les institutions européennes font payer aux peuples une crise dont seule la finance assoiffée est responsable. C’est l’échec. Et pourtant, ils persistent comme l’imbécile qui crie : nous sommes au bord du gouffre, faisons un pas de plus !

Tout cela ne provoque que dégoût et rejet de la chose publique pouvant ouvrir la voie au pire. Prenons garde, l’apparence du silence au tréfonds du peuple, la profondeur du rejet des ballets politiciens et ces jeux médiatiques peuvent attiser les extrémismes et la violence. Quand installera-t-on des caméras en direct devant ou dans les usines, les bureaux, les écoles ? Quand la France qui travaille, qui souffre, qui s’interroge, pourra-t-elle ouvrir les journaux du 20  heures à la télévision ? Quand aura-t-on de vrais débats sur les moyens de répartir autrement les richesses, avec l’augmentation des rémunérations du travail et la diminution de celle du capital ? Quand tirera-t-on la leçon de l’échec de l’Europe actuelle des traités de Maastricht et de Lisbonne et appellera-t-on les citoyens à rediscuter et à rebâtir des traités sociaux de solidarité, de développement durable respectueux de  l’environnement, d’actions pour le désarmement ? Quand l’Europe organisera-t-elle une coopération généreuse avec les peuples arabes qui font tomber les dictatures et cherchent les voies de leur émancipation ? De ce point de vue, les démocrates, les humanistes, les hommes de raisons peuvent à la fois soutenir nos amis israéliens en lutte pour le mieux vivre et l’action de l’autorité palestinienne qui, le 20 septembre prochain, déposera à l’Organisation des Nations-Unies, la demande d’une reconnaissance officielle de l’État palestinien. Quand aura-t-on un débat et des actions collectives pour faire vivre, en actes,  la devise de notre République : liberté, égalité, fraternité ? Nous ne pouvons  compter que sur nous-mêmes, sur l’intelligence et l’énergie citoyennes, pour construire les ponts et les solidarités entre les salariés, retraités, privés d’emploi, jeunes de tous les pays.

Il s’agit de sortir le pays des griffes de la sarkozie et de faire gagner une gauche unie sur la volonté de ne pas faire de cadeaux aux puissances d’argent, d’aider les familles populaires à vivre mieux dans la justice, la liberté, la paix. Le Front de gauche, s’il s’enracine dans la population, la jeunesse, va servir à cela et contribuer à ce que nos concitoyens modifient en leur faveur le rapport de forces. C’est Urgent ! L’un des moments de progresser sans attendre dans ce sens sera la Fête de l’Humanité, dans quelques jours.  De l’air … !

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A l’offensive ! 3

La crise prend une telle ampleur, les inégalités sont devenues si criantes et si insupportables que quelques représentants des grandes fortunes et du patronat en Europe et aux Etats-Unis se portent volontaires pour verser quelques miettes de leurs exorbitants profits aux budgets nationaux. Chez nous ce sont les mêmes qui ont milité pour l’abaissement de l’impôt sur les sociétés et la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes. Ils espèrent ainsi sans doute se dédouaner de leur écrasante responsabilité dans ce qui  a conduit aux désastres actuels en laissant entendre  que les sacrifices seraient répartis entre tous. Ils redoutent une colère qu’ils sentent monter un peu partout dans le monde. Ils craignent par dessus tout, peut-être comme jamais, de voir les victimes de leurs choix mettre en cause leur système, le capitalisme. Peut-être considèrent-ils que plus la ficelle est grosse, plus elle peut marcher. Illusion qui conduit le  Premier ministre à se fendre d’un long texte pour Le Figaro appelant à l’unité nationale.

Selon lui, pour sortir de la crise, il faut absolument obtenir l’équilibre des comptes publics, oubliant qu’il a fortement contribué à les détériorer avec ses cadeaux aux plus fortunés. Rappelons qu’en 2007, la dette du pays représentait 63,6% de la valeur des richesses produites. Elle dépassera 86% en 2011. Il faudrait inventer un mécanisme dit de « la règle d’or », gravé dans la Constitution. M. Fillon ne fait là que traduire en français les conclusions du pacte d’austérité proposé d’un commun accord par Mme Merkel et M. Sarkozy. Les droites ultras-libérales au service de la haute bourgeoisie ont besoin de trouver les moyens d’accélérer encore la rentabilité du capital au cœur même d’une crise dont tout indique qu’elles ne maîtrisent plus ses évolutions. Il leur faut impérativement tenter d’obtenir un consensus national et européen. En d’autres termes,  les salariés, les retraités, les jeunes, tous ceux qui n’ont aucune responsabilité dans la crise qui les fait tant souffrir, devraient se retrouver du même côté que les requins de la finance qui leur imposent d’énormes sacrifices et en réclament sans cesse de nouveaux. « Acceptez la baisse généralisée des salaires, des pensions, un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite, la réduction des crédits publics et des services publics, la vente ou l’ouverture du capital d’entreprises publiques ; soyez raisonnables comme le sont ces multimillionnaires disposés à faire un geste », tel est le sens de l’appel du Premier Ministre. Bizarre, il ne demande pas un consensus national pour retrouver les 7,8 milliards perdus avec la suppression de la taxe professionnelle, les près de 3 milliards de TVA sur la restauration, le retour des 2 milliards de l’impôt sur la fortune, de supprimer le cadeau de près de 6 milliards du système dit « Copé » aux grandes entreprises qui revendent leurs filiales.

Derrière le projet de « la règle d’or » il y a deux idées mensongères : la première vise à accréditer l’idée qu’il n’y a pas de politique alternative. La seconde, en lien avec « le pacte pour l’euro plus », vise à démanteler l’Etat et les biens communs publics pour l’éternité. D’ailleurs, l’arnaque de cette règle pour le veau d’or, consisterait à la voter en urgence pour une application en … 2013, après donc les élections législatives et présidentielles. Du reste, ces projets existent déjà dans le traité de Maastricht, à peine accepté par le peuple français, et le traité de Lisbonne, rejeté par plusieurs peuples en Europe. Nos concitoyens ont déjà  signifié en toute lucidité qu’ils ne voulaient pas de cette Europe ultralibérale. Ils ont toutes les raisons de confirmer leur choix et de rejeter la fuite en avant qu’on veut leur imposer. N’est-ce pas la politique dont ils ne voulaient pas, qui, au cours des trois dernières décennies a conduit notre pays, l’Union européenne et le monde au bord du gouffre ? Ce sont ces choix qui ont délaissé l’idée du crédit public issu d’un secteur bancaire public et mutualisé au profit d’une finance totalement libre. Ce sont ces choix qui ont créé à marché forcée un euro fort calqué sur le mark, géré par une Banque centrale européenne basée d’ailleurs à Francfort pour la compétition avec le dollar, contre l’emploi et les services publics. Ce sont ces choix qui ont consisté à déconnecter partout dans le monde les prix des salaires et des niveaux de retraite, de l’activité réelle et organisé un transfert de plus en plus important des richesses issues du travail vers le capital.

Ceci a été fait de deux manières : d’une part avec des ponctions de plus en plus grandes sur le travail au bénéfice du capital de plus en plus concentré. D’autre part, avec l’abaissement permanent des services publics, la réduction des contributions des grandes entreprises et des banques à l’intérêt général, la pression à la baisse sur le niveau des retraites, la réduction des moyens pour la sécurité sociale, le déremboursement des médicaments ou la réduction des politiques publiques d’intérêt général. C’est la mise en place d’une économie de rente pour les oligarchies financières au lieu de la valorisation du travail, du savoir, de la culture, de la santé, de la protection sociale et de tous les droits humains fondamentaux.

Il ne s’agit pas, comme on nous le serine sans cesse, d’une crise de la dette. Une sorte de trou qu’il faudrait reboucher. C’est bien plus grave ! Nous avons affaire à la crise du système capitaliste mondialisé et financiarisé qui cherche sans cesse à rentabiliser le capital et spolie, pille, surexploite et détruit le travail et les droits humains. Et les solutions de droite à l’œuvre ne feront que provoquer l’aggravation de cette crise globale et totale. Les demi-mesures sociales-libérales ne seraient pas plus efficaces.

Les solutions sont à rechercher dans un renversement de la situation qu’une formule simple résume : l’humain d’abord contre l’argent roi ! L’issue passe par une nouvelle répartition des richesses. Cela veut dire, même si cela apparaît totalement en dehors de l’ambiance crée par le système médiatique, par les mêmes spécialistes de service et autres donneurs de leçons,  l’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux et l’amélioration de la protection sociale. Voilà la priorité sur laquelle il ne faut pas baisser la garde. Il faut également une réforme fiscale d’ampleur qui permette de réorienter l’argent vers le travail et non plus vers la spéculation, l’accumulation de fortunes pour quelques uns et la rentabilisation à outrance du capital spéculatif. On nous dit que cela ne peut se faire que dans un cadre européen. Chiche ! Allons-y partout.

Instituons une taxe sur les transactions financières et les grosses transactions bancaires. Harmonisons par le haut les impôts sur la fortune et l’impôt sur les sociétés. Asséchons les paradis fiscaux. Imposons une confrontation, un audit public et contradictoire sur les causes et la nature des dettes publiques. Changeons le crédit. Revenons à un système de crédit public avec un secteur bancaire public qui affecte le crédit avec des taux d’intérêt bas voir nuls s’il s’agit d’impulser le développement économique durable et écologique créateur d’emplois, de formation, de biens publics et généraux, de la santé, des transports, des infrastructures communes dont nous avons besoin. En ce sens, les statuts de la Banque centrale européenne doivent être changés pour être au service du travail et de biens communs. Les traités de Maastricht et de Lisbonne doivent être déclarés caducs et un débat doit être ouvert pour un nouveau traité de développement social et humain, écologique, solidaire et pacifique. Les critères de gestion des Etats comme ceux des entreprises doivent être totalement inversés. Songeons qu’aujourd’hui les seules charges financières de l’Etat atteignent 50 milliards d’euros et absorbent la totalité de l’impôt sur le revenu. Songeons que les entreprises qui compressent sans cesse les salaires et l’emploi ont payé 395 milliards d’euros de charges financières aux banques dans notre pays. Combien de services publics, combien de logements, d’écoles, de maternités, de Postes n’aurait-on pu sauver avec tout cet argent ? Combien d’emplois, de projets nouveaux, pour un autre développement n’aurait-on pu créer ? Enfin, des services publics modernisés et démocratisés sont facteurs d’égalité entre citoyens et outils d’efficacité pour la relance économique. Ils doivent être redéveloppés et élargis. Voilà pourquoi le fonds de stabilité financière européen qui aujourd’hui n’a vocation qu’à garantir les banques doit être transformé en un fonds servant le développement humain, social et écologique en Europe.

L’heure n’est donc pas à une sorte d’unité nationale pour se laisser imposer des difficultés supplémentaires, l’appauvrissement, la précarité et le chômage mais dans la mobilisation , le rassemblement pour faire reculer les puissances d’argent, battre la droite et l’extrême-droite.  Que les travailleurs, les jeunes, les retraités, les précaires ne se laissent pas écraser. Qu’ils passent à l’offensive.

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