Indignés de tous les pays, ensemble, prenons notre destin en main ! 1

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Inauguration de la Fête de l’Humanité,
jeudi 15 septembre 2011
(Extraits Vidéo)

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Voici l’intégralité de mon intervention :

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Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,

J’ai beaucoup de plaisir à ouvrir avec vous cette 76ème édition de la Fête de l’Humanité.

Si nous réussissons et si nous travaillons bien tous ensemble, depuis la Fête et après, cette Fête doit être la dernière Fête de l’Humanité sous le régime Sarkozy.

Notre Fête coïncide avec le 140ème anniversaire de ce puissant événement politique et révolutionnaire qu’est la Commune de Paris, à laquelle nous consacrons cette belle exposition.

Permettez-moi avant toute chose de féliciter et de remercier chaleureusement toutes les militantes et militants qui, tout l’été ont popularisé la Fête et proposé le bon de soutien, et celles et ceux qui, depuis quelques jours, ont construit la Fête.

Sans ce déploiement militant, il ne pourrait pas y avoir de Fête de l’Humanité, que nous devons produire dans des conditions économiques de plus en plus difficiles, alors que nous tentons de maintenir un prix d’entrée le plus raisonnable possible.

De plus en plus nombreux, doivent être associés à ce tour de force que constitue la Fête du journal l’Humanité, des femmes, des hommes engagés dans l’action syndicale et le monde associatif.

Jamais nous n’avons eu autant de stands d’associations, de forces de gauche et de nouveaux mouvements progressistes d’autres pays au Village du monde.

Nous allons d’ailleurs mettre la Fête à la disposition des associations caritatives formées par la Croix-Rouge française, les Restos du Cœur, avec les militants du Secours populaire français pour porter le fer contre cette décision inique des autorités européennes de réduire le plan d’aide aux plus démunis, au moment même où le nombre de citoyens en situation de pauvreté grandit en Europe et particulièrement en France.

Je le redis avec beaucoup de force, dans son extrême diversité, l’engagement militant, fait de générosité, de dévouement, de service à l’autre, de fraternité, reste une valeur, une activité  humaine noble.

On m’interroge sans cesse sur le fait de savoir comment et pourquoi nous réussissons une telle Fête ? Voilà la recette : l’engagement militant !

Évidemment, cela semble presque incongru dans la République, tous les jours un peu plus amochée par la clique de copains et de coquins qui, paraît-il, se passent des valises de billets, manipulent les fichiers bancaires, font leur meeting devant des juges dans les tribunaux et s’amusent à ce nouveau jeu de lancer de boules puantes qui ne peuvent déclencher que dégoût, rejet de la chose publique et ouvrir un boulevard à l’extrême-droite.

Permettez-moi enfin de remercier aussi les équipes de l’Humanité, de l’Humanité-Dimanche et de notre plateforme numérique qui ont participé au travail de création, de production, de popularisation de la Fête.

Dans ce travail, cette activité soutenue, je veux remercier les équipes de la Fête animées par Silvère Magnon et par Olivier Valentin. Lire la suite…

La Fête pour que ça bouge et que ça change 4

Vous ne supportez plus ces injustices, ces souffrances, ce chômage qui détruit vos vies, la dilapidation de notre patrimoine commun que sont les services publics de l’école, de la Poste ou de l’hôpital. Venez le dire avec des dizaines et des dizaines de milliers d’autres à la Fête de l’Humanité.

Vous ne supportez plus ces divisions, ce climat de rejet de l’autre, ces humiliations, ces droits bafoués pendant que les puissants font la loi. Venez le clamer à la Fête de l’Humanité.

Vous ne supportez plus cette dictature de la loi de l’argent qui fait que les plus fortunés s’enrichissent toujours plus pendant que dans la cité, le quartier ou au travail il faut se priver toujours plus. Venez le crier à la Fête de l’Humanité.

Vous voulez que revivent les belles valeurs de justice, de solidarité, de liberté, de démocratie, de paix, de fraternité. La Fête est un lieu unique pour contribuer à ce que ces idéaux reprennent des couleurs et de la force.

Cliquez ici pour le programme !

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Vous voulez que le pouvoir sarkozyste soit battu aux prochaines élections, dans quelques mois, et vous voudriez une gauche bien ancrée à gauche, qui ne trahisse pas les salariés, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes. Profitez de l’occasion pour venir en débattre à la Fête de l’Humanité. Car plus cette Fête sera massive, puissante, riche de votre opinion, dans ce qu’elle a d’unique et d’original,  plus les  multiples débats seront féconds et plus cela permettra que le Front de gauche soit à vous, pour vous. Cela comptera pour que toute la gauche soit assez forte pour faire reculer le pouvoir de l’argent, la droite et le syndicat du grand patronat : le Medef. Assez forte pour battre Sarkozy et sa clique et vous rendre le pouvoir de décider de vos vies.

La Fête de l’Humanité est à vous. En Tunisie, en Égypte, en Syrie, en Espagne ou en Grèce, des jeunes, des travailleurs, des femmes, des retraités se rassemblent par milliers pour réfléchir à un autre avenir, à un autre pouvoir, à une autre société apportant justice, démocratie, liberté, émancipation. Faisons de même à la Fête de l’Humanité devenue sur trois jours la plus grande place du peuple. Une place, une Fête citoyenne où on chantera, on dansera, on se cultivera, on se distraira ensemble. Cette année encore on y découvrira un superbe et riche programme avec entre autre Bernard Lavilliers, Souad Massi, Joan Baez, Yannick Noah, The Ting Tings, Sum 41, Nolwenn Leroy, No One Is Innocent …

Pour que ça bouge, pour que ça change, retrouvons nous nombreux sur cette grande place entre La Courneuve et Le Bourget pour faire vivre l’Humanité.

Ça comptera pour vous !

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Désarmer les marchés financiers 3

Une petite bande organisée de spéculateurs cagoulés, agissant dans l’ombre, s’attaque chaque jour à la monnaie européenne, spécule sur la dette afin d’en tirer d’énormes profits. Ils achètent des obligations d’Etat à la moitié de leur valeur et les revendent à 100% voire à 120, 150%. Mieux encore ! Ils osent prétendre, avec les dirigeants et les média à leur service,  qu’il n’y a pas d’argent pour l’emploi, les salaires, les retraites, la formation…! Dans tous les pays, le discours est le même alors que la masse des produits financiers dérivés atteint la somme astronomique de 600 000 à 750 000 milliards de dollars. Douze fois la valeur de toutes les richesses produites sur la planète ! Qu’à cela ne tienne, ces adeptes de la pensée unique, celle-là même qui a produit la crise, regardent l’Union européenne se fissurer et ajoutent des plans d’austérité aux purges sociales d’un bout à l’autre du continent. Il n’y a pas de solidarité parce que les antagonismes entre les forces nationales du capital sont puissants, au sein même de l’Union européenne, et à l’échelle de la planète. Ainsi, on voit comment, notamment, les puissances industrielles et financières allemandes sont en compétition avec celles d’autres pays, en particulier la France. Ce sont les travailleurs qui partout, comme toujours, en font les frais.

L’ahurissant dogme de la liberté totale de circulation des capitaux et des marchandises, tamponné dans les traités européens et répété en boucle par les « élites », ne fait que pousser à l’extrême les tensions et les antagonismes. La gravissime situation actuelle ne doit donc rien au hasard. Les déréglementations économiques et financières de la fin des années 1980 produisent leur terrible effet.  Leur conception de la monnaie unique n’a toujours visé, d’une part, qu’à satisfaire les marchés financiers et, d’autre part, qu’à exaucer les demandes du capital allemand. La satisfaction des marchés financiers, dans la rivalité avec le dollar, se fait en jouant avec les taux d’intérêt, en surévaluant en permanence la valeur de l’euro. L’emploi, le développement, social et économique sont ainsi sacrifiés.

La stratégie allemande a consisté depuis plus de vingt ans à développer une guerre commerciale au sein même de l’Union européenne, à l’opposé de l’idée de solidarité européenne. Certes on ne dévalue plus les monnaies nationales. On dévalue les salaires. C’est ce qu’ont fait les dirigeants Allemands depuis longtemps, tout en utilisant l’Europe centrale comme arrière-cour pour leurs exportations, ou des délocalisations pour bénéficier de salaires encore plus bas. Nous sommes bien loin des slogans sur l’unité européenne. Les populations subissent les dégâts d’une guerre commerciale, économique, monétaire et sociale intra-européenne, sous l’égide des traités de Lisbonne et de Maastricht, basés sur la concurrence libre. C’est l’Europe des banquiers, contre la démocratie, qui est à l’œuvre. Les chefs d’Etat et de gouvernement mettent une semaine à se réunir alors  que la semaine dernière s’est tenue à Rome une réunion des banquiers européens dans le quasi secret, sans aucune autorité politique. Il faut en finir avec cela !

Nous qui pourtant avons combattu non pas l’idée européenne, non pas l’Europe des peuples solidaires, mais les traités instituant des politiques européennes, ne nous doutions pas que la catastrophe viendrait si vite et serait si forte. Nous ne nous en réjouissons pas. Après les peuples irlandais, grecs, portugais, voilà que les italiens se voient imposer en quelques heures un plan d’austérité. La même déjà à l’œuvre, au Royaume-Uni comme en France, avec la contre-réforme des retraites, le blocage des salaires, la réduction des services publics. Depuis des mois, on nous explique sur tous les tons que c’est indispensable pour « rassurer les marchés financiers ». Mais au nom de quoi,  de quel intérêt supérieur, faut-il « rassurer » ces marchés financiers qui font tant de mal aux peuples, aux pays, et à l’idée européenne elle-même ? La priorité n’est-elle pas à rassurer les populations? Au nom de quoi l’argent de la spéculation doit-il mener le monde ? Que l’on rende publique la liste des fonds spéculatifs, qui font de l’argent sur la dette des Etats et conduisent leurs dirigeants à saigner les travailleurs et les retraités, tout en sacrifiant les services publics. Que l’on nous dise quelles institutions financières sont derrière et arment ces fonds spéculatifs. Qu’un débat public soit lancé sur l’efficience ou pas des traités européens qui régissent l’Union européenne. Il faut refuser la mise sous tutelle des budgets nationaux, sociaux et des collectivités territoriales avec cette fameuse « règle d’or » que veut imposer le pouvoir. Qu’un audit public, avec participation des syndicats et des citoyens, soit réalisé sur la nature des dettes des Etats. On découvrira quel est le résultat des baisses des impôts sur le capital, de la réduction de l’activité économique, et des frais financiers énormes qui grossissent année après année la dette. Il faudra bien se rendre à l’évidence. Il n’y a pas de solution sans considérer une part importante de la dette comme illégitime, parce qu’elle a été gonflée d’énormes frais financiers qui n’ont servi qu’à grossir les profits des rapaces de la finance. Il devient donc urgent de réorienter radicalement le rôle de la Banque centrale européenne pour qu’elle prenne en charge tout ou partie de la dette, par rachat, et par création monétaire, tout en insufflant des moyens à un fonds de développement humain, social et écologique, à la place du fonds pour l’euro d’aujourd’hui qui n’a justement pas d’autre objectif que de « rassurer » les marchés financiers. Il faut instituer une taxe sur les transactions financières et décider un moratoire sur le paiement des intérêts de la dette.

Seule une combinaison associant la relance économique, le progrès social, des investissements pour une économie durable et solidaire, le développement des services publics, le désarmement des marchés financiers pourra amorcer un processus de sortie de crise. Fondamentalement, l’actuelle crise européenne et la crise de l’euro, facettes de la crise globale du capitalisme, posent avec force la question de la nature et des finalités de la construction européenne. Construire pour les rapaces de la finance ou pour les peuples ? Le débat ne pourra pas éternellement être éludé. Que nos concitoyens s’en emparent !

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Une fête à vivre et à rêver Répondre

Pour consulter le programme (à compléter), cliquez ici

Le puissant souffle d’indignation et de colère, la force des espoirs et des désirs d’émancipation de la jeunesse et des travailleurs du monde parcourront les allées, les débats, les spectacles de la Fête de l’Humanité les 16,17 et 18 septembre prochains.

Lieu de rassemblement populaire à nul autre pareil, elle sera la caisse de résonance  des exigences de démocratie radicale, de démocratie vraie qui colorent ce début de millénaire en amplifiant les cris des mouvements sociaux, citoyens, culturels qui, après les peuples arabes, cheminent désormais dans les pays européens et aux Etats-Unis.

Grande manifestation de solidarité avec les peuples arabes, la Fête  va, dans une multitude d’initiatives, contribuer à jeter des ponts entre eux et les peuples européens. Il n’y aura pas de progrès de la justice chez eux si, ici, on laisse sacrifier l’avenir des jeunes par l’éducation bradée et le précariat dans le travail avec des salaires de misère. Il n’y aura pas de démocratie là-bas sans que ces peuples puissent briser les chaînes de toute forme de domination, ni ici tant que les gouvernants seront au  seul service des oligarchies financières. N’est-ce pas ce que confirme ce pacte diabolique de l’argent baptisé « Pacte euro plus » qui n’est rien d’autre que la destruction des souverainetés populaires, le torpillage de nos démocraties et le maintien des populations dans une super austérité afin de satisfaire aux appétits financiers des ogres du capital ?

La Fête sera l’immense « Puerta del Sol » de la solidarité avec les peuples espagnols, grecs, irlandais, portugais, que les rapaces de la finance pillent et étouffent. Dans sa préparation même, la Fête doit devenir, jour après jour, le moment et le lieu de l’indispensable grande convergence contre le capitalisme en crise qui, tel un fauve blessé, dévore les droits sociaux et démocratiques, avale les services publics, pressure les salaires, les retraites et les systèmes sociaux.

Parce qu’elle se tient à ce moment de l’histoire, dans une crise jusque là inconnue du capitalisme en marche vers une mortelle dé-civilisation, la Fête va permettre de lancer aux Indignados de la terre entière le message de leur nécessaire rassemblement, de leur indispensable mise en mouvement contre les broyeuses capitalistes, pour tracer des chemins totalement inédits de  la construction d’un autre monde, d’une autre société.  Pas celle qui consisterait à améliorer, à moraliser, ou à adapter le système. Nous n’en sommes plus là ! Aujourd’hui, c’est la nature et l’extrême profondeur de la crise qui appellent un nouveau degré de civilisation et par le débat, les confrontations d’idées et l’action doivent galvaniser toutes les espérances populaires jusqu’à permettre à l’être humain et à la nature de se libérer de  la tyrannie de la loi de l’argent.

Dimanche après dimanche, dans tous les pays européens, quelles que soient les étiquettes politiques, les gouvernements en place sont rejetés. La cuisante défaite dimanche dernier de M. Berlusconi revêt de ce point de vue une importance particulière. Certes, il y a un profond rejet du Président du Conseil italien. Mais il y a aussi, inséparablement, la demande inédite de préserver les biens communs humains que sont l’eau, l’énergie, associée à l’exigence de démocratie.

A situation nouvelle, Fête exceptionnelle pour débattre des voies de la nécessaire rupture avec le capitalisme, de l’invention de la nouvelle société post-capitaliste émergeant dans le partage, la mise en commun, la solidarité, la reconnaissance des biens communs fondamentaux humains. De ce désir naissant de l’en-commun, de faire monde ensemble peut germer de nouvelles pousses de ce que nous pourrions nommer un communisme de nouvelle génération.

A sept mois des élections présidentielle et législatives, alors que le rejet de Nicolas Sarkozy et de l’ultra droite sont majoritaires, la Fête accueillera toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la diversité de la gauche sociale et politique, dans l’écologie politique. Occasion unique et exceptionnelle  de confronter des idées et projets alternatifs pour battre la droite et faire bouger le curseur du côté gauche. Rendez-vous donc à la gigantesque agora de La Courneuve, lieu au service de la maturation d’un nouveau progressisme à la française.

Rendez-vous aussi dans un espace incomparable de convivialité, de fraternité, de création culturelle et d’une multitude de spectacles offerts à un prix restant encore abordable. Dans toutes ses dimensions, avec toutes ses facettes, la Fête de l’Humanité sera l’expression de l’énergie citoyenne, de l’énergie créatrice, de l’énergie militante pour assouvir une soif d’idéal qui ne demande qu’à bousculer les réalités trop souvent  sombres et difficiles.

Sa réussite dépend de sa préparation dès aujourd’hui. Résultante de milliers de dialogues, d’actions militantes, de réunions, de petites fêtes pour la populariser et proposer le bon de soutien donnant droit à l’entrée, la Fête va grandir tout au long des semaines qui viennent. Cette préparation multiforme est partie intégrante des débats qu’elle va porter et des combats engagés pour vivre dignement, être respecté, en solidarité avec tous les autres représentants du genre humain et en harmonie avec la planète Terre. Bref, une Fête à vivre et à rêver.

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L’élan solidaire de la souscription Répondre

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Comme toujours lorsque l’Humanité se trouve aux prises à de graves difficultés financières, l’élan de solidarité de ses lectrices, de ses lecteurs et de ses amis ne se dément pas. Hier encore, 12 600 euros sont parvenus au journal. Avant-hier 21000 euros ! Cette mobilisation devrait faire réfléchir les pouvoirs publics qui, malgré nos demandes réitérées, n’ont toujours pas versé la deuxième tranche de l’aide aux quotidiens à faibles ressources publicitaires pourtant votée dans le cadre du budget de la Nation par le Parlement. Depuis la relance dans l’urgence de cette souscription, nous avons reçu au total en une douzaine de jours plus de 90 000 euros de la part de lecteurs et lectrices, souscripteurs qui vivent pourtant souvent dans des conditions très modestes. Plusieurs dizaines d’autres nous appellent, nous écrivent pour nous dire de tenir bon en faisant savoir qu’ils vont verser un don au cours de ce mois de juin. Ce formidable élan de solidarité fait chaud au cœur à toutes les équipes de l’Humanité et de l’Humanité-Dimanche qui remercient sincèrement toutes celles et ceux qui se mobilisent ainsi.

Toute la différence entre l’Humanité et l’Humanité-Dimanche et les autres grands titres de la presse quotidienne nationale est là. Eux peuvent éponger leurs déficits grâce à leur adossement à de grands groupes financiers et industriels. L’Humanité ne dispose pas de ces moyens mais elle a la chance d’être lue, soutenue, portée parfois par une incomparable force : ses lectrices et lecteurs militants, la multitude d’amis attachés au pluralisme de la presse et à l’existence de notre journal qui y concourt. Ceci à un moment où nos concitoyennes et concitoyens en ont un peu assez de la machine à fabriquer de la pensée unique, de l’information gadget et sont à la recherche de repères, d’idées, de réflexions nouvelles, de confrontations loyales et honnêtes, d’engagements aussi, pour créer les conditions d’une société juste et libre, soucieuse d’abord des êtres humains et de l’environnement. Au moment où le monde est face à de formidables mais aussi de terribles défis auxquels il faut apporter des réponses neuves, des issues progressistes pour espérer sortir de la crise, non pas dans la concurrence et la division, mais dans la solidarité et la mise en commun, l’existence et le développement de l’Humanité sont plus que jamais nécessaires.

Personne ne peut exclure aujourd’hui, a priori, que le besoin de mise en partage, de mise en commun, ne puisse devenir majoritaire sur la planète. Bref, peu à peu, peut naître le projet d’une civilisation nouvelle, l’idée d’un communisme de nouvelle génération, dépassant le capitalisme et ses égoïsmes destructeurs d’humanité. L’Humanité et l’Humanité-Dimanche sont les journaux au service de la recherche concrète de cette voie inédite qui peut rassembler, par delà certains clivages, celles et ceux qui ont tant besoin d’être défendus et aspirent désormais à changer radicalement. La poursuite de la souscription, l’élargissement du nombre de lectrices et de lecteurs, la préparation de la Fête de l’Humanité et notre combat pressant pour qu’une partie de l’aide publique aux quotidiens à faibles ressources publicitaires soit versée dès ce mois de juin, en sont des moyens.

En remerciant une nouvelle fois chacune et chacun de celles et ceux qui se mobilisent, j’appelle à amplifier encore ces mouvements.

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