Amplifier l’élan Mélenchon 4

Alors que nos concitoyens souhaitent ardemment qu’un débat approfondi leur permette de voter en connaissance de cause, voici que la progression constante de Jean-Luc Mélenchon déclenche un violent tir de barrage où la grossièreté des propos et la bêtise n’ont d’égal que la vacuité des propositions pour sortir de la terrible crise qui assaille les familles populaires. Sans doute un hommage du vice à la vertu, la patronne du grand patronat, Mme Parisot, -qui ne fait évidemment pas de politique-, a expliqué dimanche dernier que Jean-Luc Mélenchon serait : « l’héritier d’une forme de terreur ». Visage éternel des grands possédants misant sur les peurs pour refuser toute idée de partage des richesses et des pouvoirs.

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Pas de manipulations ! 2

De fait, les horribles crimes de Toulouse et de Montauban, à un mois de l’élection présidentielle, constituent un événement politique important. L’utilisation abjecte qu’en fait l’extrême-droite le dispute à un candidat-président prêt à tout pour conserver le pouvoir. Il y voit l’occasion de déplacer le débat électoral vers les enjeux sécuritaires dont il espère qu’ils lui seront plus favorables que l’examen de son bilan et des questions de l’urgence sociale et écologique.

Nous redisons notre révulsion absolue face aux actes abominables de ce tueur illuminé.

Qu’il ait tenté de les justifier au nom de la cause palestinienne ou d’une religion en fait un terroriste  assez lâche pour tuer des enfants et des soldats et pour salir cette cause et cette religion, ouvrant la voie à de nouvelles stigmatisations. Ce que n’a manqué de faire l’extrême-droite raciste et haineuse. Criminel et extrême-droite s’alimentent mutuellement à rebours des valeurs républicaines qui fondent le vivre ensemble.

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Une république sociale n’est plus un rêve ! 4

Joyeuse, belle, déterminée, fut la marche vers La Bastille dimanche dernier, symbole d’une multitude populaire en mouvement, cherchant son unité, sa force pour bousculer l’ordre existant. Toutes les sensibilités de gauche en étaient qui ne venaient pas, comme un soir d’élection, fêter une victoire, mais bien pour la construire. En brandissant le drapeau rouge, expression d’un puissant désir de changement et de progrès. Expression aussi d’une volonté de subvertir les mauvais scénarios écrits par les puissants pour l’élection présidentielle. La foule bigarrée se voulait annonciatrice du rassemblement de tout un peuple, uni dans un énorme rejet du sarkozysme, bannissant l’égoïsme du monde des affaires pour mieux prendre lui-même en mains les affaires du monde.

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L’insurrection démocratique 2

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« L’étendue du possible est en quelque sorte sous nos yeux ». Ces paroles d’espérance de Victor Hugo résonnent auprès de la multitude de celles et ceux qui commencent à subvertir les scénarios pré-écrits par l’alliance des défenseurs de l’ordre établi. Dans toute l’Europe, se lèvent, sous différentes formes, des mobilisations citoyennes contre le talon de fer de l’austérité. La campagne électorale se mène au rythme des actions des salariés pour défendre leur entreprise, le travail, la vie économique de leur commune. Ils contraignent souvent le pouvoir et les propriétaires d’entreprises à maintenir l’activité, même s’il faudra bien sûr être très vigilant au-delà de l’actuel moment électoral. Les succès des rassemblements du Front de Gauche partout, notamment ceux avec Jean-Luc Mélenchon, sont l’autre donnée marquante d’une situation recélant de réelles potentialités. Celui-ci vient d’ailleurs de franchir le cap symbolique des 10% d’intentions de vote dans deux enquêtes, alors que F. Hollande est en situation de battre nettement M. Sarkozy au second tour.

Nombreux sont celles et ceux, parfois tentés par l’abstention, qui retrouvent confiance et espoir dans leurs capacités à influer par leur vote sur des choix politiques qui vont conditionner leur vie quotidienne et celle de leurs proches. Libérés de l’angoisse de voir l’extrême-droite figurer au second tour, constatant que Jean-Luc Mélenchon lui fait non seulement baisser les yeux mais aussi perdre des électeurs. Beaucoup, dans les quartiers populaires notamment, s’apprêtent à utiliser le vote Jean-Luc Mélenchon comme une arme efficace pour se faire entendre.

Ainsi, à une quarantaine de jours du premier tour de l’élection présidentielle, se créent des conditions nouvelles pour que, sans risque quant à l’issue du scrutin, l’expression des convictions les plus transformatrices devienne l’acte le plus utile pour donner à la victoire de la gauche un contenu qui fasse baisser pavillon au monde de la finance. C’est bien là une nécessité pour faire face partout à la profondeur des crises multiformes qui assaillent nos concitoyens. Une nécessité pour en finir avec la droite extrême et l’extrême-droite qui n’ont de cesse de diviser le peuple pour mieux le dominer ; de déchirer le pacte républicain et progressiste issu du Conseil National de la Résistance et de pousser à la dévalorisation de notre pays que les élites et l’oligarchie livrent pieds et poings liés à la finance internationale et à l’OTAN. Nos concitoyens qui refusent les mensonges sarkozystes et rejettent son ultralibéralisme sont majoritairement à la recherche d’une voie permettant un changement possible malgré un système institutionnel antidémocratique poussant à la bipolarisation. C’est cela que le peuple tente de subvertir en faisant irruption dans la campagne. Il se place dans une posture de résistance. Ce mot crié à l’unisson par des foules déterminées dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon et de Pierre Laurent.

Résister, c’est déjà se mobiliser. Et dimanche prochain, jour anniversaire de cette expérience unique qu’a été la Commune de Paris, le Front de Gauche propose qu’une multitude consciente et déterminée devienne actrice du changement en marchant dans Paris vers La Bastille. Quel symbole fort de l’exigence d’une nouvelle répartition des richesses et d’une refondation démocratique de notre République ! D’une évolution révolutionnaire fondée sur une révolution démocratique qui fait du peuple l’acteur souverain d’un processus de transformation sociale et écologique vers l’émancipation humaine.

Une formidable lutte est en effet engagée entre le sarkozysme, allié aux dirigeants européens, bafouant le vote NON du peuple sur le dernier traité européen, contestant la haute fonction publique, la magistrature, les médias, attaquant les syndicats et la volonté d’appropriation par les citoyens de leur destin. En ce sens, le Front de Gauche devient peu à peu leur outil commun.

Le 22 avril, le sarkozysme et ses affidés doivent sortir des palais. Mais il faut plus ! Il devient indispensable d’engager un processus de refondation institutionnelle débouchant sur une nouvelle République sociale, démocratique, laïque, citoyenne. Ceci implique expressément de refonder l’Europe. Une nouvelle majorité de gauche devrait se donner la force et les moyens de le faire en convoquant un référendum sur les nouveaux traités en cours de discussion. Une chance historique, sans précédent sans doute, peut s’offrir pour changer vraiment. Une majorité de gauche, avec un Front de Gauche rassembleur et unitaire dont le poids tire toute la société du bon côté et donc décidée à affronter l’oligarchie de l’argent, l’Europe du capital, est possible. En effet, l’actuelle situation où la gauche dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans les régions, avec un président de la République de gauche, mandaté par une majorité populaire et diversifiée d’électrices et d’électeurs de gauche, aurait la force, de redonner son pouvoir souverain au peuple. Le champ des possibles peut s’élargir pour amorcer une refondation démocratique vers une VIème République, pour lancer de grandes réformes de structures afin que les salariés puissent intervenir sur la marche des entreprises et des banques, pour obtenir une nouvelle répartition des richesses au service du bien commun, pour investir dans le développement humain à partir de grands services publics ; pour réorienter l’économie vers la satisfaction des besoins des individus et la préservation de l’environnement.

Une nouvelle voie peut s’ouvrir, favorable  au progrès social et écologique, à la fraternité humaine et à la construction commune de nos cités, de nos villes et villages, de notre société et de  l’Europe.

Un bulletin de vote peut contribuer à donner force et  crédibilité à une telle insurrection démocratique, populaire et pacifique, le bulletin qui porte le nom de Jean-Luc Mélenchon.

Dimanche, rassemblés et joyeux, commençons par nous retrouver nombreux, très nombreux à La Bastille.

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Quelle campagne ! 1

La profondeur de la crise, les craintes qu’elle fait naître pour l’avenir de chacun et celui de nos sociétés, devrait conférer un caractère exceptionnel à la campagne des  élections présidentielles et législatives.

Au lieu de cela, deux candidats, considérés comme principaux avant même le choix des électrices et des électeurs, sont mis en scène. Ils accaparent à eux deux près de 70% du temps d’antenne médiatique.

Tout est fait pour réduire leur  confrontation à l’opposition de deux camps, l’un rassemblant ceux qui ne veulent plus de Nicolas Sarkozy, l’autre réunissant ceux qui ne veulent pas de François Hollande. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’une majorité de nos concitoyens n’y trouvent pas leur compte. Réaction bien normale quand chacune et chacun se demande ce que lui apportera l’élection de tel ou tel candidat ou la modification du rapport de forces pour son emploi, son salaire, sa retraite, l’avenir de ses enfants, la possibilité d’accéder à un logement à un prix abordable, dans une cité calme, plus sûre et agréable. Comment sortir du surendettement, du chômage ou de la précarité alors que les entreprises cotées en bourse regorgent de profits? Quel  chemin emprunter pour plus de justice? Comment mettre un terme à une situation qui voit la Banque centrale européenne distribuer  ces dernières semaines, la somme astronomique de mille milliards d’euros, au moment même où on impose l’austérité aux peuples ? Dans quelle Europe,  dans quel monde pourrions-nous vivre ? Peut-on développer notre industrie, notre agriculture, nos services, dans cette mondialisation sauvage ? Quelles nouvelles solidarités internationales inventer face à  la  loi de la jungle d’une concurrence sans limites?

Les sujets de débats ne manquent pas qui permettraient  à la souveraineté populaire de s’exercer en toute liberté, en toute conscience. Au lieu de cela, la droite sarkozyste, manie l’invective, la peur, le mensonge, l’abjecte compétition avec l’extrême-droite, allant faire campagne jusque… dans les abattoirs.

Cette médiocrité n’échappe à personne. Elle inquiète à juste titre de nombreux démocrates qui mesurent les risques que comportent pour l’avenir les divisions du corps social que distille en permanence un candidat-président des riches prêt à tout pour sauver sa place. Les enquêtes internationales disent que les Français sont le peuple le plus pessimiste au monde. Peut-être est-ce de la lucidité sur le manque de perspectives ? On peut le penser au vu d’un paradoxe de plus en plus éclatant. De partout, on dit désormais que la campagne électorale intéresse peu. Et pourtant celle de Jean-Luc Mélenchon réveille des pans importants de la société. Ses propositions neuves suscitent le débat. Ses meetings attirent d’immenses foules. Ses prestations télévisées impressionnent à la fois par le contenu de ses propos, sa culture, ses démonstrations, sa détermination. Depuis des semaines, il progresse régulièrement dans les intentions de vote. Il est devenu, au fil des semaines, le porte voix des sans-voix qui parle de ce qui est beaucoup trop absent de la campagne. Des centaines de milliers « d’invisibles » ont le sentiment que leur vie, leurs angoisses, leurs paroles, brisent enfin le mur du silence, que leur rébellion contre les puissants et l’ordre établi est aujourd’hui incarnée pour le bien du plus grand nombre. Il a débusqué et démasqué l’extrême-droite lepéniste.

Chaque jour, des électrices et des électeurs de gauche, de l’écologie politique,  voyant s’éloigner la menace de la présence de l’extrême-droite au second tour, décident d’utiliser le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon pour ancrer la gauche vraiment à gauche, du côté des réponses efficaces aux aspirations populaires.

Ils ont raison de vouloir  bousculer le scénario à deux personnages que le système médiatique veut leur imposer. Scénario qui fabrique certes du rejet sans pour autant susciter de l’appétence, de l’envie ou de l’espoir. Ils ont raison de ne pas en rester au doute qu’ils éprouvent  sur la capacité des uns et des autres à sortir le pays des difficultés et de la crise en améliorant le sort de chaque famille.  Ils veulent être acteurs de la défaite sans appel de Nicolas Sarkozy et des conditions de la réussite d’une politique nouvelle qui place l’humain en son centre de gravité.

Le Front de Gauche a déjà permis qu’émergent d’importantes questions fondamentales et populaires. C’est lui qui a contribué à ce que les enjeux des nouveaux traités européens  traversent le débat public. A faire discuter du rôle néfaste de la finance mondiale ou encore d’une nouvelle répartition des richesses, avec une nouvelle fiscalité et l’augmentation des revenus. C’est lui qui porte avec le plus de constance, les enjeux d’une transition écologique des systèmes productifs et de consommation. C’est lui qui pousse en faveur de l’impérieuse nécessité de donner une nouvelle jeunesse à la démocratie, avec des pouvoirs nouveaux aux salariés et un changement institutionnel profond, afin que le peuple soit maître de son destin. Le haut niveau des solutions proposées, voilà ce qui suscite de l’intérêt et de la mobilisation dans un océan de platitudes. C’est parce que les propositions défendues par Jean-Luc Mélenchon partent de la vie réelle de nos concitoyens, régénèrent les plus belles valeurs de notre République pour dégager un chemin inédit et crédible vers l’émancipation humaine que la campagne du Front de Gauche remporte un tel succès. C’est parce que le Front de Gauche incarne l’unité, le rassemblement populaire que des électrices et des électeurs se tournent vers lui. Plus nombreux ils seront, meilleurs seront les lendemains du monde du travail et de la création, les lendemains de la gauche toute entière et de l’écologie politique.