La garantie 1

Le 22 mai 2012 @6h13

Le nouveau gouvernement est désormais à pied d’œuvre au moins jusqu’au terme des élections des députés les 10 et 17 juin. Cette élection est importante. C’est en effet à l’Assemblée Nationale et au Sénat qu’on vote les lois. La droite qui a une soif éperdue de revanche s’est lancée dans une multitude de violentes diatribes contre le nouveau gouvernement sur des bases très futiles.

Elle veut une cohabitation, c’est-à-dire une Assemblée Nationale à droite, empêchant tout changement. Cela reviendrait à bafouer le choix des Français le 6 mai. Il faut l’empêcher. Comme il faut empêcher l’élection de députés du Front National, ce parti de la haine, de la division, qui fait désigner le voisin comme un ennemi pour mieux préserver et servir les puissants intérêts de la banque et de la haute finance.

Le Front de Gauche se fait un devoir et un honneur, au service de l’intérêt général, au service des idées de la République et du progressisme, de faire reculer le parti de la haine, qui, malheureusement s’installe dans toute l’Union européenne. C’est le sens fondamental de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Hénin Beaumont, dans le Pas-de-Calais, s’opposant directement à la chef de cette extrême-droite. La combattre et la faire reculer, c’est en même temps faire reculer la droite dont on a vu à quel point une partie importante d’entre-elle a repris les idées de l’extrême-droite.

Mais soyons conscients qu’éliminer le danger de l’extrême-droite appelle une nouvelle politique économique et sociale pour faire reculer la crise. Voilà pourquoi le Front de Gauche se met à la disposition du combat contre les puissances d’argent pour une nouvelle répartition des richesses afin que la justice et l’égalité deviennent le cœur de la politique de gauche.

C’est le Front de Gauche qui agit pour sortir de l’austérité et donc pour refuser que notre pays ratifie le traité d’austérité budgétaire signé par M. Sarkozy avec Mme Merkel dans le dos des peuples. Ceux-ci d’ailleurs, de l’Allemagne à la Grèce, refusent dans toutes les élections ce texte, non seulement antisocial mais aussi contraire à l’efficacité.

Le Président de la République veut y ajouter un volet « croissance ». C’est un pas. Mais rien ne changera si on reste dans le carcan de ces traités européens.

Le vote pour le Front de Gauche aux élections législatives dans le prolongement de la présidentielle et du « non » au traité constitutionnel, permettra de créer des conditions pour réussir vraiment le changement progressiste.

Le nouveau ministre de l’agriculture et de l’agroalimentaire, Stéphane Le Foll, est un homme compétent, dévoué, connaissant bien les dossiers et les problèmes des agriculteurs et des ruraux. Il se trouve face à de grands enjeux pour défendre les revenus des petits paysans, améliorer leur retraite, revoir la loi de modernisation de l’économie qui fait la part belle aux grandes centrales d’achat, ré-augmenter le budget national agricole, conserver les terres agricoles et rechercher de nouveaux systèmes agricoles plus respectueux de la nature et des hommes, et surtout défendre une nouvelle politique européenne dont l’un des objectifs prioritaire devrait être la rémunération du travail, l’installation de jeunes paysans, la souveraineté et la qualité alimentaire.

Autant de chantiers que le nouveau ministre ne peut mener que dans le cadre d’un nouveau rapport de force où, le Front de Gauche progresse. Cela lui donnera un poids supplémentaire pour lancer une grande politique agricole progressiste.

Les enjeux d’une nouvelle répartition des richesses pour améliorer les salaires, les retraites, les revenus paysans, des droits nouveaux pour les citoyens, la défense et l’amélioration des services publics partout pour réduire les inégalités, la sécurité du travail et de l’emploi, la revitalisation des campagnes sont décisifs pour améliorer réellement la vie. Seul, le vote Front de Gauche permet de peser en ce sens dans le cadre d’une nouvelle majorité de gauche au Parlement.

Plus existe et vit le pluralisme politique à gauche, plus sérieux et approfondis seront les débats, plus les lois seront écrites de façon à répondre aux attentes sociales et populaires.

Le 10 juin, il faut garantir la réussite du changement.

Le vote pour les candidats Front de Gauche aux élections législatives le permet.

Pour changer vraiment 2

Le 15 mai 2012 @16h00

Le nouveau Président de la République et son gouvernement s’installent cette semaine. Il marque la fin de dix-sept années de gestion de droite et la sortie du sarkozysme, l’autre nom du régime au service exclusif des riches.

La nouvelle équipe gouvernementale prend quelques mesures symboliques comme la réduction de la rémunération du chef de l’Etat, des ministres et de celles des dirigeants d’entreprises publiques. Ce sont des marqueurs, tout comme la démarche de F. Hollande souhaitant rester proche des gens. De même, le blocage des prix de l’essence, du gaz et de l’électricité ou l’augmentation de la prime de rentrée scolaire constituent de premiers actes.

Évidemment, il faut aller très au-delà et s’attaquer aux deux problèmes fondamentaux auxquels sont confrontés nos concitoyens : le pouvoir d’achat et le travail. Certes, la prime de rentrée scolaire et le blocage -voire la baisse- des prix de l’énergie peuvent améliorer le pouvoir d’achat. Mais pour sortir de la crise, il faut absolument créer les conditions d’une nouvelle répartition des richesses pour améliorer les revenus du travail. Une fiscalité plus juste favorisant le travail et pénalisant la spéculation financière est indispensable. Un nouveau développement, favorable aux êtres humains, implique en même temps de relancer un nouveau type de crédit à très bas taux d’intérêt, favorisant l’emploi, l’activité agricole, artisanale et celle des petites entreprises dès lors que cela favorise le travail, la vie territoriale, les rémunérations. Ce sont là de grandes réformes de structure,  indispensables pour réussir le changement progressiste. Celui qui améliorerait concrètement la vie quotidienne de nos concitoyens.

Permettre au gouvernement d’affronter ces enjeux appelle une majorité de gauche au Parlement, avec un flanc gauche, donc un Front de Gauche représenté par de nombreux députés dans la nouvelle assemblée.

Le Président de la République, F. Hollande a déclaré vouloir faire en sorte que « l’austérité ne soit plus une fatalité » et demande un accord avec l’Allemagne pour un protocole dit de « croissance » au traité budgétaire européen.

C’est un discours différent de celui de l’ancien Président de la République. Mais on peut craindre que le terme même de « croissance » soit antagonique avec le traité d’austérité budgétaire. Ajoutons qu’il y a croissance et croissance. Ce qui se discute aujourd’hui est une tentative de relance de la croissance par l’accentuation de la concurrence entre travailleurs, qui de facto, diminue la rémunération du travail.

De surcroît, les termes de ce protocole de croissance sont déjà inclus dans les conclusions du Conseil européen du 30 janvier dernier. Ceci ne constitue donc pas une garantie de sortie de l’austérité. Et le traité Sarkozy-Merkel, qui est une camisole de force réduisant les budgets des Etats et de la sécurité sociale, doublé de la perte de souveraineté des Parlements nationaux, risque de fermer toute perspective d’amélioration. Voilà pourquoi le nouveau Président de la République doit créer les conditions d’un débat public sur ce traité et de le soumettre à l’opinion du peuple par référendum. Si la France ne ratifie pas ce traité, il faudra bien se mettre à la rédaction d’un nouveau texte anti-austérité européen, comme le demandent les peuples dans les élections en France et en Grèce, mais aussi en Allemagne, en Espagne et en Italie.

Le combat contre l’austérité est plus que jamais à l’ordre du jour. C’est la condition de la réussite du changement.

Le vote pour les candidats du Front de Gauche sera un vote anti-austérité et pour la réussite de la gauche.

Enfin ! La justice maintenant Répondre

Le 9 mai 2012 @7h15

L’élection de François Hollande à la Présidence de la République ouvre une nouvelle page de notre histoire.

Beaucoup de nos concitoyens ont exprimé leur joie, comme un soulagement à l’annonce de cette belle victoire. Notre journal est à l’unisson de ces sentiments et se félicite de cette victoire, fruit du rassemblement des forces progressistes et écologistes. C’est l’addition des voix du Front de Gauche, ajoutées à celle de F. Hollande du premier tour qui a permis de faire cette décision.

C’est un pouvoir, un système, un régime ; le sarkozysme qui a été nettement sanctionné. Nos concitoyens ont trop souffert d’être enserrés dans l’austérité, le chômage, la précarité, la désertification des campagnes. Ils ont voulu, à juste titre, mettre un terme à une présidence tournée essentiellement vers le service aux plus fortunés et aux puissances d’argent. Ils ont réclamé avec force la justice sociale et fiscale, avec notamment le redressement du pouvoir d’achat si malmené depuis des années. Ils ont demandé qu’on sorte de l’austérité qui sert à faire payer aux travailleurs, aux retraités, une crise dont ils ne sont en rien responsables.

Non seulement l’austérité est une injustice mais en plus elle enfonce le pays et l’Europe dans une crise qui sème la souffrance parmi les familles populaires. Cette austérité serait institutionnalisée avec le traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel. Il faut que le nouveau Président de la République en dégage la France. C’est la condition de la réussite d’une politique de gauche.

Notre journal souhaite ardemment la réussite de la gauche car il en va d’une vie meilleure pour nos concitoyens. Il faudra réparer ce qui a été défait, unir ce qui a été disloqué, aider nos concitoyens à vivre mieux ensemble, non plus dans la concurrence mais dans la solidarité et la justice. Nous sommes conscients des obstacles qui ne manqueront pas de se dresser, des pressions qui s’exerceront contre notre pays et notre peuple. Les puissances financières, les autorités européennes de droite et l’extrême-droite ne se laisseront pas faire. Voilà pourquoi il est indispensable de créer les conditions d’une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale avec une forte composante de députés du Front de Gauche qui est une condition de la réussite.

De grands chantiers doivent être attaqués. Celui de l’augmentation des rémunérations du travail, de la baisse des prix des produits de première nécessité, celui de l’emploi stable et de la revitalisation des campagnes, de la défense et de la modernisation des services publics. Dans nos campagnes, un effort très particulier doit être porté pour la défense de la Poste, des écoles, des hôpitaux et de la santé en général. Celui de la nécessité de refonder l’Union européenne dont le changement de la politique agricole commune, qui doit assurer un revenu correct aux travailleurs-paysans, celui de transformer le système bancaire. Autant d’orientations que portent les candidats du Front de Gauche aux élections législatives. Ils sont la garantie pour ancrer la gauche du côté des aspirations populaires.

La gauche aura besoin de rassemblement et de l’intervention du plus grand nombre, ainsi que de cette force nouvelle qui émerge : le Front de Gauche, tout à la fois unitaire, indépendante et autonome. Elle sera résolument au service du changement à gauche, au service de la réussite.

Utiliser le vote F. Hollande pour ouvrir une nouvelle période 1

Le 30 avril 2012 @6h39

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Plus les jours passent, entre les deux tours des élections présidentielles, et plus la nécessité de battre et de faire battre l’actuel locataire de l’Elysée, en votant F. Hollande dimanche prochain, grandit. Son bilan très négatif  n’a cessé d’aggraver les souffrances sociales, d’appauvrir le monde agricole, de laminer l’activité économique dans nos campagnes, de démanteler les services publics, de détruire le travail pour jeter mille personnes supplémentaires, chaque soir, au chômage. C’est dans ce contexte très difficile que M. Sarkozy a osé parler du « vrai travail » en opposition à un prétendu « faux travail » pour tenter de faire oublier « le vrai chômage » dont il est responsable et diviser nos concitoyens. Les paysans travaillent dur. Ils ne sont pas récompensés de ce travail à cause des prix agricoles très bas, depuis que les amis de M. Sarkozy ont détruit le mécanisme du prix agricole de base et placé nos agriculteurs dans la concurrence acharnée avec d’autres continents. Et que dire des retraites de misère que touchent en général nos populations rurales ! Les choix du Président des riches détruisent les services publics pourtant indispensables.

La vie rurale, le paysan, l’ouvrier, l’employé des postes, l’instituteur, l’infirmière, l’artisan et le petit commerçant ont des intérêts communs qui ne s’accommodent plus du sarkozysme. L’inquiétude, la peur du lendemain, le sentiment de devoir affronter seul et sans moyens les difficultés créées par le capitalisme et lui seul, ne sont plus supportables. Le chasser est une œuvre de salubrité  publique. D’autant plus que ce qu’il propose pour demain est encore pire que ce qu’il a fait hier. Ce serait l’approbation d’une nouvelle réforme négative de la Politique agricole commune en cours de discussion et la mise en œuvre d’un nouveau traité européen, qui obligerait à réduire encore les crédits sociaux et publics, c’est-à-dire à fermer encore des écoles, des postes, des hôpitaux, à réduire les moyens des communes. Battre N. Sarkozy, c’est se donner les moyens de briser l’axe Merkel-Sarkozy et  se donner une chance d’obtenir un référendum sur ce nouveau traité qui instaurerait l’austérité à perpétuité dans toute l’Europe. S’il était mis en œuvre, c’est la Commission de Bruxelles qui demain déciderait des budgets de la Nation et de la sécurité sociale.

En utilisant le vote pour F. Hollande, on commencera à casser cette logique, tout en se donnant des moyens pour engager une autre politique qui réponde enfin aux aspirations populaires, en continuant à agir pour un nouveau partage des richesses, pour la justice sociale et fiscale, pour la défense des services publics et une nouvelle orientation en faveur de l’agriculture, l’activité nourricière de la population et garante de la préservation de la nature.

Car l’étape suivante, celle de l’élection des députés va être tout aussi importante. C’est en effet le Parlement qui fera que des lois progressistes soient votées ou non. Ce sera possible qu’avec une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale, comprenant beaucoup de députés du Front de Gauche. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle montrent en effet l’urgence de mettre en œuvre des choix totalement neufs et de ne pas retomber dans les ornières qui ont perdu la gauche parce qu’elle a déçu.

Le vote Hollande le 6 mai et un fort vote Front de Gauche aux élections législatives des 10 et 17 juin peuvent contribuer à ouvrir une nouvelle ère pour notre pays. L’urgence le 6 mai est le rassemblement pour élire François Hollande.

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Le 6 mai, battre Sarkozy Répondre

Le 24 avril 2012 @07h00

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Au premier tour de l’élection présidentielle, avec une large mobilisation des électrices et des électeurs, nos concitoyens ont fait connaître leur condamnation nette de la politique sarkozyste, leur rejet de l’Europe ultra-capitaliste, dont il est l’un des auteurs. Le rejet est si fort que, pour la première fois depuis le début de la cinquième République, un Président de la République en exercice n’arrive pas en tête du scrutin.

F. Hollande qui arrive premier de ce premier tour devient le candidat du rassemblement des forces progressistes pour battre nettement le 6 mai N. Sarkozy. Il bénéficie à la fois du rejet sarkozyste et aussi, dans les derniers jours, du vote des électrices et des électeurs, qui, tout en souhaitant ancrer la gauche plus du côté des aspirations en utilisant le vote Jean-Luc Mélenchon, ont choisi, au dernier moment, un vote qu’ils considéraient comme « utile », non pas forcément pour eux-mêmes, mais pour s’assurer que la gauche soit au second tour.

Le mécanisme même de l’élection présidentielle pousse toujours à de tels votes. Ceci ne change rien à la demande d’une gauche combative, menant une vraie politique de changement. Dans ce contexte, les résultats de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche sont très positifs. Le Front de Gauche progresse d’élection en élection depuis sa création. Il multiplie par près de six les résultats obtenus par Marie-George Buffet lors de la dernière élection présidentielle.

Cette alliance unitaire de la gauche du changement devient donc, avec près de quatre millions de voix, une force sur laquelle nos concitoyens pourront compter désormais pour faire gagner la gauche, surtout la faire réussir face aux puissances financières et aux autorités européennes.

Les souffrances, le désespoir ont conduit une masse importante -bien trop importante- des électrices et des électeurs à choisir l’extrême-droite pour se faire entendre. Face au rouleau compresseur de la mondialisation capitaliste, de l’Europe ultralibérale, nombre de nos concitoyens croient ainsi faire bouger les lignes. En fait, leur vote pousse malgré eux à droitiser encore les choix, à attiser les divisions et les haines, alors que les vrais responsables de la crise ne sont en rien inquiétés. En reprenant d’ailleurs les thèmes de l’extrême-droite, le Président de la République les a validés et poussés à grossir l’extrême-droite française de sinistre mémoire.

La cause des difficultés des familles, la désertification des campagnes, la destruction des services publics, la mise en cause du droit à la retraite à 60 ans, n’est pas à rechercher chez son voisin mais dans des choix politiques tous orientés vers la satisfaction des demandes des ogres de la finance.

Le 6 mai, le choix est donc simple. Soit, la reconduction du candidat des riches et des puissants qui aggravera encore la vie de chacune et de chacun. Soit, le rassemblement des forces progressistes et humanistes pour ouvrir une nouvelle page de notre République qui doit placer les urgences sociales en son cœur, refuser les diktats européens, progresser vers une nouvelle répartition des richesses, avec la justice sociale et fiscale, la défense des services publics, de nouveaux droits citoyens et le combat pour une politique agricole commune relevant les revenus paysans et installant des jeunes agriculteurs.

L’enjeu du 6 mai : battre N. Sarkozy et donner une chance au changement, avec le vote F. Hollande et la mobilisation populaire.