Pour lire ou télécharger la lettre en format pdf, cliquez là
Pour lire la lettre précédente cliquez ici
.
Lundi 8 février a eu lieu au Parlement européen un débat sur la réorganisation d’Opel, filiale de General Motors, avec supression de 8300 emplois en Europe.
Voici mon intervention :
Monsieur le Commissaire,
J’ai écouté vos explications et je dois vous dire que je suis effaré. Vous n’avez fait que défendre le plan de régression sociale et de destruction d’emplois de General Motors. Si vous étiez un peu pour l’intérêt général, vous auriez parlé un peu plus des salariés et des ouvriers.
Vos explications alambiquées cachent une autre forme de réalité: General Motors ne ferme pas Opel Belgique parce qu’elle est en difficulté, elle a réalisé 3,4 millions de profit. Et elle supprime 2 600 emplois auxquels il faut ajouter tous les emplois indirects de la filière automobile. Et qu’on ne nous dise pas que c’est pour des raisons géographiques parce que General Motors supprime 10 000 emplois au total après avoir capté des aides nationales.
En vérité, on ferme ici pour aller exploiter des travailleurs sud-coréens, c’est cela la vérité, Monsieur le Commissaire, et il faudrait nous la dire. J’ajoute que cela se fait contre l’idée même d’une solidarité européenne puisqu’un État – l’État allemand – promet des aides supplémentaires à Opel et laisse fermer l’usine d’Anvers. Lire la suite