Un attentat financier Répondre

La main invisible du marché n’existe pas. Il n’y a que des décideurs politiques qui la manœuvrent tel un pistolet contre la tempe des peuples. En voici une nouvelle preuve. Le pouvoir sarkozyste et l’autorité des marchés financiers créent, à partir de lundi matin, une nouvelle arme de… spéculation de masse sur… la dette française.

On peine à le croire tant la machinerie au service de la finance est énorme. Elle répond du nom d’« Eurex ». Elle est l’équivalent d’une bourse de la banque Deustche Börse, basée à Francfort, à quelques pas du siège de la Banque centrale européenne. Elle est directement connectée à deux banques anglo-saxonnes Barclays Capital et Morgan Stanley. Celles-là même qui mettent les Grecs à genou. Voilà le mécanisme par lequel va être organisé le pillage des richesses de la France.

Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont crées aux peuples, sous forme de réduction des services utiles, du recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales, avec la tentative de privatiser la sécurité sociale à terme, mais voici que la dette elle-même est pour eux partie intégrante du marché capitaliste et  destinée à rapporter beaucoup d’argent aux ogres de la finance. Parce que la France constitue le deuxième « marché » de la dette après l’Allemagne, les banksters, comme les vautours décident de la piller toujours plus. Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés dans le feu de  la spéculation. Les banques et fond financiers y gagneront  chaque soir des centaines de millions d’euros payés par les travailleurs et les retraités victimes des hausses de TVA, des réductions de services publics, de la baisse du niveau des pensions de retraite pour rembourser… les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse.

L’attentat financier qu’organisent M. Sarkozy et l’autorité des marchés financiers à quelques jours de l’élection présidentielle doit être dénoncé. La gauche devra avoir le courage et la force d’interdire tous les mécanismes de spéculation. Refuser que la finance impose ses diktats demande des actes clairs : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, la réalisation d’un audit citoyen de la dette, la remise à la Nation de la propriété des principales banques, le changement des missions de la Banque centrale européenne. Il s’agit de contrer la spéculation grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la réindustrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique. Pour ce faire, la gauche pourra s’appuyer sur la mobilisation des citoyens telle qu’elle se sera exprimée dans les urnes dés le 22 avril et aussi dans le référendum à organiser sur le projet de nouveau traité européen. La poursuite de la progression du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.

Plus que jamais portons haut le beau drapeau de « l’humain d’abord », contre les ravages de la loi de l’argent. Le pouvoir de droite, suppôt des puissances d’argent qui, en ce moment même, conspirent contre les intérêts économiques et sociaux fondamentaux de la Nation, devra répondre de ses actes. C’est ce que réclameront avec force, dans la joie et la détermination, les dizaines de milliers de personnes qui se rassembleront ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à Marseille pour résister au coup d’état financier et progresser ensemble vers la République sociale.

Situation de la SNCF : des Cheminots inquiets mais toujours solidaires et mobilisés Répondre

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Jeudi 5 avril 2012 des cheminots des Ateliers de l’Ourcq à Pantin m’ont invité à venir les rencontrer. Dès l’arrivée aux ateliers, juste avant les barrières contrôlant l’accès au site, un panneau lumineux indique “16 jours sans accident de travail”… de quoi mettre à l’aise immédiatement ! Le fait est que la sécurité au travail a fait largement partie de la discussion, mais aussi de manière beaucoup plus large l’avenir de la SNCF et de ses agents.

Des directives européennes visent à placer les entreprises publiques de transport (fret comme voyageurs) dans le jeu de la concurrence et de la compétitivité. Les conséquences seraient terribles pour les travailleurs mais aussi pour les voyageurs: personnel sous-payé, sans la protection du statut dont bénéficient encore les agents, conditions de travail dégradées, et les voyageurs n’y gagneront rien non plus “ce sera le train pour les riches, et le bus pour les pauvres” a déclaré un cheminot présent.

Le Front de Gauche a voté contre la directive européenne (lire mon billet sur “l’espace ferroviaire unique européen”), et continuera de défendre et de promouvoir les services publics dans toutes les instances.

Les valeurs du progressisme sont de retour 2

La semaine dernière a encore amplifié la dynamique autour du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon. De la rencontre avec les créateurs et intellectuels, de Vierzon, Limoges, jusqu’à la grande démonstration de force et d’unité place du Capitole à Toulouse, partout des foules actives, déterminées, joyeuses et fraternelles ont plaisir à se retrouver. Une nouvelle démonstration de la vitalité et de la force du Front de Gauche aura lieu ce samedi à Marseille. Ces puissants rassemblements qu’aucun autre candidat ne peut organiser sont constitutifs d’un processus de maturation d’un nouveau rapport de forces politiques. Le Front de Gauche gagne en intérêt, en capacités de rassemblement et d’élargissement. En influençant toute la campagne électorale, il démontre aux yeux de millions d’électrices et d’électeurs qu’il peut modifier les rapports des forces politiques dans les urnes, pour la victoire et demain, dans la vie, pour la réussite du changement.

Sa progression redonne des couleurs à toute la gauche et à l’écologie politique. Pour beaucoup de nos concitoyens, elle est la meilleure nouvelle de ce printemps. A partir du Front de Gauche se construit quelque chose qui a à voir avec un Front unitaire du peuple en mouvement pour briser tant d’années de pensée unique, de valeurs renversées, d’humiliations aussi, pour celles et ceux qui n’ont jamais voix au chapitre. Pareille à celle pour le NON au référendum de 2005, cette campagne mêle intelligemment  action politique et éducation populaire pour faire revivre le meilleur des valeurs du progressisme à la française resitué dans les enjeux les plus modernes de notre époque. Sous les coups de butoir de Jean-Luc Mélenchon, peu à peu se déconstruit la vision  ultra libérale sarkozyste qui, un temps, avait gagné une part notable de l’hégémonie idéologique. L’extrême droite lepéniste en a le souffle coupé et baisse pavillon. Sans cette bataille, nos concitoyens, comme ligotés, n’auraient eu à choisir qu’entre un plus ou moins grand degré d’austérité.

Le Front de Gauche, lui, a fait de l’être humain, de son émancipation, du respect qui lui est dû,  la mesure cardinale de toute chose qu’il oppose aux froids plans-comptables de l’oligarchie financière. Il torpille l’idée selon laquelle une partie de nos concitoyens profiterait de « l’assistanat », pour que vivent enfin  la solidarité et la fraternité. Il place au cœur de son projet le partage des richesses, à l’opposé de leur accaparement par une minorité. Au lieu de la précarité, de l’angoisse du lendemain, il fait avancer le projet d’une sécurité de vie, sécurité du travail et de la formation. Projet prioritaire à ses yeux qu’une nouvelle majorité de gauche devrait concrétiser car la précarité dans le travail, dans l’accès aux soins, à l’énergie empêchent chacun de vivre dignement et de choisir librement son destin. Le Front de Gauche rend ses lettres de noblesse aux notions de bien public et de service public, patrimoine de ceux qui n’en ont pas, qui sont facteur d’égalité républicaine. Il démontre que  l’austérité provoque et aggrave la crise. En sortir implique donc d’abandonner un poison qui fait tant de dégâts dans les pays qui nous entourent.

M. Sarkozy et les puissants enragent.  Ils cherchent à faire peur avec le programme de Jean-Luc Mélenchon qu’ils présentent comme irréaliste tout en prétendant qu’il est dangereux ! Ce qui est sûr, c’est qu’il ne cajole pas les plus fortunés comme l’a fait pendant cinq ans le président des riches! Par contre, sa logique découle de sa priorité, l’humain d’abord. Elle le conduit à refuser que le pouvoir politique soit le mandataire direct du pouvoir économique des puissances d’argent et du grand capital industriel pour se mettre au service du monde du travail et de la culture dans leur diversité ainsi que de la préservation de notre planète. En ce sens, le règlement de la dette écologique prend une importance capitale pour l’avenir de l’humanité. Évidemment « l’humain d’abord » implique  une considérable avancée de la démocratie, dont de nouveaux droits pour les travailleurs dans leur entreprise, et les citoyens dans la cité.

Ils cherchent à faire peur aussi en prétendant que François Hollande risque d’être l’otage de Jean-Luc Mélenchon. Voilà la charge d’une droite qui a beaucoup de mal à admettre la souveraineté d’un peuple qui entend librement déterminer la politique qui sera menée en France et en Europe dans les cinq années à venir. Il apparait clairement dans cette campagne électorale, que de plus en plus nombreux sont les citoyens qui entendent utiliser leur bulletin de vote pour, à la fois chasser M. Sarkozy et peser pour une politique favorable à la majorité de celles et ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. Le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon le 22 avril, celui des candidats du Front de gauche aux élections législatives qui suivront sont pour eux  une assurance que le président sortant sera battu, que l’extrême droite lepéniste reculera et une garantie pour donner toute ses chances aux changements qu’ils espèrent ardemment.

Il s’agit de remettre les choses à l’endroit, de faire revivre nos belles valeurs républicaines et progressistes, de relancer un projet humain, social et écologique digne de ce début de XXIe siècle. Le Front de Gauche a gagné les galons d’une  force neuve, populaire, qui promeut une nouvelle société du vivre ensemble, contre le repli sur soi, le repli identitaire dans un monde où chacun aurait peur de son voisin et où la haine serait attisée par ceux qui ont intérêt à ce que les regards ne se posent pas sur les causes réelles des difficultés et des souffrances, de la mal vie qui se répand. C’est l’honneur du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon de faire revivre les plus beaux idéaux de la gauche, de celle des Lumières contre l’obscurantisme, celle de la Révolution française pour une nouvelle Constituante, celle de la Commune pour le pouvoir au peuple, celle de mai 1968 pour de nouvelles émancipations, celle de 1981 et de la gauche victorieuse, celle de l’avenir avec l’objectif d’une mutation écologique de nos modes de production et de consommation. Chacun, chacune, dans les jours qui nous séparent du vote, peut faire beaucoup pour que le torrent impétueux des espoirs populaires acquière une force irrésistible qui obligera tout le monde à en tenir compte.

Le vote Mélenchon : utile, nécessaire, efficace 6

Des immenses foules déterminées, combatives, de Vierzon, Limoges, Toulouse aux enquêtes d’opinion, le Front de Gauche poursuit son ascension avec Jean-Luc Mélenchon. Il progresse régulièrement dans la campagne électorale comme si tout un peuple de gauche l’attendait. Il progresse, parce qu’il est en phase avec les aspirations populaires et le meilleur des valeurs de notre République, avec le progressisme à la française. Il est le candidat de la justice. Sans lui, il est sûr que la campagne électorale n’aurait pas été la même. Elle aurait été vraisemblablement engoncée dans de faux choix autour d’une plus ou moins grande austérité, tant ses concurrents appellent à être raisonnables. C’est-à-dire à accepter de toujours se serrer la ceinture alors que les grandes entreprises regorgent de profits et que leur spéculation financière ronge l’activité économique, l’emploi et notre potentiel agricole.

L’enjeu d’avenir pour chacune et chacun et pour la société tout entière est une nouvelle répartition des richesses au profit de ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. C’est ainsi 195 milliards d’euros qui pourraient servir à améliorer les salaires, les retraites, les prestations sociales. Cela nécessite évidemment des changements structurels profonds. Changement dans les modes de rémunération des salariés, dans la détermination des prix agricoles en limitant la ponction des secteurs industriels d’amont et d’aval sur le travail paysan, mais aussi celle des banques qui le rançonnent avec des taux d’intérêt trop élevés, dans la défense de la protection sociale.

Jean-Luc Mélenchon est celui qui porte les souffrances et les urgences sociales à résoudre. C’est le combattant de la justice. Celle-ci est la voie de l’efficacité économique.

L’austérité est en effet un frein à l’activité et au développement. C’est l’austérité qui aggrave la crise. Le candidat du Front de Gauche est  aussi celui qui s’engage à ce que le peuple donne son avis sur le futur traité européen, qui est une sorte de cadenas sur les crédits publics et sociaux, obligeant à réduire encore nos atouts tels que l’hôpital, l’école, les transports ou encore la sécurité sociale ou les retraites que M. Sarkozy veut réduire encore et privatiser. Défenseur des services publics contre ces orientations européennes et acteur pour un changement progressiste de la politique agricole commune, il est le candidat des campagnes vivantes.

Le candidat de l’UMP veut imposer ce traité et laisser ligoter le budget de l’Etat et de la protection sociale par la Commission de Bruxelles. Avec lui, c’est cinq années d’une purge sociale sans précédent, qui appauvrirait toutes les familles populaires et affaiblirait le pays, si par malheur il était réélu.

Le candidat du Front de Gauche est l’anti-Sarkozy et celui qui travaille à créer les conditions d’une victoire de la gauche mettant en œuvre une politique favorable aux travailleurs, aux paysans, aux retraités et pour un nouvel avenir pour les jeunes.

La dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon renforce considérablement toute la gauche. Elle mobilise des électrices et des électeurs nouveaux qui, souvent dégoutés par la politique telle qu’elle se fait, n’envisageaient pas d’aller voter. Elle permet aussi de renforcer la gauche du côté gauche face à l’agressivité des puissances d’argent, par les injonctions de la Commission de Bruxelles ou de la droite et de l’extrême-droite.

Comme toutes les enquêtes placent François Hollande en tête au second tour et vainqueur à l’issue de celui-ci, l’un des enjeux pour les jours à venir est de donner cette force indispensable à la gauche pour changer vraiment, en sortant des politiques d’austérité, de chômage et de destruction des services publics et de la vie rurale. C’est le vote Mélenchon qui le permettra.

Pour un vrai changement, il est utile, nécessaire et efficace de lui donner encore de l’élan.

Amplifier l’élan Mélenchon 4

Alors que nos concitoyens souhaitent ardemment qu’un débat approfondi leur permette de voter en connaissance de cause, voici que la progression constante de Jean-Luc Mélenchon déclenche un violent tir de barrage où la grossièreté des propos et la bêtise n’ont d’égal que la vacuité des propositions pour sortir de la terrible crise qui assaille les familles populaires. Sans doute un hommage du vice à la vertu, la patronne du grand patronat, Mme Parisot, -qui ne fait évidemment pas de politique-, a expliqué dimanche dernier que Jean-Luc Mélenchon serait : « l’héritier d’une forme de terreur ». Visage éternel des grands possédants misant sur les peurs pour refuser toute idée de partage des richesses et des pouvoirs.

Lire la suite