Face à l’urgence, j’appelle à voter François Hollande 6

Le 22 avril 2012 @23h41

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Aubervilliers et Pantin sont restées fidèles à la gauche et ont sévèrement sanctionné N. Sarkozy qui pendant cinq ans a fait tant de mal à nos concitoyens. Nous nous en félicitons et nous sommes convaincus que nous saurons, comme en d’autres occasions, nous rassembler, ici comme dans tout le pays, pour tourner une page qui restera comme une des plus sombres de ces dernières décennies.

Nous remercions celles et ceux qui ont utilisé le bulletin du candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. Ils ont donné de la force à l’objectif d’une nouvelle répartition des richesses, d’un SMIC à 1700 €, au retour de la retraite à 60 ans, à une nouvelle politique du logement, au blocage des prix des produits de première nécessité, à la fin de la précarité et aux discriminations de toute sorte, aux moyens financiers nécessaires pour des services publics de qualité, pour un changement des traités européens afin de les sortir de l’austérité et du chômage.

Un chemin a été tracé qui devra être entendu car trop nombreux sont ceux qui souffrent alors que la France n’a jamais disposé d’autant de richesses. L’angoisse, la peur du lendemain, la perte de confiance dans les institutions expliquent également le score extrêmement dangereux de l’extrême-droite. Tout commande donc de changer de politique, de chasser le président des riches et d’élire François Hollande. Un premier pas a été accompli dimanche mais ne nous y trompons pas, la droite, avec les puissances d’argent qu’elle représente,  ne va pas lâcher prise sans tenter l’impossible pour conserver le pouvoir.

Ils vont se mobiliser mais, ensemble, tous les démocrates, les progressistes sauront relever le défi. François Hollande, pour lequel nous appelons à voter sans réserve le 6 mai, se doit d’entendre vos attentes, vos exigences pour la satisfaction  desquelles  vous nous retrouverez toujours à vos côtés.

Le 6 mai, sans ambiguïté, je vous invite à faire gagner la gauche en votant François Hollande. Parce que le changement est urgent, je veux une gauche qui réussisse, qui améliore sans attendre la vie quotidienne des habitants d’Aubervilliers et de Pantin.  Elle doit tirer toutes les leçons du passé et ne pas céder aux pressions des puissances financières et refuser d’appliquer le projet de traité européen Sarkozy-Merkel.

Voilà pourquoi, après avoir élu ensemble un Président de la République de gauche, François Hollande, le 6 mai, il conviendra de constituer une majorité de gauche, bien ancrée à gauche à l’Assemblée Nationale, dés le 10 juin, avec des députés du Front de Gauche au service exclusif de la défense et de la promotion de vos intérêts, pour une France sociale. C’est l’engagement que je renouvelle ici.

Ensemble pour battre Sarkozy et faire gagner la gauche le 6 mai.

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22 avril, vote Mélenchon, vote d’espoir 1

Jusqu’à dimanche soir, les électrices et les électeurs vont choisir le bulletin qu’ils mettront dans l’urne. Le rejet du Président sortant est si fort, si largement partagé qu’on voit mal ce qui pourrait empêcher une majorité de nos concitoyens de tourner la page d’un quinquennat qui leur aura fait tant de mal, qui aura défiguré notre beau pays, qui aura terni son image en Europe et dans le monde. Et son projet est encore pire que son bilan ! Les enquêtes d’opinions confirment ce que nous entendons et ressentons autour de nous. L’actuel climat ressemble à celui qui précédait la victoire du “non” au référendum de 2005. Elles nous disent que la gauche et l’écologie politique sont, au premier tour, à un niveau bien plus élevé qu’en 2007 de dix pour cent puisqu’elles atteignent les niveaux de 1981 qui ont permis la victoire de François Mitterrand. C’est grâce à la percée de Jean-Luc Mélenchon depuis quelques semaines qui conforte toute la gauche. Elles nous disent aussi, depuis des mois et des mois, sans aucune exception, que F. Hollande l’emportera au second tour avec une avance à la mesure de la répulsion suscitée par le candidat des riches. Elles nous disent enfin que, notamment sous les coups de boutoir du Front de Gauche, la candidate de l’extrême-droite n’est heureusement pas en mesure de rééditer le sinistre “exploit” de son père en 2002. C’est donc en toute liberté et sans risque, dimanche prochain, que chacune, chacun pourra non seulement choisir le changement à gauche mais surtout la nature et le niveau de ce changement. Or, ce dont il est question, c’est de savoir si cette élection, puis celles des députés qui suivront, permettront ou non de renouer avec les fils d’un processus démocratique trop longtemps interrompu, pour une marche en avant vers le progrès social, humain, écologique. Il s’agit de le faire dans les conditions de notre époque en tirant pleinement les leçons de tout ce qui a échoué, aujourd’hui comme hier, ici comme ailleurs.

L’un des grands défis à relever devrait être de briser l’actuel cercle infernal qui fait que les générations actuelles vivent plus mal que leurs parents. Il suppose un changement de logique, de pouvoir pour  progresser vers une société nouvelle inscrivant à son fronton : « l’humain d’abord » et non plus la dictature des puissances d’argent. Le grand mérite du Front de Gauche et de son candidat aura été précisément de commencer à briser le rouleau compresseur de la fatalité, d’une pensée unique qui, toujours, prend le parti des plus fortunés contre celui des exploités, des opprimés et des méprisés. Au fond, n’est-ce pas la reconnaissance de ce mérite là qu’a exprimée F. Hollande, dans un entretien à nos confrères de Libération, il y a quelques jours, affirmant : « Jean-Luc Mélenchon n’est pas mon adversaire, ni même mon concurrent », souhaitant « que le score du reste de la gauche soit important, qu’ont ait un total des voix de gauche qui nous permette d’avoir de la marge, qui nous permette de gagner, oui ».  Et parlant des électeurs, le candidat du Parti socialiste a ajouté : « J’aurai donc à écouter leur message », précisant  que « l’enjeu est de savoir sur quelle ligne politique je peux gagner cette élection ». Or, pour une part importante, c’est le score atteint par Jean-Luc Mélenchon qui influencera  cette «ligne» dans le sens d’une politique capable de donner vie à une évolution révolutionnaire,  indispensable au mieux vivre, au mieux être, à la solidarité, à la paix, à de nouveaux progrès de civilisation.

Nous ne pouvions mieux dire combien le vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon est d’une utilité irremplaçable pour nos concitoyens et la gauche toute entière. Plus le message sera fort, plus les chances de réussir les changements tant espérés et depuis si longtemps seront grandes. Plus la nécessité d’une autre répartition des richesses et d’une nouvelle manière de les produire prendront le pas sur une austérité qui partout enfonce dans la crise, avec son cortège de souffrances pour le monde du travail, des retraités et de la culture. Il faudra en effet que soit mise sur la table l’énormité des sommes qui devraient enfin servir aux êtres humains et non plus à la finance. 317 milliards d’euros de revenus financiers soustraits des  entreprises contre les salaires et l’emploi ; 170 milliards de cadeaux fiscaux et sociaux contre la justice et la protection sociale ; 210 milliards pris sur les résultats des entreprises pour être versés en dividendes aux actionnaires contre la sécurité de l’emploi ; 1000 milliards prêtés aux banques privées au taux exceptionnel de 1%. En voilà des sommes astronomiques à répartir autrement pour que le plus grand nombre puisse vivre mieux et pour sortir de la crise !

Il en est de même des pouvoirs d’intervention des salariés sur la gestion de leur entreprise et de l’économie. Ou encore de la force à se donner pour résister et riposter aux offensives de la finance internationale, de la Commission de Bruxelles qui ne supporte pas qu’on puisse envisager un référendum sur le nouveau traité européen, ni que l’on refuse l’outil installé depuis une banque de Francfort, lundi dernier, pour spéculer contre la dette de la France. D’ailleurs dans un ultime sursaut, la droite n’hésite pas à faire appel aux marchés financiers contre le pays en cas de victoire de la gauche.

D’ici dimanche soir, les manœuvres de dernière heure, avec leur lot de diversions, de ferments de division, ne vont pas manquer. Des peurs seront agitées. Sereinement, confiants, tous ensemble, jusqu’à la dernière heure, nous allons nous efforcer de rassurer, pour convaincre les hésitants, conforter celles et ceux qui font mouvement vers Jean-Luc Mélenchon avec l’espoir raisonné qu’une très bonne nouvelle est à la portée de ces derniers efforts. Nous le ferons avec en tête les épisodes d’une extraordinaire campagne de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche qui rend possible la concrétisation de nos espoirs.

Salaires, services : Bruxelles veut accélérer la casse sociale Répondre

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La commission de Bruxelles présente ce mercredi deux mesures dangereuses pour les salariés. Elles entraineraient un recul sans précédent du droit du travail et une remise en cause du SMIC.

La première mesure concerne la prestation de services. Deux projets de directives sont soumis au vote du Parlement européen. J’avais déjà alerté sur les risques que font encourir ces textes en parlant d’un retour de Bolkestein.

Attention !  Danger ! La seconde est la création d’un SMIC différencié par branche professionnelle. Ce serait l’éclatement du salaire minimum existant à l’échelle nationale, et donc du SMIC en France.

Il faut au contraire instaurer un SMIC européen afin de créer partout un salaire minimum et ramener vers le haut les salaires minimums de chaque pays européens.

C’est la garantie d’une relance de la consommation en Europe. C’est ce que nous proposons, avec le Front de gauche et notre candidat Jean-Luc Mélenchon, en portant le SMIC à 1 700 euros en France.

Jean-Luc Mélenchon, le vote de l’espoir 3

 

La demande de changement est certainement la chose la plus partagée partout dans notre pays, du plus petit village à la plus grande ville. M Sarkozy a beau tenter de faire semblant de changer son image, rien ne fera oublier son terrible bilan contre les familles populaires, contre le pays lui-même, le plongeant dans une crise inconnue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, bafouant le vote majoritaire contre le projet de constitution européenne devenu traité de Lisbonne, servant généreusement les plus fortunés et les puissances d’argent sous forme de réductions d’impôts et de cotisations sociales. L’intérêt général commande de mettre fin à son mandat le 22 avril et le 6  mai.

Et, il faut en même temps, faire reculer la dangereuse extrême-droite lepéniste qui fait semblant de protester contre le sort fait à nos concitoyens pour mieux cacher qu’elle sert les forces de l’argent, répand la haine et la division pour mieux protéger les banquiers. Il faut donc les battre. On doit au courage de Jean-Luc Mélenchon d’avoir affronté et démasqué cette extrême-droite haineuse et anti-républicaine.

Maintenant, il faut, dés dimanche prochain, créer les conditions de rebâtir le progressisme à la française en faisant gagner la gauche. Mais, l’intérêt de toutes et tous appelle une gauche bien ancrée du côté des aspirations des gens, bien ancrée à gauche. C’est le vote Mélenchon qui va le permettre. La progression régulière de ce vote depuis le début de la campagne fait progresser toute la gauche, semaine après semaine.

Le candidat F. Hollande reste en tête des enquêtes d’opinion, souvent loin devant la droite. Le candidat du Front de Gauche grâce à ses propositions neuves d’amélioration concrète de la vie quotidienne, possibles grâce à une nouvelle répartition des richesses, mobilise de nouvelles familles qui voient dans ce vote une assurance, une garantie que leurs espoirs ne seront pas déçus. Toutes celles et ceux qui veulent battre N. Sarkozy et obtenir une politique vraiment de gauche ont tout intérêt à utiliser le vote Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

C’est d’autant plus décisif que les chantiers de reconstruction dans nos campagnes sont majeurs. D’abord changer la politique agricole commune pour défendre l’atout agricole et alimentaire et améliorer le revenu paysan, défendre l’hôpital, le médecin de campagne, la poste, l’école, la gendarmerie, possible avec la ferme volonté de sortir des carcans européens et de refuser le projet de nouveau traité européen. Or, M. Sarkozy a préféré laisser s’installer depuis une banque allemande, un nouvel outil de spéculation contre… la dette de la France. Cette spéculation augmentera encore les intérêts de la dette qui engraisse les banques, que les familles populaires vont payer sous forme de hausse de TVA ou de diminution des services publics. Améliorer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des paysans pour améliorer la situation du petit commerce et de l’artisanat. C’est possible à condition de répartir autrement les richesses, donc de réorienter l’argent vers le travail. Il faut  décider de changer le système de crédit et la fiscalité de telle sorte qu’on défende l’activité ainsi que les petites entreprises. Une action nouvelle devra être engagée pour revaloriser les retraites agricole et celles des salaires. Cela passe évidemment par de la justice fiscale et sociale.

Dimanche prochain, dans chaque village, on peut peser de ce côté, peser pour soi, pour un nouvel élan pour nos campagnes avec le vote Jean-Luc Mélenchon. Cette fois aucun risque que la gauche ne soit pas au second tour, elle progresse. Lui donner encore de la force et un contenu vraiment progressiste est possible avec le vote Jean-Luc Mélenchon. C’est le moyen de mettre ses colères mais aussi ses espoirs dans les urnes.

Un attentat financier Répondre

La main invisible du marché n’existe pas. Il n’y a que des décideurs politiques qui la manœuvrent tel un pistolet contre la tempe des peuples. En voici une nouvelle preuve. Le pouvoir sarkozyste et l’autorité des marchés financiers créent, à partir de lundi matin, une nouvelle arme de… spéculation de masse sur… la dette française.

On peine à le croire tant la machinerie au service de la finance est énorme. Elle répond du nom d’« Eurex ». Elle est l’équivalent d’une bourse de la banque Deustche Börse, basée à Francfort, à quelques pas du siège de la Banque centrale européenne. Elle est directement connectée à deux banques anglo-saxonnes Barclays Capital et Morgan Stanley. Celles-là même qui mettent les Grecs à genou. Voilà le mécanisme par lequel va être organisé le pillage des richesses de la France.

Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont crées aux peuples, sous forme de réduction des services utiles, du recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales, avec la tentative de privatiser la sécurité sociale à terme, mais voici que la dette elle-même est pour eux partie intégrante du marché capitaliste et  destinée à rapporter beaucoup d’argent aux ogres de la finance. Parce que la France constitue le deuxième « marché » de la dette après l’Allemagne, les banksters, comme les vautours décident de la piller toujours plus. Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés dans le feu de  la spéculation. Les banques et fond financiers y gagneront  chaque soir des centaines de millions d’euros payés par les travailleurs et les retraités victimes des hausses de TVA, des réductions de services publics, de la baisse du niveau des pensions de retraite pour rembourser… les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse.

L’attentat financier qu’organisent M. Sarkozy et l’autorité des marchés financiers à quelques jours de l’élection présidentielle doit être dénoncé. La gauche devra avoir le courage et la force d’interdire tous les mécanismes de spéculation. Refuser que la finance impose ses diktats demande des actes clairs : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, la réalisation d’un audit citoyen de la dette, la remise à la Nation de la propriété des principales banques, le changement des missions de la Banque centrale européenne. Il s’agit de contrer la spéculation grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la réindustrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique. Pour ce faire, la gauche pourra s’appuyer sur la mobilisation des citoyens telle qu’elle se sera exprimée dans les urnes dés le 22 avril et aussi dans le référendum à organiser sur le projet de nouveau traité européen. La poursuite de la progression du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.

Plus que jamais portons haut le beau drapeau de « l’humain d’abord », contre les ravages de la loi de l’argent. Le pouvoir de droite, suppôt des puissances d’argent qui, en ce moment même, conspirent contre les intérêts économiques et sociaux fondamentaux de la Nation, devra répondre de ses actes. C’est ce que réclameront avec force, dans la joie et la détermination, les dizaines de milliers de personnes qui se rassembleront ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à Marseille pour résister au coup d’état financier et progresser ensemble vers la République sociale.