Fillon, l’austérité 7

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Après les grands sommets des puissants, M. Fillon vient présenter une note salée aux familles populaires, aux ouvriers, aux assurés sociaux, à celles et ceux qui souffrent déjà terriblement de la crise.

Il se livre d’ailleurs à une opération jamais vue jusque là. Le parlement n’a même pas fini de discuter du budget et du précédent plan d’austérité que le Premier ministre modifie tout pour serrer encore plus la vis à la France qui travaille comme à celle qui est privée d’emploi. Il veut prendre 19 milliards d’euros dans leur poche, alors que le couple Sarkozy-Fillon a fait depuis quatre ans 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus fortunés.

Cette purge sociale aggravée fait gravir encore plusieurs échelons de l’injustice fiscale et sociale tout en protégeant les plus fortunés et les puissances financières.

En relevant le taux de TVA réduit de 5,5% à 7%, les budgets déjà serrés seront encore plus pillés. C’est la même logique qui s’applique au gel des barèmes de l’impôt sur le revenu pour les deux prochaines années. M. Fillon affirme que, du fait de la progressivité de l’impôt sur le revenu, cette mesure est équitable. En vérité, la fiscalité la plus injuste c’est-à-dire la fiscalité indirecte est payée par tous également, quel que soit le niveau de revenu. Elle fait donc plus mal aux familles modestes alors que le gel barème de l’impôt sur les plus fortunés et le revenu protège les plus riches.

Non content d’avoir massacré nos retraites, le docteur es casse qu’est devenu Fillon décide d’un coup de force supplémentaire, sans consultation ni des syndicats, ni du parlement, en allongeant pour la deuxième fois la durée du travail.

Ce sont encore les familles populaires qui paieront le prix du gel de la revalorisation des prestations sociales  à 1%. Jusqu’alors, ils étaient logiquement indexés sur l’inflation. Celle-ci étant aujourd’hui aux alentours des 2%, c’est donc bien d’une baisse des prestations sociales réelles dont il s’agit.

Bien pire, à la limite de l’inhumanité, c’est aux malades que reviendra encore une fois de supporter le poids d’une bonne partie des économies. Après la taxe scandaleuse sur les mutuelles du plan de cet été, il est aujourd’hui question  de pressuriser le budget de l’assurance maladie  de 700 millions d’euros. Au-delà des mots, cela signifie de nouveaux déremboursements de médicaments et d’actes médicaux. En plus d’être injuste, immoral, c’est une aberration économique, car une maladie non soignée à temps coute beaucoup plus cher à soigner quand elle s’est développée, à moins qu’en haut lieu on ait décidé de reculer d’un siècle.

L’obligation faite aux collectivités territoriales de présenter régulièrement leurs résultats en terme de réduction des effectifs et des déficits les oblige encore à réduire le service public communal ; départemental ou régional quand l’Etat saccage le service public national.

Loin de résoudre la réduction de la croissance, le programme de M. Fillon l’aggravera.  En pressurisant l’activité, il ralentit encore la croissance dans un cercle vicieux qui mène le pays à la ruine. C’est au contraire une politique de relance économique qu’il faut faire. Lui qui clame avoir présenté le  « budget le plus rigoureux depuis 1945 » devrait se souvenir du fait qu’au sortir de la seconde Guerre mondiale, justement, dans un pays ruiné, dévasté,  c’est la création de la sécurité sociale, la troisième semaine de Congés payés, l’augmentation des salaires, l’investissement dans les infrastructure du pays et les services publics, qui ont permis de redresser le pays.

En fait, MM. Fillon et Sarkozy viennent de démontrer que seuls compte pour eux les sermons des agences de notation, les résultats des banques et des rapaces de la finance, les injonctions de la Commission européenne et de la Banque Centrale Européenne.

Le peuple doit se mobiliser pour les battre, exiger un audit sur la dette publique, une action efficace contre l’évasion fiscale, une augmentation des revenus du travail, la défense de l’emploi  des services publics, une nationalisation des banques pour inventer l’économie en faveur des êtres humains et lancer de grands projets d’infrastructure dans le logement, les transports, l’éducation, la recherche dont le pays a besoin.

Le rassemblement et la mobilisation populaire sont à l’ordre du jour.

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A l’offensive ! 3

La crise prend une telle ampleur, les inégalités sont devenues si criantes et si insupportables que quelques représentants des grandes fortunes et du patronat en Europe et aux Etats-Unis se portent volontaires pour verser quelques miettes de leurs exorbitants profits aux budgets nationaux. Chez nous ce sont les mêmes qui ont milité pour l’abaissement de l’impôt sur les sociétés et la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes. Ils espèrent ainsi sans doute se dédouaner de leur écrasante responsabilité dans ce qui  a conduit aux désastres actuels en laissant entendre  que les sacrifices seraient répartis entre tous. Ils redoutent une colère qu’ils sentent monter un peu partout dans le monde. Ils craignent par dessus tout, peut-être comme jamais, de voir les victimes de leurs choix mettre en cause leur système, le capitalisme. Peut-être considèrent-ils que plus la ficelle est grosse, plus elle peut marcher. Illusion qui conduit le  Premier ministre à se fendre d’un long texte pour Le Figaro appelant à l’unité nationale.

Selon lui, pour sortir de la crise, il faut absolument obtenir l’équilibre des comptes publics, oubliant qu’il a fortement contribué à les détériorer avec ses cadeaux aux plus fortunés. Rappelons qu’en 2007, la dette du pays représentait 63,6% de la valeur des richesses produites. Elle dépassera 86% en 2011. Il faudrait inventer un mécanisme dit de « la règle d’or », gravé dans la Constitution. M. Fillon ne fait là que traduire en français les conclusions du pacte d’austérité proposé d’un commun accord par Mme Merkel et M. Sarkozy. Les droites ultras-libérales au service de la haute bourgeoisie ont besoin de trouver les moyens d’accélérer encore la rentabilité du capital au cœur même d’une crise dont tout indique qu’elles ne maîtrisent plus ses évolutions. Il leur faut impérativement tenter d’obtenir un consensus national et européen. En d’autres termes,  les salariés, les retraités, les jeunes, tous ceux qui n’ont aucune responsabilité dans la crise qui les fait tant souffrir, devraient se retrouver du même côté que les requins de la finance qui leur imposent d’énormes sacrifices et en réclament sans cesse de nouveaux. « Acceptez la baisse généralisée des salaires, des pensions, un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite, la réduction des crédits publics et des services publics, la vente ou l’ouverture du capital d’entreprises publiques ; soyez raisonnables comme le sont ces multimillionnaires disposés à faire un geste », tel est le sens de l’appel du Premier Ministre. Bizarre, il ne demande pas un consensus national pour retrouver les 7,8 milliards perdus avec la suppression de la taxe professionnelle, les près de 3 milliards de TVA sur la restauration, le retour des 2 milliards de l’impôt sur la fortune, de supprimer le cadeau de près de 6 milliards du système dit « Copé » aux grandes entreprises qui revendent leurs filiales.

Derrière le projet de « la règle d’or » il y a deux idées mensongères : la première vise à accréditer l’idée qu’il n’y a pas de politique alternative. La seconde, en lien avec « le pacte pour l’euro plus », vise à démanteler l’Etat et les biens communs publics pour l’éternité. D’ailleurs, l’arnaque de cette règle pour le veau d’or, consisterait à la voter en urgence pour une application en … 2013, après donc les élections législatives et présidentielles. Du reste, ces projets existent déjà dans le traité de Maastricht, à peine accepté par le peuple français, et le traité de Lisbonne, rejeté par plusieurs peuples en Europe. Nos concitoyens ont déjà  signifié en toute lucidité qu’ils ne voulaient pas de cette Europe ultralibérale. Ils ont toutes les raisons de confirmer leur choix et de rejeter la fuite en avant qu’on veut leur imposer. N’est-ce pas la politique dont ils ne voulaient pas, qui, au cours des trois dernières décennies a conduit notre pays, l’Union européenne et le monde au bord du gouffre ? Ce sont ces choix qui ont délaissé l’idée du crédit public issu d’un secteur bancaire public et mutualisé au profit d’une finance totalement libre. Ce sont ces choix qui ont créé à marché forcée un euro fort calqué sur le mark, géré par une Banque centrale européenne basée d’ailleurs à Francfort pour la compétition avec le dollar, contre l’emploi et les services publics. Ce sont ces choix qui ont consisté à déconnecter partout dans le monde les prix des salaires et des niveaux de retraite, de l’activité réelle et organisé un transfert de plus en plus important des richesses issues du travail vers le capital.

Ceci a été fait de deux manières : d’une part avec des ponctions de plus en plus grandes sur le travail au bénéfice du capital de plus en plus concentré. D’autre part, avec l’abaissement permanent des services publics, la réduction des contributions des grandes entreprises et des banques à l’intérêt général, la pression à la baisse sur le niveau des retraites, la réduction des moyens pour la sécurité sociale, le déremboursement des médicaments ou la réduction des politiques publiques d’intérêt général. C’est la mise en place d’une économie de rente pour les oligarchies financières au lieu de la valorisation du travail, du savoir, de la culture, de la santé, de la protection sociale et de tous les droits humains fondamentaux.

Il ne s’agit pas, comme on nous le serine sans cesse, d’une crise de la dette. Une sorte de trou qu’il faudrait reboucher. C’est bien plus grave ! Nous avons affaire à la crise du système capitaliste mondialisé et financiarisé qui cherche sans cesse à rentabiliser le capital et spolie, pille, surexploite et détruit le travail et les droits humains. Et les solutions de droite à l’œuvre ne feront que provoquer l’aggravation de cette crise globale et totale. Les demi-mesures sociales-libérales ne seraient pas plus efficaces.

Les solutions sont à rechercher dans un renversement de la situation qu’une formule simple résume : l’humain d’abord contre l’argent roi ! L’issue passe par une nouvelle répartition des richesses. Cela veut dire, même si cela apparaît totalement en dehors de l’ambiance crée par le système médiatique, par les mêmes spécialistes de service et autres donneurs de leçons,  l’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux et l’amélioration de la protection sociale. Voilà la priorité sur laquelle il ne faut pas baisser la garde. Il faut également une réforme fiscale d’ampleur qui permette de réorienter l’argent vers le travail et non plus vers la spéculation, l’accumulation de fortunes pour quelques uns et la rentabilisation à outrance du capital spéculatif. On nous dit que cela ne peut se faire que dans un cadre européen. Chiche ! Allons-y partout.

Instituons une taxe sur les transactions financières et les grosses transactions bancaires. Harmonisons par le haut les impôts sur la fortune et l’impôt sur les sociétés. Asséchons les paradis fiscaux. Imposons une confrontation, un audit public et contradictoire sur les causes et la nature des dettes publiques. Changeons le crédit. Revenons à un système de crédit public avec un secteur bancaire public qui affecte le crédit avec des taux d’intérêt bas voir nuls s’il s’agit d’impulser le développement économique durable et écologique créateur d’emplois, de formation, de biens publics et généraux, de la santé, des transports, des infrastructures communes dont nous avons besoin. En ce sens, les statuts de la Banque centrale européenne doivent être changés pour être au service du travail et de biens communs. Les traités de Maastricht et de Lisbonne doivent être déclarés caducs et un débat doit être ouvert pour un nouveau traité de développement social et humain, écologique, solidaire et pacifique. Les critères de gestion des Etats comme ceux des entreprises doivent être totalement inversés. Songeons qu’aujourd’hui les seules charges financières de l’Etat atteignent 50 milliards d’euros et absorbent la totalité de l’impôt sur le revenu. Songeons que les entreprises qui compressent sans cesse les salaires et l’emploi ont payé 395 milliards d’euros de charges financières aux banques dans notre pays. Combien de services publics, combien de logements, d’écoles, de maternités, de Postes n’aurait-on pu sauver avec tout cet argent ? Combien d’emplois, de projets nouveaux, pour un autre développement n’aurait-on pu créer ? Enfin, des services publics modernisés et démocratisés sont facteurs d’égalité entre citoyens et outils d’efficacité pour la relance économique. Ils doivent être redéveloppés et élargis. Voilà pourquoi le fonds de stabilité financière européen qui aujourd’hui n’a vocation qu’à garantir les banques doit être transformé en un fonds servant le développement humain, social et écologique en Europe.

L’heure n’est donc pas à une sorte d’unité nationale pour se laisser imposer des difficultés supplémentaires, l’appauvrissement, la précarité et le chômage mais dans la mobilisation , le rassemblement pour faire reculer les puissances d’argent, battre la droite et l’extrême-droite.  Que les travailleurs, les jeunes, les retraités, les précaires ne se laissent pas écraser. Qu’ils passent à l’offensive.

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La tactique change pour la même sale politique 2

Une petite musique médiatique explique depuis plusieurs jours qu’à la faveur de la crise européenne le président de la République retrouve de la crédibilité et remonte dans les sondages. Que se passe-t-il ? Le chômage diminue ? Le pouvoir d’achat s’améliore ? L’augmentation des salaires et une baisse des prix sont décidés ? Une réforme fiscale juste est-elle en cours ? Toutes les suppressions d’emploi dans les services publics notamment à l’école et dans les hôpitaux sont-elles abandonnées? L’Europe érige-t-elle enfin en priorité absolue le sort des êtres humains et non plus celui des banquiers ? Rien de tout cela évidemment ne connaît un début de commencement. Certes, il y a un changement de tactique, des mises en scène nouvelles, l’organisation de l’expression d’une droite ultra pour donner à M. Sarkozy un visage d’homme raisonnable ; des mensonges et la préparation de la figure du futur père de famille avec l’isolement de Madame sous les lambris du fort de Brégançon, avec la distillation régulière de photos sur papier glacé de la grossesse dans quelques magazines. Rien à voir évidemment avec le sort de l’ouvrière de l’agroalimentaire ou de l’employée de supermarché contrainte de travailler plus longtemps dans le stress. Car la souffrance sociale continue de se répandre dans tous les pores de la société, tandis que les profits des grands groupes ne connaissent aucun congé. Les plus scandaleux étant ceux de la firme Total, qui s’engraisse -l’Etat aussi-  à mesure que chaque famille utilise son véhicule.

 Pendant ce temps là, loin des images glamour, notre pays bombarde chaque soir la Libye et dépense chaque jour près de 3 millions d’euros dans ces guerres inutiles, là comme en Afghanistan. On est aujourd’hui à mille lieues de la nécessaire protection des populations menacées par le dictateur libyen. En Afghanistan, les talibans n’ont pas reculé d’un pouce, la corruption gangrène toutes les sphères du pouvoir, les attentats meurtriers se poursuivent et la liberté progresse à reculons. Cela n’empêche pas le gouvernement de faire croire avec  un cynisme sans nom que nos soldats y perdent la vie pour de bonnes causes alors qu’il ne s’agit que d’élargir la zone d’influence d’un Occident capitaliste à bout de souffle. On ne peut qu’être outré que le président de la République ait pu se servir de la mort des cinq derniers soldats la semaine dernière pour une lamentable opération politique dans la cour des Invalides, sans que personne n’ose répliquer, lui laissant le champ libre pour se présenter en une sorte de « père de la nation » qu’il n’est pas. C’est lui qui a intégré la France dans l’OTAN. C’est lui qui a été à l’initiative de la guerre en Libye.

C’est lui encore qui se sert de la crise européenne et des difficultés des gens pour tenter de liquider définitivement la souveraineté populaire, après avoir détourné autoritairement le refus du traité de Lisbonne  exprimé par une majorité de Françaises et de Français. Il est revenu du dernier Sommet européen en faisant répéter partout par ses perroquets qu’il en était le grand vainqueur. Une bonne partie de la presse allemande a dit de même de Mme Merkel. Il ne faut pas se tromper, les seuls grands vainqueurs de ce sommet sont une nouvelle fois les institutions financières et les banquiers dont Mme Merkel et M. Sarkozy défendent les intérêts. Pire ! On peut penser que désormais une partie des rapaces de la finance parie sur un défaut de paiement de la Grèce, ce qui permettrait aux assurances détenues par ces mêmes institutions financières sous le nom de « credit default swaps » ou « CDS » de ramasser la mise. Au royaume du capitalisme, les capitalistes gagnent au tirage et au grattage.

Et voilà que le premier ministre, a eu « l’ingénieuse » idée de détourner le projet de solidarité européenne en annonçant que les décisions du Sommet européen allaient augmenter de 15 milliards les dettes françaises. Si on comprend bien François Fillon, il faudrait que le peuple grec fasse encore plus de sacrifices et privatise plus vite ses entreprises pour ne pas augmenter la dette en France. Bref,  un tour de prestidigitateur qui fait ainsi croire que le niveau des impôts chez nous dépend des sacrifices que feront les Grecs. Scandaleux ! C’est la division entre les peuples, c’est le nationalisme cultivé. C’est ignoble. Une fois de plus la grande escroquerie de ce sommet est qu’en tout état de cause ce sont les peuples qui vont payer et souffrir. Et la deuxième partie de l’argumentaire consiste à faire croire que le salut passe désormais par une plus grande intégration européenne pour aller vers une Europe fédérale dirigée par une main de fer mue par un pouvoir encore plus éloigné des populations. Un pouvoir qui impose  ses vues, non pas pour faire progresser l’idée européenne, la solidarité entre les peuples, mais pour que triomphe l’ultra capitalisme financier. C’est tout le sens de la mise en place du Pacte Euro Plus * toujours caché aux citoyens, et de la création du « Mécanisme européen de stabilité financière » qui n’est que l’enfant du Fonds monétaire international fonctionnant selon les mêmes critères pour défendre l’économie capitaliste de rentiers pour soutirer toujours plus les richesses produites par le travail.

Rien de neuf ne se fera sans dépasser ce système. Un projet européen social, solidaire, écologique, pacifique n’avancera pas tant qu’on ne mettra pas fin à la liberté totale de circulation des capitaux, sans taxer les transactions financières et les grosses transactions bancaires, sans mettre un coup d’arrêt au libre échangisme mondial intégral, sans changer les rôles et les fonctions de la Banque centrale européenne, sans transformer l’euro en une monnaie commune servant l’emploi, le progrès social et économique, sans un crédit public nouveau s’opposant aux marchés financiers, sans permettre à la BCE de pouvoir couvrir les dettes des Etats par création monétaire et sans une appropriation publique des secteurs bancaires permettant la relance de projets européens créateurs d’emplois et d’aides aux économies insuffisamment développées par rapport à celles des pays du Nord. Une grande campagne devrait être lancée pour obtenir la vérité sur la nature des dettes publiques et les effets de la spéculation sur ces dettes.

Les mouvements des Indignés qui se poursuivent, les actions syndicales prévues dans quelques semaines, et la Fête de l’Humanité sont de grands moments d’explication, de confrontations,  de rassemblements, pour créer un nouveau rapport de forces au service des peuples, qui rejette l’austérité à perpétuité et transforme radicalement l’Europe afin que s’améliorent nos vies de tous les jours.

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* Lire à ce sujet « Le Pacte des Rapaces ».

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F. Fillon doit agir sans délai pour la libération de l’équipage du Dignité Al Karama 6

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Comme nous le redoutions, l’armée israélienne a arraisonné aujourd’hui le navire français Dignité – Al Karama, qui faisait route vers Gaza chargé d’aide humanitaire. Le bateau a été détourné vers le port israélien d’Ashdod et l’équipage arrêté. Ce voyage avait pour but de dénoncer le blocus illégal que l’Etat d’Israël fait lourdement peser sur les populations civiles du territoire occupé.

 

Une fois de plus le gouvernement israélien, conforté dans l’impunité, fait fi du droit international et brise allègrement les règles qu’il prévoit dans ces cas (en l’occurrence du manuel de San Remo sur les conflits armés en mer).

 

Apprenant cette nouvelle, j’ai immédiatement contacté le Premier ministre, M. François Fillon, pour lui demander de prendre toute les dispositions nécessaires à la libération sans délai des 16 membres de l’équipage du bateau, parmi lesquels de nombreux français et des journalistes, pour la restitution de leur bateau et de sa cargaison.

 

Plus largement, je lui demande de prendre les décisions nécessaires pour briser l’impunité dont a trop longtemps bénéficié le gouvernement israélien et qui coûte au peuple palestinien sa vie, ses libertés, ses terres et sa dignité depuis 1957.

 

Arrêté avant d’avoir rejoint Gaza, le Dignité – Al Karama et son équipage auront néanmoins rempli leur mission : mettre en lumière le scandaleux blocus unilatéral et condamné par la communauté internationale que le gouvernement israélien fait peser sur le peuple palestinien.

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