Attention ! Voici le retour de “Bolkestein” 4

Deux directives dangereuses sur le droit de grève et la prestation de services

Ce mercredi 21 mars, la Commission de Bruxelles a rendu publiques deux nouvelles propositions de directives. Les citoyens doivent en être avertis : elles représentent des régressions sociales et démocratiques.

Le premier texte limite purement et simplement le droit de grève

Balayant d’un revers de main les demandes des organisations syndicales et de la Confédération européenne des Syndicats (CES), la Commission a fait sienne une jurisprudence honteuse.

Cette jurisprudence s’appuie sur deux décisions prises en 2007 par la Cour européenne de justice qui avait jugé illégales les grèves et actions des salariés et syndicats dans deux affaires (travailleurs estoniens dans les ferries Viking Line en Finlande et entreprise lettone sur les chantiers de construction Laval en Suède).

Selon cette jurisprudence, les actions des salariés (grève, blocage de chantiers) – qui luttaient pour le respect des conditions de travail et des conventions collectives – remettent en question la libre concurrence et font « entrave à la libre prestation de service ».

La directive présentée aujourd’hui reprend totalement à son compte cette vision ultralibérale du droit du travail.

L’article 2 du texte proposé indique par exemple : « L’exercice de la liberté d’établissement et de la libre prestation des services énoncées par le traité respecte le droit fondamental de mener des actions collectives, y compris le droit ou la liberté de faire grève, et, inversement, l’exercice du droit fondamental de mener des actions collectives, y compris le droit ou la liberté de faire grève, respecte ces libertés économiques. »

C’est donc une restriction du droit de grève.

Le processus et d’autant plus choquant que la Commission cherche à imposer ce principe par un règlement du Conseil européen que seul les gouvernements européens peuvent amender et que le Parlement européen ne peut qu’accepter ou rejeter.

Il va sans dire que comme les syndicats je m’opposerai frontalement à ce texte.

Le second texte, sur le détachement des travailleurs dans le cadre d’une prestation de service dans un autre pays, vise à réviser la directive du 16 décembre 1996

En imposant le principe du respect du droit du pays où le service est fourni, ce texte devait encadrer dans le droit du travail les débordements qu’aurait pu provoquer la directive services dite Bolkestein avec son principe du pays d’origine.

Mais le maintien de la logique du seul respect des minima sociaux continuera de mettre en concurrence les salariés.

Les conditions de travail et salariales resteront uniquement basées sur les minima légaux existants au lieu d’être basées sur les pratiques en vigueur.

A travail égal, salaire et droits égaux. J’ai défendu ce principe fondamental de conditions de travail et de rémunération égales pour tous les travailleurs d’où qu’ils viennent lors du débat sur la directive permis unique qui visait à mettre en concurrence les travailleurs européens avec ceux venant des pays hors Union européenne. Je le défendrai avec autant de détermination pour tous les travailleurs européens.

Nous vous donnerons plus d’information sur ces deux textes antisociaux et anti-démocratiques dans les semaines à venir.

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Non, cette Union européenne n’est pas solidaire 1

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Ce Mercredi 28 septembre, le Président de la Commission européenne a prononcé le discours annuel sur l’état de l’Union. Le même jour, le Parlement a adopté les six textes législatifs instituant une “gouvernance économique” européenne… Décidément non, cette Union n’est pas solidaire.

Voici la vidéo du débat organisé le 29 septembre par Touteleurope auquel j’ai participé avec  Inigo Mendez de Vigo (Parti Populaire Européen – Espagne) et Liem Hoang Ngoc (Groupe socialistes et démocrates – France).

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Pas de cœur ! 3

Décidément cette Europe a un visage hideux. Elle n’a pas de cœur. Son credo est celui de l’argent, de la concurrence entre les êtres humains. Celui de la spéculation contre le bien être général.

Une fois de plus la semaine dernière, une réunion du Conseil européen des ministres de l’agriculture s’est terminée par la confirmation de la réduction de 480 millions d’euros à 113 millions du plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis qui permet à près de huit millions de personnes d’avoir quelques denrées alimentaires pour manger. 480 millions d’euros c’est moins d’un euro par citoyen européen.

L’Europe sociale n’existe pas. Non contente d’appliquer des orientations qui provoquent délocalisations, chômage, précarité, pauvreté, voilà qu’elle décide de laisser ses victimes sur le bord de la route, sans rien ! Elle est prête à supprimer 387 millions d’euros pour venir en aide aux pauvres, alors qu’elle met plus de 440 milliards d’euros pour garantir les banques européennes qui font du profit en spéculant sur les dettes de la Grèce, du Portugal, de l’Italie ou de l’Irlande. Il n’y a pas d’argent pour les affamés que cette Europe du capital produit, mais on en trouvera dans quelques jours pour recapitaliser les banques qui nous mettent à genoux.

L’argument invoqué pour diminuer cette aide est qu’elle ne doit plus relever du budget de la Politique agricole commune parce que, paraît-il, il n’y aurait pas d’excédents alimentaires. A voir ! En effet, il existe toujours bien des subventions aux restitutions qui, elles, profitent aux magnats de l’agro-business exportateurs. Mais, même dans le cas où le programme européen d’aide alimentaire ne doive plus relever du budget agricole, pourquoi ne met-on pas en place un programme de « cohésion sociale pour l’aide alimentaire aux plus démunis » ? Les peuples européens n’acceptent pas, à raison, que les plus fortunés se vautrent dans l’argent, le luxe et la spéculation pendant que des millions de personnes n’ont pas de quoi manger ou se loger.

Le combat pour la justice doit s’élargir et s’amplifier. Aucun humaniste ne peut comprendre les orientations actuelles de cette Europe dont les peuples se détournent de plus en plus.

Plus généralement, pendant que le monde des affaires multiplie les affaires juteuses, le monde du travail et des retraités ne cesse de souffrir. Ainsi, il est démontré que, l’an passé, chaque française ou français a dépensé 95 euros de plus qu’en 2006 pour sa santé. Les coûts pour se soigner augmentent deux fois plus vite que les revenus. Et la taxation à venir des complémentaires santé et des mutuelles, comme le déremboursement de près de deux cent médicaments supplémentaires, va encore alourdir sérieusement les coûts pour se soigner.

Avec le pouvoir actuel et l’Europe de l’argent, c’est le retour un siècle en arrière pour les peuples. Par contre, c’est toute l’année noël pour les puissants et les riches. Ceux dont on voit depuis des semaines qu’ils  ont transformé notre République à la belle devise de Liberté, Égalité, Fraternité en République des mallettes pour conquérir le pouvoir et tenter de le garder.

Le vote des grands électeurs faisant basculer pour la première fois, le Sénat à gauche depuis le début de la cinquième République, fait mesurer l’ampleur du discrédit du sarkozysme et l’aspiration à un autre pouvoir.

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A lire à ce sujet : L’Union européenne ne doit pas réduire son aide aux banques… ALIMENTAIRES !

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Peuples européens, unissons-nous 3

Le sort réservé aux populations de la Grèce devient proche de celui qu’inflige une dictature. Certes, le visage des véritables hommes de fer est caché. Éloigné du pays, un triumvirat composé de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission de Bruxelles, agit et impose ses insupportables oukases. Le versement d’une cinquième tranche de douze milliards d’euros du plan dit « d’aide » est conditionné à un terrible chantage, à un racket sur les plus pauvres, à la vente à l’encan du patrimoine du pays, des ports aux aéroports, de la poste, des compagnies d’électricité, du pétrole, du gaz, que rachèteront sans doute les grands groupes européens.

Un salarié ou un retraité ne disposant que de 680 euros par mois sera désormais lourdement imposé et en plus sa TVA augmentera et il paiera une taxe sur le carburant et le chauffage. Les allocations chômage diminueront, des salariés des services publics auront leurs salaires abaissés et pourront être licenciés. Les classes moyennes paieront en plus une taxe dite de solidarité.

La suite

Pour le maintien de l’aide alimentaire européenne 2

Après la décision inacceptable de la Commission de réduire le budget de l’aide alimentaire européenne, j’ai déposé une question écrite à la Commission. En voici le contenu :

La Commission a annoncé ce lundi 20 juin une coupe drastique dans le programme de l’aide alimentaire européenne. Cette réduction motivée par l’arrêt T-576/08 de la Cour de Justice Européenne fait porter un grand danger sur un programme existant depuis 1987 et dont dépendent plus de 13 millions de personnes souffrant de pauvreté alimentaire dans l’Union européenne.

Cette décision est totalement inacceptable, à la suite de l’année européenne de lutte contre la pauvreté, et au moment où de plus en plus de nos concitoyens européens sont victimes de l’exclusion, la pauvreté et la sous-alimentation.

La Commission a-t-elle conscience qu’en faisant passer l’enveloppe de l’aide alimentaire de 500 à 113 millions d’euros, elle prive d’autant les 240 banques alimentaires européennes qui reposaient sur cette aide ?

Quelles actions futures la Commission compte-t-elle entreprendre pour s’assurer que les 13 millions de personnes souffrant de pauvreté alimentaire et les 43 millions d’européens en risque de pauvreté alimentaire puissent bénéficier d’une aide à la mesure de leur détresse ?

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