Appel pour une dynamique populaire du Front de gauche 11

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Je mets à votre disposition cet appel, paru dans l’Humanité aujourd’hui, pour vous y joindre cliquez ici.

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Pour une dynamique populaire du Front de gauche :
engageons nos énergies citoyennes

Il faut chasser la droite du pouvoir en 2012. Massivement présente dans les mobilisations contre la réforme des retraites, cette exigence lance à la gauche un défi auquel elle ne peut se dérober : elle doit se rassembler pour lutter contre les effets de la crise dans laquelle nous plonge un capitalisme dépassé par sa propre cupidité et son aveuglement, et ouvrir une véritable alternative politique.

Ce ne sera pas facile. La désespérance et la colère ont creusé un fossé profond entre les couches populaires et la gauche, nourrissant l’abstention et la protestation sans perspectives politiques. Impossible de surmonter cet obstacle sans s’engager sur des mesures qui s’attaquent énergiquement à l’accumulation des richesses et des pouvoirs entre les mains de quelques uns et restaurent concrètement les valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité et de justice sociale.

La création du Front de gauche a fait naître un espoir qui s’est manifesté aux élections européennes et régionales. Que cet espoir grandisse et il marquera le paysage politique. Il remettra les attentes populaires au centre d’une véritable alternative de gauche dont la construction dépasse sa forme actuelle pour mobiliser des millions de femmes et d’hommes dans la perspective d’un véritable Front citoyen et populaire.

C’est pourquoi, membres ou non de partis ou d’autres organisations démocratiques, nous souhaitons aller au-delà d’un soutien au Front de gauche pour en devenir pleinement parties-prenantes. Nous avons des idées, de l’énergie, des liens avec des milliers de femmes et d’hommes dans notre pays. Rassemblons nos forces avec pour projet de construire et de gagner ensemble. En nous engageant personnellement, nous pouvons donner naissance à une véritable dynamique politique et citoyenne.

Les responsabilités des partis constitutifs du Front de gauche sont essentielles. L’une d’elles, à notre sens, est de faire en sorte que soit créé le cadre qui nous permettra de nous lancer dans la bataille. Un cadre auquel il sera possible d’adhérer directement sans autre condition que de partager les objectifs fondamentaux du Front de gauche. Un cadre dans lequel nous pourrons faire valoir nos idées et démultiplier sur tout le territoire des milliers d’initiatives citoyennes de rassemblement pour faire vivre un nouvel espoir à gauche et l’enraciner.

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Premiers signataires :

Gérard Alezard (syndicaliste), Nils Anderson (militant associatif), Ariane Ascaride (comédienne),
François Asensi (député-maire de Tremblay-en-France), Gérard Aschiéri (syndicaliste), Jacques Blin (militant associatif), Bernard Bloch (comédien, metteur en scène), Gérard Boulanger (Avocat), Magyd Cherfi (artiste), Patrice Cohen-Séat (président d’Espaces-Marx), Pierre Concialdi (économiste), Jacques Cossart (économiste), Claude Debons (syndicaliste), Bernard Defaix (militant pour les services publics),
Sophie de La Rochefoucauld
(comédienne), Valérie de Saint Do (journaliste), Christian Digne (journaliste), Jean-Michel Drevon (syndicaliste), Jean-Michel Ducomte (avocat), Helène Franco (magistrate),
Robert Guédiguian
(cinéaste), Jeannette Habel (Universitaire), Alain Hayot (sociologue, conseiller régional PACA), André Jaeglé (scientifique), Madeleine Jaeglé (cadre de soins), Gisèle Jean (syndicaliste),
François Labroille
(conseiller régional IdF), Richard Lagache (éditeur), Frédéric Lebaron (sociologue), Didier Le Reste (Syndicaliste), Philippe Maingault (militant associatif), Roger Martelli (historien),
Anne Mesliand
(syndicaliste universitaire, conseillère régionale PACA), Claude Michel (syndicaliste),
Gérard Mordillat
(écrivain), Dominique Noguères (militante associative), Jacques Lerichomme (syndicaliste, Conseiller régional PACA), Claude Mazauric (historien, professeur émérite), Simone Mazauric (philosophe et historienne des sciences, professeure émérite), Alain Obadia (membre du Conseil économique, social et environnemental), Laurence Paché (Conseillère régionale du Limousin), Michel Pinçon (sociologue), Monique Pinçon-Charlot (sociologue), Sophie Ponthieux (économiste), Jacques Ralite (sénateur),
Jacques Rigaudiat (économiste), Michel Rousseau (militant associatif), Jean-Louis Sagot-Duvauroux philosophe, homme de théâtre), Marie-Jean Sauret (psychanaliste), Georges Séguy (syndicaliste), Jean-Christophe Sellin Conseiller municipal de Toulouse), Evelyne Sire-Marin (magistrat, militante associative), Francis Sitel (responsable de revue), Juliette Triicot (juriste), Marcel Trillat (journaliste, réalisateur), Louis Viannet (syndicaliste), Marie-Christine Vergiat (députée européenne), Marie-Pierre Vieu (éditrice), Louis Weber (syndicaliste), Serge Wolikow (historien), Francis Wurtz (député européen honoraire), Malika Zédiri (militante associative)

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Attention ! Détournement d’attention ! 1

Après la défaite cinglante qu’elle a subie aux élections régionales, la droite, mandataire des forces de l’argent, fait feu de tout bois pour conserver le pouvoir suprême au-delà de 2012.

Les événements confus autour de la vie privée du Président de la République et de son épouse n’en sont que l’une des faces et des farces. Afin de resserrer les rangs autour de ce Président en chute libre, cette opération a été montée de toutes pièces au prétexte de « rumeurs ». Dans son entourage, on a même été jusqu’à évoquer un « complot mondial », lié à « des transferts de fonds ». Rien de moins pour “victimiser” un Président dont la politique fait tant de victimes! Il y a certes bien un grand complot international. Mais c’est celui que mène une petite caste gorgée d’argent et toujours assoiffée de profits qui met les peuples et les États à genoux. L’hôte de l’Elysée et les droites sont chaque jour partie prenante de ce hold-up.

Pendant cette tragi-comédie élyséenne, il se passe des choses graves… Pas dans le dos du Président mais dans celui de nos concitoyens. Des dizaines de milliers de salariés sont menacés de licenciement, au moment même où la droite libéralise les jeux en ligne qui rapporteront beaucoup aux copains. Les mêmes qui bénéficient déjà du bouclier fiscal que M.  Sarkozy refuse d’enterrer. Et pour satisfaire cette haute bourgeoisie internationale, le processus d’une nouvelle attaque contre les retraites est engagé, ici comme dans les autres pays européens. On glose beaucoup sur la pénibilité du travail, mais on vient de reculer l’âge de départ à la retraite pour les infirmières dont l’activité est loin d’être une sinécure! Les crédits pour la culture et la création sont sans cesse rognés. L’école subit un plan de réduction d’effectifs qui n’a rien à envier au plan sidérurgie. En vertu de la « directive  services » européenne, on veut mettre les crèches publiques en concurrence avec des garderies privées d’enfants. La pression mise sur la SNCF conduit à y réduire l’emploi et le service et à laisser le fret au privé. La majorité des agriculteurs est à l’agonie financière. Des milliers de travailleurs, privés de reconnaissance parce que « sans papiers » réclament leurs droits. Les charters antihumains de M. Besson se poursuivent. Et les lamentables comédies du Conseil et de la Commission européenne sur une prétendue aide à la Grèce se révèlent dans leur brutale cruauté. Le peuple grec paie la note et continuera de payer la voracité des banques et des compagnies d’assurances qui prêtent à ce pays à des taux d’intérêts usuraires sans que les institutions européennes n’agissent efficacement.

Cette dramatique situation mériterait à nouveau un vrai débat sur la nature de l’Union européenne, sur la nécessité et les conditions de la solidarité européenne. Rien de cela n’est organisé ! Voilà des éléments de l’actualité. Tout se fait contre les salariés, les chômeurs, les sans papiers, les paysans, les intellectuels, les créateurs, les retraités et l’intérêt général. Tout se fait pour les intérêts de l’argent roi, qui domine tout, pollue tout, saccage tout. Lire la suite

Ma lettre d’information 2

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Prix du lait : une nouvelle arnaque ! Répondre

Face aux résultats des élections régionales et à la pression populaire, même des députés de L’UMP se sont sentis obligés de demander au gouvernement un peu plus de justice. Pour cela ils avaient considéré qu’il était possible de faire un geste sur le bouclier fiscal, symbole de l’injustice de cette république tant il constitue un énorme cadeau aux plus fortunés. De retour des Etats-Unis, le président de la république leur a demandé de se taire. Il manifeste ainsi, de la manière la plus autoritaire, la façon dont il compte continuer à diriger le pays : au seul service de la classe des privilégiés de la fortune. Cette morgue du pouvoir est proprement insupportable et scandaleuse. Les principes de notre république sont sans cesse bafoués, et sans vergogne. Deux faits supplémentaires l’ont encore montré ces derniers jours. On n’a pu qu’être révolté la semaine dernière quand, le même jour, on apprenait d’un côté qu’un ministre avait loué un avion privé pour 116000 euros et, de l’autre, que la direction de l’entreprise Continental  propose un reclassement en Tunisie pour 137 euros aux salariés qu’elle a jetés à la rue. Quel symbole ! Quelle insulte faite au monde du travail ! 

Cette même semaine, le ministre de l’Agriculture a été contraint de réunir les industries laitières et la fédération des producteurs de lait parce que le prix du lait à la production continue de baisser. L’accord au rabais signé au mois de juin  dernier n’est même pas respecté. Ceci en dit long sur les projets de «contractualisation » prônés par le gouvernement et la Commission de Bruxelles. Le prétexte invoqué par les industriels laitiers est un niveau de prix du lait plus bas en Allemagne. Ainsi la «  liberté de concurrence »  pousse sans cesse à l’abaissement des prix à la production et à l’élimination des petits et moyens paysans. 

L’accord conclu au ministère de l’Agriculture est très mauvais. Il entérine la possibilité d’abaisser les prix en France pour les aligner sur les prix allemands puisqu’il veut instaurer un indice qui «  prendra en compte l’écart de prix entre le lait Français et Allemand». Un autre  indice devrait «  mieux tenir compte des prix mondiaux». Ainsi le pouvoir et les industries laitières, dont les profits augmentent pendant que les paysans sont acculés à la misère, ont décidé d’exploiter encore plus les agriculteurs. Face à de telles décisions, les agriculteurs comme les consommateurs doivent se mobiliser, dans l’unité la plus large. On ne peut laisser ainsi supprimer une profession, une grande filière française de production indispensable pour la souveraineté alimentaire, l’emploi, la vie des territoires, la gastronomie avec la diversité des fromages, des beurres et autres aliments issus du lait. 

La bataille doit porter sur le maintien des quotas de production par pays et la mise en place de prix minimums intra-européens. La création d’un office européen du lait pourrait être un outil pour avancer en ce sens. Mais il y a urgence à se faire  entendre avec encore plus de force dans l’unité. Il y a urgence  à changer les logiques européennes au service  de la loi de l’argent. Mettons enfin l’Europe et la politique agricole commune au service de  l’intérêt général.