Les vrais défenseurs du travail 2

Cette ronde sarkozyste dans les usines est une nouvelle mystification indigne. Elle est proportionnelle à la peur de la révolte de la classe ouvrière, chaque jour plus maltraitée. L’élection présidentielle approchant, le candidat Sarkozy peut soudain miraculeusement régler des situations, comme celle de Pétroplus, de Lejaby ou de Photowatt qui se sont multipliées pendant cinq ans sans que le Président de la République ne lève le petit doigt. Qui ne se réjouirait quand des emplois sont sauvés ou qu’une entreprise est maintenue en activité ? Mais, dans ce cas d’espèce, il ne s’agit pas de sauver le travail des salariés concernés, mais bien celui de Nicolas Sarkozy. Sous son règne, chaque jour, mille travailleurs supplémentaires rejoignent les rangs des privés d’emplois, antichambre des privés de tout.

Et derrière les gesticulations politiciennes autour « d’une prétendue défense de la valeur travail », se dissimule, au nom de la «compétitivité», ce  mot aussi tranchant qu’une guillotine,  le sort de salariés qui devraient accepter encore plus d’exploitation pour que leurs rémunérations se rapprochent des plus basses pratiquées en Europe et au delà. Tout cela pour gonfler les dividendes des actionnaires et gaver les banques qui pratiquent des taux d’intérêts spéculatifs. Tout le contraire de ce qu’il conviendrait de faire pour l’emploi, le développement industriel et agricole. En effet, ce ne sont pas les «charges sociales» qui pénalisent les entreprises et le travail mais bien les charges financières, véritable pompe chargée d’aspirer les fruits du travail salarié et de la recherche-innovation au bénéfice des marchés financiers. On ne le répètera jamais assez : la totalité des cotisations sociales patronales payées par les entreprises non financières est de 145 milliards d’euros. Les charges financières dues, avec les intérêts et dividendes, se montent à 309 milliards d’euros. Voilà ce qui mine l’activité et fait souffrir nos concitoyens. Accorder un deuxième mandat -qui serait le dernier- au président de l’UMP reviendrait à lui donner carte blanche pour broyer nos vies. Son « pacte compétitivité emploi », n’est rien d’autre qu’un blanc seing demandé aux salariés pour leur plus grande exploitation, avec des rémunérations en baisse, la précarité et l’intensité du travail en hausse.

Parallèlement, les outils de solidarité comme les services publics, la protection sociale, la santé, l’école, les transports, la gestion communale, le logement social, les retraites, seraient eux aussi amputés ou mis à la charge de « citoyens-clients », obligés de s’endetter ou de se priver encore plus pour s’en sortir. Comme ne cessent de le démontrer le Front de Gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon, le problème fondamental est bien celui de la finance débridée qui ronge la société. Pour l’affronter vraiment, il faut avoir le courage de l’identifier comme résultant du système capitaliste lui-même dans sa phase de développement actuel et la lucidité de comprendre que, seul un processus démocratique de mobilisations populaires sociales et politiques d’une ampleur inédite de l’entreprise jusqu’à la nation et l’Europe, permettra d’ouvrir la voie à de nouveaux progrès de civilisation. Les prochaines échéances électorales sont un moment important de ce processus à ne pas manquer pour toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à ce que les individus n’existent que tant que leur vie est considérée comme un  temps économique, mis au service de la valorisation du capital.

Pour nous, c’est … l’humain d’abord ! Que la gauche toute entière se retrouve pour que cette ambition se réalise est le vœu le plus cher des hommes, des femmes, des jeunes qui, du plus petit village à la plus grande métropole, militent pour que le poids du Front de Gauche influe le plus possible sur le positionnement et les actes des forces de gauche et de l’écologie. Le combat déterminé contre le cancer financier qui mine la vie des êtres humains, celle des territoires, doit devenir l’un de leurs premiers objectifs. Il passe par une nouvelle politique du crédit à taux d’intérêt variables selon le service rendu à la société. Dès lors, apparaissent nécessaires une appropriation sociale et publique des banques et un changement radical du rôle de la Banque centrale européenne qui doit avoir pour mission le service des intérêts des êtres humains de tout le continent, leur développement, leur environnement et non plus celui des marchés financiers. Nécessaire aussi une nouvelle fiscalité, une nouvelle répartition des richesses, une appropriation sociale et publique de certains secteurs industriels, une réorientation profonde de la construction européenne.

Nous sommes à mille lieues de la dangereuse démagogie du candidat des riches, qui veut imposer le travail forcé pour les allocataires du RSA, le travail éclaté pour les autres et, reprend à son compte une idée de l’extrême-droite, liant une hypothétique augmentation des salaires à la diminution  des cotisations sociales salariées jusqu’à 1,2 SMIC… avec en plus la perte de la prime pour l’emploi ! En vérité, Nicolas Sarkozy défend un travail le moins rémunéré possible pour des dividendes d’actionnaires au beau fixe. Le retour des 195 milliards supplémentaires, pillés par le capital, la fin des exonérations fiscales et sociales aux grandes entreprises, un nouveau type de crédit permettraient à chaque travailleur, à chaque retraité, à chaque assuré social, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, de bénéficier, dés cet été, d’une augmentation de 300 euros mensuels. Voilà qui contribuerait à relancer l’économie et s’attaquerait aux causes de la crise. Comme nous sommes loin du feuilleton télévisé quotidien d’usines que super-Sarkozy ne finit pas de sauver après, tout au long de son mandat, les avoir mises sous perfusion !

L’insulte faite au peuple de France 4

M. Sarkozy,  devenu fabricant de référendum pour casser les chômeurs ou les immigrés, vient de se faire prestidigitateur afin d’éviter un référendum sur les deux nouveaux traités européens. Il propose un référendum sans risque sur l’Euro, pas sur son contenu, son rôle, son existence. Autant demander si la nuit il fait noir ? Et il refuse cette consultation populaire sur la base du plus grand mépris. « S’agissant d’un traité de 200 articles je ne vois pas la question claire ». Ainsi, le prétendu candidat du peuple prend-il nos concitoyens pour des incultes, incapables de comprendre ce qui engage gravement leur avenir ?

Voilà qui est clair ! Il ne fait pas confiance aux Français pour se déterminer sur des traités européens relatifs à des abandons de souveraineté, à la surveillance des budgets de la nation et de la sécurité sociale et aux sanctions si un État n’applique pas l’austérité.

Décidément le voile tombe. Sarkozy est bien le Président et le candidat des marchés financiers.

Ne laissons pas faire ! Appelons les sénateurs de gauche à refuser ce mardi le « mécanisme européen d’austérité » et réclamons un référendum sur les deux traités européens.

Non aux traités européens à la sauce grecque 2

De Madrid à Lisbonne, où à Athènes et Rome, les salariés, les citoyens se sont mobilisés en fin de semaine dernière  contre l’Europe de l’austérité et du chômage. Ce mouvement aura un temps fort le 29 février prochain à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Pour la première fois, cette dernière s’est très nettement prononcée contre les projets de traités européens qu’on tente une nouvelle fois d’imposer aux peuples. Imposés par le couple Sarkozy-Merkel, cachés aux citoyens européens, ils sont une sorte de constitutionnalisation à l’échelle de toute l’Union européenne du scandaleux talon de fer déjà imposé au peuple grec. Après la mise en place de huit plans d’austérité consécutifs, la dette y a augmenté de 25% avec un doublement du chômage. Preuve par l’absurde et d’indicibles douleurs que l’austérité est un poison mortel.

Les familles sont saignées à blanc : baisse des retraites, suppression de plus de 15 000 emplois publics, vente des entreprises publiques, diminution de toutes les prestations sociales et médicales, abaissement de 22% du salaire de base et de 32% des rémunérations des jeunes de moins de 25 ans. La misère s’abat sur une population dont la majorité, depuis des années, tirait déjà le diable par la queue, tandis que les grands armateurs, les grandes sociétés privées, la riche Eglise orthodoxe vivent dans l’opulence. Les dépenses d’armement comme l’argent placé dans les paradis fiscaux ne sont pas touchés. Les milieux financiers et le grand capital européen suivent avec attention les capacités de réaction du peuple grec. En effet, de telles dispositions appliqués à notre pays, notamment la réduction des salaires, aboutiraient à un SMIC net à 843€ par mois, tandis qu’un jeune serait rémunéré à 702€ mensuels.

Comment tolérer que soit ainsi traitée la nation qui  a légué au monde les principes de la démocratie ! Ceux-là  mêmes qui sont chaque jour foulés au pied par les institutions européennes. N’ont-elles pas  installé à leur tête un représentant de la Banque Goldman-Sachs, exécuteur des ordres d’une junte composée des représentants de la Commission de Bruxelles, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international ? Les marchés financiers estiment bien sûr être mieux servis par eux-mêmes. Pour les Grecs, c’est une toute autre histoire! Il aurait été possible, il est encore possible de faire autrement en permettant à la Banque centrale européenne de racheter par création monétaire la dette grecque. Il s’agirait  d’aider au redressement du pays par l’octroi de crédits à taux d’intérêt quasi nuls pour des projets de développements sociaux, humains et des investissements utiles, créateurs d’emplois, dans le cadre d’un fonds européen de développement humain, solidaire et écologique.

Les autorités européennes ont choisi la voie de l’étouffement qu’elles veulent généraliser sur tout le continent. Elles ont baptisé « mécanisme européen de stabilité » une sorte de banque dans laquelle les pays mettront, dans un premier temps, 500 milliards d’euros, dont 142 milliards par tranche pour la France. Il ne s’agira pas d’un fond d’entraide à disposition des états en difficulté. Comme pour la Grèce, l’argent ne sera éventuellement prêté à un pays que s’il s’impose des  purges sociales aux effets pires que le remède proposé.

Ce « mécanisme européen de stabilité » est devenu un traité voté en catimini par l’Assemblée nationale mardi dernier. Il est indissociable du deuxième traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG) qui, lui, oblige à réduire toutes les dépenses publiques et sociales sous peine de « sanctions européennes ». C’est celui-là qui  impose  d’inscrire dans la Constitution le principe de  réduction des investissements publics, baptisé « règle d’or ». Les mots “chape de plomb” sur la vie quotidienne de chacun conviendraient beaucoup mieux. Tout pays qui refuserait d’obtempérer serait poursuivi devant la cour de justice européenne.

Président des riches reconverti la veille d’un scrutin en candidat du peuple, M. Sarkozy  a signé deux traités qui vont faire beaucoup de mal aux peuples de l’Europe. L’article 5 du traité instituant « le mécanisme européen de stabilité », édicte noir sur blanc qu’ils sont inséparables: « Le présent traité et le traité TSCG sont complémentaires dans la promotion de la responsabilité budgétaire et de la solidarité au sein de l’Union »… et précise : « L’octroi d’une assistance financière dans le cadre de nouveaux programmes en vertu du MES sera conditionné… par la ratification du TSCG par l’état membre concerné… ». Une camisole de force est ainsi imposée à tous les européens. Les Grecs servant  aujourd’hui de cobayes.

Les députés socialistes, dans leur majorité,  ne sortent pas grandis par leur refus d’entendre l’appel unitaire du Front de Gauche à se rassembler pour s’opposer à un texte aux conséquences aussi lourdes pour le monde du travail et de la création. En s’abstenant mardi soir, ils ont envoyé un mauvais signal à toutes celles et ceux qui espèrent tant un changement de politique qui ne sera possible qu’en se dégageant d’orientations qui ont conduit l’Union européenne dans le mur.

Les prochaines échéances électorales donnent l’occasion aux électrices et électeurs, qu’ils soient socialistes, écologistes, communistes, progressistes, de modifier le rapport de forces en faveur d’une Europe de la solidarité qui refuse l’austérité. Sans attendre, ils peuvent se rassembler pour ensemble obtenir un grand débat national et un référendum sur ces textes si néfastes pour ceux qui n’ont que leur travail pour vivre et pour l’idée même de construction européenne. Plus le résultat de Jean-Luc Mélenchon sera élevé, plus le Front de gauche aura de députés aux prochaines législatives, meilleures seront les chances de la gauche et de l’écologie politique de l’emporter et, demain, de réussir une politique vraiment de gauche.

Dès le 23 mars 2011, le Parlement européen vote le MES, sans les voix de la Gauche unitaire européenne 3

Le parlement européen avait déjà eu à se prononcer le 23 mars dernier sur la modification de l’article 136 du traité de Lisbonne pour permettre la création du Mécanisme européen de stabilité (MES).

Dans la résolution qui avait été adoptée ce jour là, tous les éléments du MES tel qu’il est soumis au parlement français étaient présents : discipline budgétaire, conditionnalité des aides à la mise en place de politiques d’austérité, surveillance des politiques sociales et économiques mises en œuvre, introduction de la Commission de Bruxelles, de la Banque, de la Banque centrale européenne… et du F.M.I., programmes d’ajustement macro-économiques, lien entre M.E.S. et gouvernance économique (article 18).

Tout y était déjà, même si les traités sont bien plus durs que le texte de cette résolution adoptée par la droite, les socialistes et les écologistes, mais rejeté par le groupe de la Gauche unie européenne / gauche verte nordique auquel j’appartiens.

En voici des extraits :

Art. 3. souligne que le mécanisme européen de stabilité est un volet important d’un train de mesures destiné à définir un nouveau cadre afin de renforcer la discipline budgétaire et la coordination des politiques économiques et financières des Etats membres, qui doit notamment favoriser une réponse commune de l’Union européenne aux défis liés à la croissance, tout en venant à bout des déséquilibres économiques et sociaux et en renforçant la compétitivité ;

Art. 6. souligne que le mécanisme européen de stabilité et la stricte conditionnalité qui y est prévue engagent l’ensemble des Etats membres dont la monnaie est l’euro, même les petits Etats dont l’économie pourrait être perçue comme non « indispensable » aux fins de la protection de la zone euro dans son ensemble ;

Art. 7. met en garde contre l’intention d’instituer le mécanisme de stabilité permanent en dehors du cadre institutionnel de l’Union, en ce que cette approche menace l’intégrité du dispositif qui repose sur le traité ; estime que la Commission devrait, en la matière être habilitée à engager les actions appropriées pour atteindre, avec  l’accord des Etats membres concernés, les objectifs du mécanisme européen de stabilité ; insiste sur le fait que les Etats membres doivent en tout cas respecter le droit de l’Union et les prérogatives des institutions qui y sont consacrée ;

Art. 13. reconnaît les signaux positifs perçus dans les lettres des présidents du Conseil européen et de l’Eurogroupe ainsi que du commissaire en charge de la politique monétaire ; prend acte du fait que :

  • la conditionnalité des politiques instaurée dans le cadre d’une surveillance renforcée ou d’un programme d’ajustement macroéconomique sera définie par un règlement qui sera présenté par la Commission, conformément à l’article 136 du traité FUE, de manière à garantir la cohérence avec le cadre de surveillance multilatérale de l’Union ;
  • l’accès à l’assistance financière au titre du mécanisme européen de stabilité sera accordé sur la base d’une analyse rigoureuse du caractère soutenable de la dette publique réalisée par la Commission conjointement avec le FMI et en liaison avec la BCE ; sera imposée une conditionnalité stricte des politiques dans le cadre d’un programme  d’ajustement macroéconomique à l’échelle de la gravité des déséquilibres observés dans l’Etat membre concerné ;
  •  sur la base de l’évaluation des besoins financiers de l’Etat membre bénéficiaire, fournie par la Commission conjointement avec le FMI, en liaison avec la BCE, le Conseil des gouverneurs du mécanisme européen de stabilité chargera la Commission de négocier un programme d’ajustement macroéconomique avec l’Etat membre concerné, conjointement avec le FMI et en liaison avec la BCE ;
  • la Commission proposera au conseil une décision avalisant le programme macroéconomique et, une fois cette décision adoptée, signera le protocole d’accord au nom des Etats membres dont la monnaie est l’euro ;
  • la conditionnalité des politiques instaurées dans le cadre de la surveillance renforcée ou d’un programme d’ajustement macroéconomique devra être conforme au cadre de surveillance de l’Union et garantir le respect des procédures de l’Union ;
  •  l’assistance financière sera activée à la demande d’un Etat membre, à l’issue d’une évaluation menée par la Commission, en liaison avec la BCE, sur l’existence d’un risque pesant sur la stabilité financière de l’ensemble de la zone euro ;
  • la Commission, conjointement avec le FMI et en liaison avec la BCE, sera chargée de surveiller le respect de la conditionnalité des politiques et fera rapport au Conseil et au Conseil des gouverneurs ;
  • après un débat au sein du Conseil des gouverneurs,, la décision du Conseil portant sur la mise en œuvre d’une surveillance post-programme sera arrêtée sur la base d’une proposition présentée par la Commission ;
  • le Parlement sera régulièrement informé par le Conseil et la Commission sur l’établissement et les opérations du mécanisme européen de stabilité et sera dès lors en mesure d’examiner dûment ses activités ;
  • la Cour de justice de l’Union européenne sera compétente pour statuer sur tout différend, conformément à l’article 2273 du traité FUE ;

Art. 18. approuve l’intention de la Commission de « garantir la cohérence entre ce futur mécanisme et la gouvernance économique menée par l’Union notamment au sein de la zone euro, dans le respect des compétences octroyées par le traité à l’Union et à ses institutions » ;

Le texte complet est à votre disposition en cliquant ici.

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FEUILLE DE VOTES

Vote pour

ALDE:          Alfano, Alvaro, Aylward, Bearder, Bennahmias, Bilbao Barandica, Bowles, Buşoi, Chatzimarkakis, Creutzmann, Crowley, Davies, De Sarnez, Donskis, Duff, Ek, Gallagher, Godmanis, Goerens, Goulard, Griesbeck, Haglund, Hall, Harkin, Hirsch, Hyusmenova, Ilchev, Jäätteenmäki, Kazak, Kozlík, Lambsdorff, Ludford, Løkkegaard, Manders, Meissner, Michel, Mănescu, Newton Dunn, Neyts-Uyttebroeck, Nicolai, Ojuland, Oviir, Panayotov, Parvanova, Paulsen, Reimers, Ries, Rinaldi, Rochefort, Rohde, Savisaar-Toomast, Schmidt, Sterckx, Takkula, Thein, Theurer, Tremosa i Balcells, Vajgl, Vattimo, Verhofstadt, Vălean, Wallis, Wikström, de Magistris, in ‘t Veld, van Baalen

ECR:             Wojciechowski

EFD:             Imbrasas, Salavrakos

NI:                 Severin, Sosa Wagner, Werthmann

PPE:             Allam, Andrikienė, Angelilli, Antonescu, Arias Echeverría, Auconie, Audy, Ayuso, Bach, Bagó, Baldassarre, Bastos, Baudis, Bauer, Belet, Bendtsen, Bonsignore, Borys, Boulland, Brok, Busuttil, Băsescu, Březina, Cadec, Cancian, Carvalho, Casa, Casini, Caspary, Cavada, Coelho, Collino, Comi, Corazza Bildt, Danjean, Dantin, Daul, David, Dehaene, Delvaux, Deutsch, Deß, Dorfmann, Díaz de Mera García Consuegra, Ehler, Engel, Estaràs Ferragut, Feio, Ferber, Fernandes, Fidanza, Fisas Ayxela, Fjellner, Fraga Estévez, Franco, Gahler, Gallo, Gardini, Garriga Polledo, Gauzès, Giannakou, Glattfelder, Grosch, Grossetête, Grzyb, Gutiérrez-Cortines, Gyürk, Gál, Gáll-Pelcz, Herranz García, Hibner, Higgins, Hohlmeier, Hökmark, Iacolino, Ibrisagic, Iturgaiz Angulo, Itälä, Ivanova, Jahr, Jazłowiecka, Jeggle, Jiménez-Becerril Barrio, Jordan Cizelj, Juvin, Járóka, Jędrzejewska, Kaczmarek, Kalniete, Karas, Kariņš, Kasoulides, Kelam, Kelly, Klaß, Koch, Kolarska-Bobińska, Korhola, Koumoutsakos, Kovatchev, Kozłowski, Kratsa-Tsagaropoulou, Kuhn, Kukan, Kósa, Köstinger, La Via, Lamassoure, Landsbergis, Langen, Le Grip, Lechner, Lehne, Liese, Lisek, Lope Fontagné, Luhan, Lulling, López-Istúriz White, Mann, Marcinkiewicz, Marinescu, Mastella, Matera, Mathieu, Mato Adrover, Matula, Mauro, Mazzoni, McGuinness, Melo, Mikolášik, Millán Mon, Mitchell, Morin-Chartier, Morkūnaitė-Mikulėnienė, Motti, Muscardini, Méndez de Vigo, Mészáros, Nedelcheva, Neynsky, Niculescu, Niebler, Nitras, Oomen-Ruijten, Pack, Pallone, Papanikolaou, Papastamkos, Patrão Neves, Peterle, Pietikäinen, Ponga, Poupakis, Preda, Protasiewicz, Pöttering, Rangel, Ranner, Reul, Riquet, Rivellini, Roithová, Ronzulli, Rübig, Salafranca Sánchez-Neyra, Saryusz-Wolski, Saudargas, Schnellhardt, Schnieber-Jastram, Schwab, Schöpflin, Scurria, Seeber, Silvestris, Skrzydlewska, Skylakakis, Sommer, Stolojan, Stoyanov Emil, Striffler, Surján, Svensson Alf, Szájer, Sógor, Teixeira, Theocharous, Thun und Hohenstein, Thyssen, Trzaskowski, Tsoukalas, Tőkés, Ulmer, Ungureanu, Urutchev, Verheyen, Vidal-Quadras, Vlasto, Voss, Wałęsa, Weber Manfred, Wieland, Winkler Iuliu, Wortmann-Kool, Zalewski, Zanicchi, Zasada, Zver, Zwiefka, Záborská, de Grandes Pascual, del Castillo Vera, van Nistelrooij, van de Camp, Áder, Łukacijewska, Őry, Šťastný

S&D:            Alves, Arif, Arlacchi, Arsenis, Attard-Montalto, Ayala Sender, Badia i Cutchet, Balzani, Balčytis, Berès, Blinkevičiūtė, Boştinaru, Brzobohatá, Bullmann, Capoulas Santos, Caronna, Cashman, Cercas, Childers, Christensen, Cofferati, Correia De Campos, Costa, Cozzolino, Creţu, Crocetta, Cutaş, Daerden, Danellis, De Angelis, De Castro, De Keyser, De Rossa, Domenici, Dăncilă, El Khadraoui, Enciu, Ertug, Estrela, Fajon, Falbr, Ferreira Elisa, Flašíková Beňová, Fleckenstein, Färm, García Pérez, Gardiazábal Rubial, Gebhardt, Geier, Geringer de Oedenberg, Gierek, Glante, Goebbels, Grelier, Groote, Gualtieri, Guerrero Salom, Guillaume, Gurmai, Gutiérrez Prieto, Göncz, Haug, Hedh, Herczog, Hoang Ngoc, Honeyball, Howitt, Hughes, Iotova, Irigoyen Pérez, Ivan, Jaakonsaari, Jørgensen, Kadenbach, Kalfin, Kirilov, Koppa, Krehl, Kreissl-Dörfler, Lambrinidis, Lange, Leichtfried, Leinen, Liberadzki, Ludvigsson, López Aguilar, Martin David, Martínez Martínez, Masip Hidalgo, Mavronikolas, Maňka, McAvan, Menéndez del Valle, Merkies, Milana, Mirsky, Moraes, Moreira, Muñiz De Urquiza, Neuser, Neveďalová, Obiols, Padar, Paleckis, Paliadeli, Panzeri, Papadopoulou, Pargneaux, Peillon, Perello Rodriguez, Pirillo, Pittella, Plumb, Poc, Podimata, Prodi, Rapkay, Rapti, Regner, Repo, Riera Madurell, Rodust, Romero López, Roth-Behrendt, Rouček, Sassoli, Schaldemose, Schulz Martin, Scicluna, Sehnalová, Senyszyn, Serracchiani, Simon, Simpson, Sippel, Skinner, Smolková, Stavrakakis, Steinruck, Susta, Sánchez Presedo, Sârbu, Tabajdi, Tarabella, Thomsen, Toia, Trautmann, Tănăsescu, Ulvskog, Van Brempt, Vaughan, Vergnaud, Vigenin, Weber, Weiler, Westlund, Westphal, Willmott, Yáñez-Barnuevo García, Zemke

Verts/ALE:  Albrecht, Alfonsi, Auken, Benarab-Attou, Besset, Brantner, Brepoels, Bélier, Bütikofer, Canfin, Cohn-Bendit, Cornelissen, Cramer, Delli, Durant, Eickhout, Engström, Flautre, Giegold, Grèze, Harms, Hassi, Hautala, Häfner, Jadot, Junqueras Vies, Keller, Kiil-Nielsen, Lamberts, Lichtenberger, Lochbihler, Lunacek, Rivasi, Romeva i Rueda, Rühle, Sargentini, Schroedter, Staes, Tarand, Tremopoulos, Trüpel, Turmes, Turunen

Vote contre

ECR:             Ashworth, Atkins, Bokros, Bradbourn, Callanan, Chichester, Deva, Fajmon, Ford, Foster, Fox, Girling, Gróbarczyk, Hannan, Harbour, Helmer, Karim, Kirkhope, Kožušník, McClarkin, Migalski, Nicholson, Piotrowski, Stevenson, Strejček, Sturdy, Szymański, Tannock, Tomaševski, Tošenovský, Van Orden, Vlasák, Zahradil, Zīle, van Dalen

EFD:             Agnew, Andreasen, Bizzotto, Bloom, Borghezio, Bufton, Campbell Bannerman, Clark, Colman, Fontana , Messerschmidt, Paška, Provera, Rossi, Scottà, Soini, Speroni

GUE/NGL:    Angourakis, Bisky, Chountis, Ernst, Ferreira João, Figueiredo, Hadjigeorgiou, Händel, Hénin, Klute, Le Hyaric, Liotard, Matias, Meyer, Mélenchon, Portas, Remek, Rubiks, Scholz, Svensson Eva-Britt, Søndergaard, Tavares, Toussas, Triantaphyllides, Vergiat, Wils, Zimmer, de Brún, de Jong

NI:                 Binev, Brons, Claeys, Dodds, Ehrenhauser, Gollnisch, Griffin, Hartong, Kovács, Madlener, Martin Hans-Peter, Morvai, Obermayr, Stassen, Stoyanov Dimitar, van der Stoep

PPE:             Essayah

Verts/ALE:  Lövin, Schlyter

Abstention

ECR:             Eppink, Rosbach

EFD:             Belder, Paksas

NI:                 Szegedi

Verts/ALE:  Hudghton, Lambert, Smith, Taylor

N’ont pas participé au vote

Bové (EELV), Briard-Auconie (NC), Castex (PS), Cochet (EELV), Dati (UMP), Desir (PS), Joly (EELV), le Brun (UMP), le Foll (PS), le Grip (UMP), le Pen (FN), le Pen (FN), Lepage (CAP 21), Hoarau (PCR), Roatta (UMP), Saïfi (UMP), Sanchez-Schmid (UMP), Tirolien (PS), de Veyrac (UMP), de Villiers (MPF).

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Parlementaires, votez NON ! 3

L’Assemblée nationale est appelée à se prononcer cet après midi sur l’un des traités Sarkozy-Merkel, baptisé « mécanisme européen de stabilité ». Il ne s’agit pas d’une caisse de secours pour venir en aide aux pays européens en difficulté dans le cadre d’une solidarité bien comprise. C’est un « FMI européen » au sein duquel siègera le FMI de Washington. C’est une camisole de force. Le même talon de fer austéritaire, antisocial et inefficace qui s’applique en ce moment au peuple grec.

En effet, cette nouvelle mécanique européenne consiste à imposer aux États qui ont besoin d’argent « une stricte conditionnalité sous la forme notamment de programme d’ajustement macro-économique ». Autrement dit, au lieu d’activer la Banque centrale européenne pour racheter la dette par création monétaire, ce traité conditionne l’octroi d’une aide à l’application de l’austérité à perpétuité, au pompage des ressources du pays par les marchés financiers.

Et pour que cela soit clair et bien verrouillé, un État ne peut recevoir de l’aide qu’à la condition d’avoir ratifié l’autre traité Sarkozy-Merkel. Celui qui fait que c’est la Commission de Bruxelles qui élabore le budget des États en lieu et place des Parlements nationaux, qui oblige à réduire les dépenses sociales et publiques jusqu’à l’équilibre des budgets, baptisé « règle d’or », celui qui permet des sanctions et de déférer un État ne respectant pas l’austérité devant la cour de justice européenne.

Le texte édicte que : « il est convenu que l’action d’une assistance financière dans le cadre des nouveaux programmes, en vertu du mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée… par la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ». Voter ce texte ou le laisser passer en s’abstenant revient donc à enchaîner la France au totalitarisme européen de l’austérité. Ajoutons que notre pays va devoir débourser en plusieurs tranches, « de manière irrévocable et inconditionnelle » 142 milliards d’euros, soit plus de la moitié du budget de l’État, pour un fonds dont les statuts interdisent au gouvernement et au parlement d’en contrôler l’utilisation. Aucun parlementaire ne devrait être prêt à une telle abdication !

F. Hollande a déclaré vouloir renégocier le deuxième traité. Il ne pourra le faire sans s’opposer à celui soumis ce soir à l’Assemblée nationale. L’abstention n’est donc pas la bonne méthode. D’autant qu’avec la majorité de gauche au Sénat, il est possible, le 28 février, de bloquer cet inique processus. Nous avons la conviction qu’un très grand nombre d’électrices et d’électeurs socialistes, communistes, écologistes et au-delà se retrouvent dans l’appel unitaire à le rejeter ensemble lancé par le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon.

Qu’ils soient entendus pour que soit conjuré un coup de force contre la démocratie et préservées les chances de la mise en œuvre et de la réussite d’une politique de gauche. Au nom de la souveraineté du peuple, parlementaires, votez NON !  A M. Sarkozy qui a bafoué le NON au traité constitutionnel et qui prétend que « La parole de la France est engagée », répondez avec nous que la voix la plus solennelle, la plus forte et incontestable de la France est celle du peuple. Donnons-lui donc la parole ! Dites avec nous : il faut un référendum sur les deux traités.