Taxe sur les transactions financières : un premier pas (vidéo) Répondre

Le 23 mai 2012 @17h30

Voici un combat que mène notre groupe de la Gauche unitaire européenne depuis tant d’années qui a trouvé un premier débouché concret : celui de la création d’une taxe sur les transactions financières.

Que cette idée politique soit traduite aujourd’hui en un rapport sur une proposition de “directive du Conseil établissant un système commun de taxe sur les transactions financières” est une victoire des syndicats, des associations, des forces progressistes comme la nôtre.  Il faut maintenant  s’appuyer sur ce premier acquis pour élargir la directive à toutes les transactions financières avec un taux supérieur à 0,01% comme outil contre la spéculation et un moyen d’abonder un Fonds pour le développement humain, social et écologique.

Après ce premier pas, poursuivons dans toute l’Europe les mobilisations unitaires contre la spéculation financière et pour placer la vie humaine et l’environnement au cœur des choix politiques.

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Repsol : défendre la souveraineté politique de l’Argentine contre les agissements du capital transnational 1

Le 19 avril 2012 @10h45

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Dès l’ouverture de la session du Parlement européen, ce mardi 17 avril, la droite avait demandé un débat en urgence à propos de la décision de la Présidente de la République d’Argentine de déposer, devant le congrès de ce pays, une loi d’expropriation de 51% des actions de la société YPF, filiale de la compagnie pétrolière Repsol. Celle-ci est considérée comme une société espagnole alors que la moitié de ses actions sont détenues par des étrangers. Au nom d’une prétendue « sécurité juridique des investissements européens en dehors de l’Union européenne» le Conseil européen, la Commission de Bruxelles et la droite du Parlement européen défendent en fait le droit du capital transnational contre la souveraineté politique et économique de l’Argentine.

Ceci dévoile une fois de plus la nature ultralibérale de ces institutions européennes. Au cours de ce débat qui a eu lieu ce 18 avril, nous avons assisté à un déchaînement de la Commission, du ministre danois représentant le Conseil, de la droite, même le porte-parole du groupe socialiste y a pris sa part contre le gouvernement argentin. On se serait cru à la veille du déclenchement d’une guerre contre l’Argentine.

Je me suis trouvé seul, avec la porte-parole espagnole d’Europe-écologie-les verts, à défendre la souveraineté politique de l’Argentine contre les agissements du capital transnational.

Voici le texte de mon intervention :.

Monsieur le Président, monsieur le Commissaire, chers collègues,

Je suis très surpris de cette dramatisation. Je suis très surpris de vos propos. Vous tentez de faire croire à l’opinion qu’il y aurait un problème de sécurité juridique des investissements européens en Argentine. En vérité, contre le libre choix du gouvernement argentin, contre la souveraineté nationale du peuple argentin, vous êtes en train de défendre les intérêts d’une compagnie pétrolière privée, Repsol dont plus de la moitié du capital est entre les mains de propriétaires étrangers, qui, avec sa filiale YPF, réalise en Argentine de considérables profits lui permettant de verser près de 16 milliards de dollars de dividende à ses actionnaires, organisant l’évasion fiscale pour ne pas payer d’impôt. Tout ceci sur le dos des travailleurs argentins, des populations locales, faisant fi des populations indigènes et de l’environnement.

Vous n’êtes pas ici en train de défendre les citoyens européens, ni même les intérêts d’un État membre, mais le capital international privé. Dites-le franchement sans vous cacher derrière une quelconque sécurité juridique.

Pourquoi ne pas renverser votre question  et considérer que le gouvernement argentin tente de mettre fin à la spoliation d’une partie des richesses pétrolières appartenant au peuple argentin? Pourquoi ne pas reconnaître au gouvernement argentin le droit de défendre sa souveraineté économique et politique alors que Repsol y organisait la pénurie de carburant, faute d’investissement?

Enfin, il faut rappeler ici que cette entreprise avait été privatisée au nom de la réduction de la dette argentine. Or, c’est à la suite de ces privatisations que l’Argentine est passée sous la tutelle du FMI. Comme quoi, retenez la leçon, l’austérité, les privatisations, les destructions de souveraineté, comme vous l’organisez pour la Grèce et d’autres pays, mènent au désastre.

Pour l’heure, Messieurs de la Commission et du Conseil, laissez l’Argentine maîtresse de son destin.

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Jean-Luc Mélenchon, le vote de l’espoir 3

 

La demande de changement est certainement la chose la plus partagée partout dans notre pays, du plus petit village à la plus grande ville. M Sarkozy a beau tenter de faire semblant de changer son image, rien ne fera oublier son terrible bilan contre les familles populaires, contre le pays lui-même, le plongeant dans une crise inconnue depuis la fin de la seconde guerre mondiale, bafouant le vote majoritaire contre le projet de constitution européenne devenu traité de Lisbonne, servant généreusement les plus fortunés et les puissances d’argent sous forme de réductions d’impôts et de cotisations sociales. L’intérêt général commande de mettre fin à son mandat le 22 avril et le 6  mai.

Et, il faut en même temps, faire reculer la dangereuse extrême-droite lepéniste qui fait semblant de protester contre le sort fait à nos concitoyens pour mieux cacher qu’elle sert les forces de l’argent, répand la haine et la division pour mieux protéger les banquiers. Il faut donc les battre. On doit au courage de Jean-Luc Mélenchon d’avoir affronté et démasqué cette extrême-droite haineuse et anti-républicaine.

Maintenant, il faut, dés dimanche prochain, créer les conditions de rebâtir le progressisme à la française en faisant gagner la gauche. Mais, l’intérêt de toutes et tous appelle une gauche bien ancrée du côté des aspirations des gens, bien ancrée à gauche. C’est le vote Mélenchon qui va le permettre. La progression régulière de ce vote depuis le début de la campagne fait progresser toute la gauche, semaine après semaine.

Le candidat F. Hollande reste en tête des enquêtes d’opinion, souvent loin devant la droite. Le candidat du Front de Gauche grâce à ses propositions neuves d’amélioration concrète de la vie quotidienne, possibles grâce à une nouvelle répartition des richesses, mobilise de nouvelles familles qui voient dans ce vote une assurance, une garantie que leurs espoirs ne seront pas déçus. Toutes celles et ceux qui veulent battre N. Sarkozy et obtenir une politique vraiment de gauche ont tout intérêt à utiliser le vote Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

C’est d’autant plus décisif que les chantiers de reconstruction dans nos campagnes sont majeurs. D’abord changer la politique agricole commune pour défendre l’atout agricole et alimentaire et améliorer le revenu paysan, défendre l’hôpital, le médecin de campagne, la poste, l’école, la gendarmerie, possible avec la ferme volonté de sortir des carcans européens et de refuser le projet de nouveau traité européen. Or, M. Sarkozy a préféré laisser s’installer depuis une banque allemande, un nouvel outil de spéculation contre… la dette de la France. Cette spéculation augmentera encore les intérêts de la dette qui engraisse les banques, que les familles populaires vont payer sous forme de hausse de TVA ou de diminution des services publics. Améliorer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des paysans pour améliorer la situation du petit commerce et de l’artisanat. C’est possible à condition de répartir autrement les richesses, donc de réorienter l’argent vers le travail. Il faut  décider de changer le système de crédit et la fiscalité de telle sorte qu’on défende l’activité ainsi que les petites entreprises. Une action nouvelle devra être engagée pour revaloriser les retraites agricole et celles des salaires. Cela passe évidemment par de la justice fiscale et sociale.

Dimanche prochain, dans chaque village, on peut peser de ce côté, peser pour soi, pour un nouvel élan pour nos campagnes avec le vote Jean-Luc Mélenchon. Cette fois aucun risque que la gauche ne soit pas au second tour, elle progresse. Lui donner encore de la force et un contenu vraiment progressiste est possible avec le vote Jean-Luc Mélenchon. C’est le moyen de mettre ses colères mais aussi ses espoirs dans les urnes.

Un attentat financier Répondre

La main invisible du marché n’existe pas. Il n’y a que des décideurs politiques qui la manœuvrent tel un pistolet contre la tempe des peuples. En voici une nouvelle preuve. Le pouvoir sarkozyste et l’autorité des marchés financiers créent, à partir de lundi matin, une nouvelle arme de… spéculation de masse sur… la dette française.

On peine à le croire tant la machinerie au service de la finance est énorme. Elle répond du nom d’« Eurex ». Elle est l’équivalent d’une bourse de la banque Deustche Börse, basée à Francfort, à quelques pas du siège de la Banque centrale européenne. Elle est directement connectée à deux banques anglo-saxonnes Barclays Capital et Morgan Stanley. Celles-là même qui mettent les Grecs à genou. Voilà le mécanisme par lequel va être organisé le pillage des richesses de la France.

Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont crées aux peuples, sous forme de réduction des services utiles, du recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales, avec la tentative de privatiser la sécurité sociale à terme, mais voici que la dette elle-même est pour eux partie intégrante du marché capitaliste et  destinée à rapporter beaucoup d’argent aux ogres de la finance. Parce que la France constitue le deuxième « marché » de la dette après l’Allemagne, les banksters, comme les vautours décident de la piller toujours plus. Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés dans le feu de  la spéculation. Les banques et fond financiers y gagneront  chaque soir des centaines de millions d’euros payés par les travailleurs et les retraités victimes des hausses de TVA, des réductions de services publics, de la baisse du niveau des pensions de retraite pour rembourser… les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse.

L’attentat financier qu’organisent M. Sarkozy et l’autorité des marchés financiers à quelques jours de l’élection présidentielle doit être dénoncé. La gauche devra avoir le courage et la force d’interdire tous les mécanismes de spéculation. Refuser que la finance impose ses diktats demande des actes clairs : l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, la réalisation d’un audit citoyen de la dette, la remise à la Nation de la propriété des principales banques, le changement des missions de la Banque centrale européenne. Il s’agit de contrer la spéculation grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la réindustrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique. Pour ce faire, la gauche pourra s’appuyer sur la mobilisation des citoyens telle qu’elle se sera exprimée dans les urnes dés le 22 avril et aussi dans le référendum à organiser sur le projet de nouveau traité européen. La poursuite de la progression du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.

Plus que jamais portons haut le beau drapeau de « l’humain d’abord », contre les ravages de la loi de l’argent. Le pouvoir de droite, suppôt des puissances d’argent qui, en ce moment même, conspirent contre les intérêts économiques et sociaux fondamentaux de la Nation, devra répondre de ses actes. C’est ce que réclameront avec force, dans la joie et la détermination, les dizaines de milliers de personnes qui se rassembleront ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à Marseille pour résister au coup d’état financier et progresser ensemble vers la République sociale.

COMPTE-RENDU DE SESSION DU PARLEMENT EUROPÉEN (12-15 mars 2012) 1

Le Parlement s’est réuni du 12 au 15 mars 2012 à Strasbourg.

Voici les principaux éléments discutés et votés lors de cette session.

Notre groupe de la Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique a une nouvelle Présidente

Mercredi 14 mars nous avons élu Gabi Zimmer à la tête de notre groupe parlementaire pour succéder à Lothar Bisky.

Gabi Zimmer succède à Lothar Bisky, qui a démissionné de la présidence du groupe la semaine dernière en raison de problèmes de santé. Spécialisée dans les questions de pauvreté et d’aide au développement, elle est membre comme moi de la Commission emploi où elle a beaucoup œuvré pour la lutte contre la faim, la pauvreté et l’exclusion sociale à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE.

 

Compte-rendu du Conseil européen des 7 et 8 mars

Mardi 13 mars, les députés ont débattu des résultats du Conseil européen des 7 et 8 mars. Au cours de cette réunion des chefs d’État européens a été signé le nouveau Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire.

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