Repsol : défendre la souveraineté politique de l’Argentine contre les agissements du capital transnational 1

Le 19 avril 2012 @10h45

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Dès l’ouverture de la session du Parlement européen, ce mardi 17 avril, la droite avait demandé un débat en urgence à propos de la décision de la Présidente de la République d’Argentine de déposer, devant le congrès de ce pays, une loi d’expropriation de 51% des actions de la société YPF, filiale de la compagnie pétrolière Repsol. Celle-ci est considérée comme une société espagnole alors que la moitié de ses actions sont détenues par des étrangers. Au nom d’une prétendue « sécurité juridique des investissements européens en dehors de l’Union européenne» le Conseil européen, la Commission de Bruxelles et la droite du Parlement européen défendent en fait le droit du capital transnational contre la souveraineté politique et économique de l’Argentine.

Ceci dévoile une fois de plus la nature ultralibérale de ces institutions européennes. Au cours de ce débat qui a eu lieu ce 18 avril, nous avons assisté à un déchaînement de la Commission, du ministre danois représentant le Conseil, de la droite, même le porte-parole du groupe socialiste y a pris sa part contre le gouvernement argentin. On se serait cru à la veille du déclenchement d’une guerre contre l’Argentine.

Je me suis trouvé seul, avec la porte-parole espagnole d’Europe-écologie-les verts, à défendre la souveraineté politique de l’Argentine contre les agissements du capital transnational.

Voici le texte de mon intervention :.

Monsieur le Président, monsieur le Commissaire, chers collègues,

Je suis très surpris de cette dramatisation. Je suis très surpris de vos propos. Vous tentez de faire croire à l’opinion qu’il y aurait un problème de sécurité juridique des investissements européens en Argentine. En vérité, contre le libre choix du gouvernement argentin, contre la souveraineté nationale du peuple argentin, vous êtes en train de défendre les intérêts d’une compagnie pétrolière privée, Repsol dont plus de la moitié du capital est entre les mains de propriétaires étrangers, qui, avec sa filiale YPF, réalise en Argentine de considérables profits lui permettant de verser près de 16 milliards de dollars de dividende à ses actionnaires, organisant l’évasion fiscale pour ne pas payer d’impôt. Tout ceci sur le dos des travailleurs argentins, des populations locales, faisant fi des populations indigènes et de l’environnement.

Vous n’êtes pas ici en train de défendre les citoyens européens, ni même les intérêts d’un État membre, mais le capital international privé. Dites-le franchement sans vous cacher derrière une quelconque sécurité juridique.

Pourquoi ne pas renverser votre question  et considérer que le gouvernement argentin tente de mettre fin à la spoliation d’une partie des richesses pétrolières appartenant au peuple argentin? Pourquoi ne pas reconnaître au gouvernement argentin le droit de défendre sa souveraineté économique et politique alors que Repsol y organisait la pénurie de carburant, faute d’investissement?

Enfin, il faut rappeler ici que cette entreprise avait été privatisée au nom de la réduction de la dette argentine. Or, c’est à la suite de ces privatisations que l’Argentine est passée sous la tutelle du FMI. Comme quoi, retenez la leçon, l’austérité, les privatisations, les destructions de souveraineté, comme vous l’organisez pour la Grèce et d’autres pays, mènent au désastre.

Pour l’heure, Messieurs de la Commission et du Conseil, laissez l’Argentine maîtresse de son destin.

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Le vote Mélenchon : utile, nécessaire, efficace 6

Des immenses foules déterminées, combatives, de Vierzon, Limoges, Toulouse aux enquêtes d’opinion, le Front de Gauche poursuit son ascension avec Jean-Luc Mélenchon. Il progresse régulièrement dans la campagne électorale comme si tout un peuple de gauche l’attendait. Il progresse, parce qu’il est en phase avec les aspirations populaires et le meilleur des valeurs de notre République, avec le progressisme à la française. Il est le candidat de la justice. Sans lui, il est sûr que la campagne électorale n’aurait pas été la même. Elle aurait été vraisemblablement engoncée dans de faux choix autour d’une plus ou moins grande austérité, tant ses concurrents appellent à être raisonnables. C’est-à-dire à accepter de toujours se serrer la ceinture alors que les grandes entreprises regorgent de profits et que leur spéculation financière ronge l’activité économique, l’emploi et notre potentiel agricole.

L’enjeu d’avenir pour chacune et chacun et pour la société tout entière est une nouvelle répartition des richesses au profit de ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre. C’est ainsi 195 milliards d’euros qui pourraient servir à améliorer les salaires, les retraites, les prestations sociales. Cela nécessite évidemment des changements structurels profonds. Changement dans les modes de rémunération des salariés, dans la détermination des prix agricoles en limitant la ponction des secteurs industriels d’amont et d’aval sur le travail paysan, mais aussi celle des banques qui le rançonnent avec des taux d’intérêt trop élevés, dans la défense de la protection sociale.

Jean-Luc Mélenchon est celui qui porte les souffrances et les urgences sociales à résoudre. C’est le combattant de la justice. Celle-ci est la voie de l’efficacité économique.

L’austérité est en effet un frein à l’activité et au développement. C’est l’austérité qui aggrave la crise. Le candidat du Front de Gauche est  aussi celui qui s’engage à ce que le peuple donne son avis sur le futur traité européen, qui est une sorte de cadenas sur les crédits publics et sociaux, obligeant à réduire encore nos atouts tels que l’hôpital, l’école, les transports ou encore la sécurité sociale ou les retraites que M. Sarkozy veut réduire encore et privatiser. Défenseur des services publics contre ces orientations européennes et acteur pour un changement progressiste de la politique agricole commune, il est le candidat des campagnes vivantes.

Le candidat de l’UMP veut imposer ce traité et laisser ligoter le budget de l’Etat et de la protection sociale par la Commission de Bruxelles. Avec lui, c’est cinq années d’une purge sociale sans précédent, qui appauvrirait toutes les familles populaires et affaiblirait le pays, si par malheur il était réélu.

Le candidat du Front de Gauche est l’anti-Sarkozy et celui qui travaille à créer les conditions d’une victoire de la gauche mettant en œuvre une politique favorable aux travailleurs, aux paysans, aux retraités et pour un nouvel avenir pour les jeunes.

La dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon renforce considérablement toute la gauche. Elle mobilise des électrices et des électeurs nouveaux qui, souvent dégoutés par la politique telle qu’elle se fait, n’envisageaient pas d’aller voter. Elle permet aussi de renforcer la gauche du côté gauche face à l’agressivité des puissances d’argent, par les injonctions de la Commission de Bruxelles ou de la droite et de l’extrême-droite.

Comme toutes les enquêtes placent François Hollande en tête au second tour et vainqueur à l’issue de celui-ci, l’un des enjeux pour les jours à venir est de donner cette force indispensable à la gauche pour changer vraiment, en sortant des politiques d’austérité, de chômage et de destruction des services publics et de la vie rurale. C’est le vote Mélenchon qui le permettra.

Pour un vrai changement, il est utile, nécessaire et efficace de lui donner encore de l’élan.

Une république sociale n’est plus un rêve ! 4

Joyeuse, belle, déterminée, fut la marche vers La Bastille dimanche dernier, symbole d’une multitude populaire en mouvement, cherchant son unité, sa force pour bousculer l’ordre existant. Toutes les sensibilités de gauche en étaient qui ne venaient pas, comme un soir d’élection, fêter une victoire, mais bien pour la construire. En brandissant le drapeau rouge, expression d’un puissant désir de changement et de progrès. Expression aussi d’une volonté de subvertir les mauvais scénarios écrits par les puissants pour l’élection présidentielle. La foule bigarrée se voulait annonciatrice du rassemblement de tout un peuple, uni dans un énorme rejet du sarkozysme, bannissant l’égoïsme du monde des affaires pour mieux prendre lui-même en mains les affaires du monde.

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Nous réclamons un référendum sur le nouveau traité européen ! 8

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En signant ce matin un nouveau traité d’austérité budgétaire à quelques semaines seulement des élections présidentielle et législatives, le candidat Sarkozy procède à un coup de force contre nos concitoyens.

Ce traité, qui n’a été soumis préalablement à aucune instance parlementaire, qui n’a fait l’objet d’aucune information des groupes parlementaires et des responsables de partis, qui n’a pas l’assentiment du Parlement européen, est le vrai programme de M. Sarkozy, écrit sous la dictée de la chancelière Merkel. Son crédo est : l’austérité, l’austérité, et toujours l’austérité pour les peuples pendant que les banquiers se gavent. La Banque centrale européenne a dégagé mille milliards d’euros ces derniers temps pour les banques privées pendant qu’on serre la vis aux peuples partout dans l’Union européenne. A quoi a servi cet argent ?

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COMPTE-RENDU DE SESSION AU PARLEMENT EUROPÉEN (13-16 février 2012) 5

Hémicycle du Parlement européen à Strasbourg © Commission européenne

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Le Parlement européen s’est réuni du 13 au 16 février 2012 à Strasbourg.

Voici les principaux éléments discutés et votés lors de cette session.

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Aide aux sans-abris, la Commission botte en touche

Lundi 13 février le Parlement a débattu de la situation des personnes sans-abri suite à la vague de froid qui a fait plus de 600 morts à travers l’Europe.

La Commission a été peu claire : selon elle, c’est principalement aux Etats et aux autorités locales de prendre en charge ces personnes. Le discours qui a suivi, technocratique au possible, a exposé les initiatives de la Commission en matière d’entreprenariat social, de meilleur fléchage des Fonds européens, de partages d’informations pour lutter contre la pauvreté et de rapports que la Commission prépare sur le sujet.

Il est vrai que le rôle des acteurs de terrain et des collectivités locales est primordial, mais il est curieux que la Commission n’ait pas fait une seule mention du programme d’aide alimentaire qui bénéficie aux plus démunis, dont la fin est organisée par la Commission pour 2014.

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