Je me suis rendu mardi 3 novembre auprès des salariés de l’entreprise H et M, installée sur la zone industrielle du Bourget en Seine-Saint-Denis.

Le groupe H et M est une grande société européenne, à base suédoise, spécialisée dans le textile et l’habillement. Il emploie 282 salariés sur le site du Bourget et près de 300 intérimaires, pour des activités de logistique.
Nous sommes là face à un cas typique de mépris des salariés et de traitement de ceux-ci comme d’une simple force de travail dont le prix doit être ajustable selon les besoins des grands groupes.
Ainsi, H et M vient de décider de se créer lui-même sa propre filiale logistique, séparée de l’entité H et M France et crée la société « GBC H et M logistique », reliée à H et M Belgique.
Les salariés du site du Bourget seraient donc intégrés dans cette nouvelle société « GBC H et M logistique ». Mais, l’immobilier comme le matériel de transport resteraient la propriété du groupe H et M. Ces salariés qui, jusque là, étaient régis par la convention collective du secteur « habillement textile », passent arbitrairement sous la convention collective « transport et logistique », du jour au lendemain, alors qu’ils effectuent le même travail. Lire la suite