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Editorial de l’Humanité dimanche
L’important mouvement social des salariés de toute catégorie, travaillant dans les musées, comme la mobilisation pour défendre l’enseignement de l’histoire et de la géographie, s’ajoutent à beaucoup d’autres, passeurs de culture, de savoirs, de connaissances, de biens d’intérêt général. Des enseignants, dont on réduit le nombre, comme des chercheurs, des médecins, des infirmiers, des salariés de l’énergie et de la fonction publique nationale et territoriale, jusqu’aux élus locaux, tous sont désormais confrontés aux réductions de crédits publics. C’est l’application brutale du principe de la « réduction générale des politiques publiques » (RGPP).
L’argument du pouvoir est celui de l’obligation de faire face aux « déficits publics » et à la « dette publique ».
Certes, ce lourd problème existe. Mais d’où provient-il ? D’abord de la multitude de cadeaux faits aux grandes fortunes et aux grands détenteurs de capitaux : diminution de l’impôt sur les sociétés, réduction d’impôts sur les échanges d’actions entre sociétés, le fameux bouclier fiscal, réduction des cotisations sociales aux grandes entreprises, les exonérations diverses de l’impôt aux plus riches qu’on nomme « niches fiscales », qui équivalent à plus de 70 milliards d’euros. Et demain, la suppression de la taxe professionnelle.