Lumière et misère en Lot et Garonne 10

Ce jeudi 19 août, comme chaque année, les producteurs de fruits et légumes du Lot et Garonne viendront, à l’initiative du Modef, proposer leurs fruits aux habitants de la région parisienne. Les élus et maires communistes, les militants communistes s’y associent, proposent avec les syndicalistes des fruits dans les quartiers populaires de plusieurs dizaines de villes.

Mardi 17 août, comme je l’avais fait l’an passé, je me suis rendu toute la journée dans le Lot et Garonne pour évaluer la situation, écouter les agriculteurs, des responsables de coopératives. Une nouvelle fois c’est mon ami, Raymond Girardi, vice-président du Conseil général et président du Modef, qui a pris cette initiative. Le maire de Champigny, Dominique Adenot et Gilles Delbos, conseiller général du Val de Marne m’accompagnaient. Ils seront présents jeudi pour proposer les fruits, au juste prix, aux citoyennes et citoyens de leur ville. Ils cultivent la solidarité. Solidarité entre les habitants et leur ville. Solidarité entre producteurs et consommateurs. Il y’en a bien besoin en ce moment !

En arrivant chez Corinne et Guy, une large étendue de pommiers s’offre à nous, baignée par un beau soleil. Il est le meilleur allié des producteurs de pommes, de tomates et de melons. Les pommiers, portant déjà de beaux fruits en devenir semblent aspirer à la fois cette lumière et les gouttes d’eau déversées à leurs pieds. Corinne est tout à la fois passionnée, cultivée, technicienne, comptable, agronome. Avec son mari Guy et leur jeune fils qui se prépare à reprendre l’exploitation, elle explique leurs efforts pour produire une diversité de pommes de qualité. Ils reconvertissent une partie de leur production en biologique. Le travail accumulé pour faire des pommes est colossal. Essentiellement manuel car on ne peut pas mécaniser à outrance l’entretien et surtout la cueillette. On vient de plusieurs pays d’Europe leur acheter des pommes. Mais les négociants qui viennent aujourd’hui ne s’avancent sur aucun prix d’achat. Là est bien le problème ! On doit investir, s’endetter, travailler, sans jamais savoir à quel prix on paiera le travail et les investissements. Pire, si le grand négoce sent qu’il peut grossir ses profits, il n’hésite pas à aller acheter des pommes au Chili, aux Etats-Unis, en Afrique du Nord, en Chine. Pour lire la suite cliquez ici :