La Fête de l’Humanité est à vous ! 8

 

La Fête de l’Humanité, c’est la fête de ce journal qui, chaque jour, prend le parti du peuple, de ses souffrances et de ses espoirs. Le parti de la jeunesse en quête d’avenir. C’est le journal qui fédère les contestations au sarkozysme, et les propositions des mouvements syndicaux et des forces progressistes.

 La Fête de l’Humanité, c’est votre fête, un grand rassemblement où on se retrouve, on se distrait, on participe à de grands concerts, pour une dépense abordable au plus grand nombre. Cette année, on pourra y retrouver : The Prodigy, Madness, Simple Minds, Jacques Dutronc, Alain Souchon, Raggasonic, Caravan Palace, Agnès Bihl, Dee Nasty, l’ensemble de cuivres de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, et bien d’autres encore.

 C’est aussi la fête où on se parle, on fraternise, on débat en toute liberté avec une multitude de personnalités d’opinions diverses. La fête que chacune, chacun peut vivre comme il l’entend. En toute liberté. En se retrouvant nombreux à cette fête, alors que le pouvoir de droite veut vous imposer des sacrifices sans précédent, la réduction des services publics et la casse de la retraite à 60 ans, ensemble, nous créerons un rapport de forces nouveau, un barrage solide pour empêcher ces sales coups.

 La Fête est donc à votre disposition pour vous faire entendre, et préparer les changements progressistes indispensables. La Fête de l’Humanité, c’est le lieu où toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche sociale, politique et écologique peuvent se retrouver pour échanger ensemble et pour défricher les voies inédites d’une transformation de la société et du monde en faveur des êtres humains et de la nature. Aux côtés des forces de gauche sont également présents une multitude d’associations, de mouvements citoyens, culturels, antiracistes, féministes, de défense des droits humains, ou d’action contre la pauvreté.

 La Fête de l’Humanité, ce sont des expositions, tous ces espaces culturels,  comme ceux consacrés au théâtre ou au sport, une grande cité du livre, un village du monde où plus de cent pays sont représentés, un forum social au service des mouvements sociaux et syndicaux, et un village pour l’emploi. La Fête offre  une ambiance chaleureuse et fraternelle à nulle autre pareille. Nous vous invitons à la construire et à la réussir avec nous. Faites-le pour vous, pour vous détendre, vous défendre, et changer. Sans attendre, achetez le bon de soutien donnant droit à l’entrée à la Fête.

 Les 10, 11 et 12 septembre, retrouvons-nous ensemble pour une grande bouffée de luttes, de débats, de solidarité, d’Humanité. Une fête pour changer la donne.

La Fête de L’Humanité est à vous.

La démocratie frappe à la porte 8

C’est en s’appuyant sur la crise de la politique qui se développe depuis les années 1990 que le président de la république avait imposé une révision de la Constitution il y a deux ans, le 23 juillet 2008. Cette réforme avait été présentée comme le moyen de progresser vers plus de démocratie, de contrôle du parlement, de droits supplémentaires pour l’opposition et les citoyens. A l’époque, la moindre critique émise contre cette modification constitutionnelle nous valait d’être immédiatement cloués au pilori de la ringardise ou de la mauvaise foi. Deux ans après, chacun peut juger : le pouvoir d’État est encore moins irréprochable, le présidentialisme s’est renforcé, les citoyens sont encore plus tenus à l’écart des décisions qui les concernent, les élus locaux et la fonction publique sont méprisés et maltraités, l’insécurité et l’insécurité sociale ont grandi. Prenons quelques exemples de la mise en œuvre de ces changements institutionnels pour mesurer à quel point ils n’ont été que des leurres.

Le président de la république s’est donné la possibilité de venir s’exprimer devant le congrès du parlement. Il y est venu le 29 juin 2009. Cela a coûté très cher et plus personne ne s’en souvient. Surtout, le monarque est venu devant les parlementaires débiter le même discours sans que ceux-ci n’aient pu débattre avec lui.

Le droit théorique donné à l’opposition de mettre en place une commission parlementaire d’enquête a déjà été bloqué par la majorité de droite. La droite ayant refusé une enquête parlementaire sur les batteries de sondages financés par l’Elysée. Cette même droite refuse de créer une telle commission d’enquête sur ce qui est devenu « l’affaire Woerth-Bettencourt ».

S’il était parlementaire avant de devenir membre du gouvernement, un ministre peut désormais retrouver son poste de député s’il le quitte. Très bien ! Voilà que des ministres et des secrétaires d’État jugés indignes il y a quelques semaines d’exercer des fonctions gouvernementales parce que soupçonnés d’avoir utilisé de l’argent public pour eux-mêmes peuvent quand même redevenir en toute quiétude représentants du peuple français !!

Il y a deux ans, nos détracteurs secouaient devant nous à tout bout de champ des sortes de trophées qui devaient révolutionner la démocratie : le référendum d’initiative populaire et la possibilité pour tout citoyen le souhaitant de saisir le Conseil Constitutionnel. Où en est-on ? Le référendum d’initiative populaire nécessiterait le vote d’une loi organique dont plus personne ne parle. Pourtant il y aurait matière à consulter le peuple sur des décisions qui peuvent modifier leur vie quotidienne. Par exemple, une consultation sur la nature d’une réforme progressiste des retraites serait un bon sujet. Mais le monarque sarkozyste ne souhaite pas de débat contradictoire et encore moins une consultation sur ce sujet. Quant à la saisine du Conseil Constitutionnel par une personne jugeant qu’une loi ou article de loi est opposé aux droits et libertés garantis par la constitution, au mieux elle n’apporte rien, au pire elle est un si bel imbroglio que personne n’y songe.

Et où est passée la notion de droit opposable au logement ? La Constitution ne reconnaît-elle pas le droit au travail pour toutes et tous ? Par contre, la création d’un dénommé « défenseur des droits » se met en place peu à peu par la suppression du défenseur des enfants, de la commission nationale de déontologie et de sécurité, du contrôleur des lieux de privation de liberté et sans doute demain du médiateur de la république et de la Halde.

Quant au prétendu droit de regard des parlementaires sur les nominations à des emplois publics, on voit combien il sert à cacher le pouvoir autoritaire et discrétionnaire du président de la république. En fixant le seuil à trois cinquièmes des membres des commissions compétentes de chaque assemblée, on exclut forcément l’opposition, et à vrai dire même le parlement est privé de choix puisqu’il est conduit à appliquer les faits et gestes du prince.

Ajoutons qu’on n’avait jamais vu un président de la république tant humilier l’Administration centrale et la haute fonction publique, jusqu’aux préfets désormais limogés sur un claquement de doigts pour être remplacés par des super-flics au dessus des directions départementales de la police, soit disant pour mettre de l’ordre dans les quartiers populaires, tout en y fermant les services publics et en y laissant flamber le chômage.

La réforme territoriale tend à affaiblir considérablement les moyens et les pouvoirs des élus locaux.

Une révolution constitutionnelle est bien nécessaire. Elle nécessiterait l’élection des parlementaires au système proportionnel, un parlement ayant un véritable pouvoir de contrôle sur le gouvernement qui lui-même conduirait la politique du pays. Elle passerait par la mise en place de lieux de grands débats publics et citoyens avec toutes les informations nécessaires sur les grands enjeux auxquels sont confrontés nos concitoyens ; de la santé et la protection sociale à la nature de la construction européenne ; de l’environnement aux choix de gestion publique. Avec de nouveaux pouvoirs, les salariés devraient pouvoir intervenir dans la gestion des entreprises et des banques. Une vraie indépendance de la justice, avec le respect du rôle du juge d’instruction, et des magistrats qui ne soient pas aux ordres du ministère de la justice et des conseillers de l’Elysée.

Les citoyennes et les citoyens doivent se réapproprier la république pour la réinventer, de telle sorte qu’elle soit véritablement sociale, laïque, démocratique, soucieuse de l’environnement et des enjeux planétaires.

Un nouvel âge de la démocratie frappe à la porte.

L’exemple de la Creuse pour défendre les hôpitaux 5

Les maires du département de la Creuse viennent de produire un acte de résistance salutaire. Ils ont décidé de rompre leurs relations avec L’Etat tant que le ministère de la santé ne sera pas revenu sur sa décision de fermer le service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret. Cette inadmissible décision s’incrit dans le plan gouvernemental de suppression de plusieurs centaines de services de santé publique, survenant après la fermeture de centaines de maternités et de services d’urgence.

Ces décisions antisociales sont prises sans la moindre concertation avec les élus locaux et les personnels de santé. Elles n’ont strictement rien à voir avec les besoins humains de santé, mais tout avec les critères de l’argent-roi. Selon des normes uniquement comptables, ce pouvoir de droite décide autoritairement de fermer des hôpitaux de proximité sans tenir compte ni de la géographie, ni des besoins d’équilibre des territoires, ni des temps réels d’accès des populations aux services de santé.  Ajoutons que, même en prenant en compte le critère de l’économie, il n’est pas prouvé que la concentration hospitalière en cours soit efficace. Elle ne l’est pas non plus du point de vue de la qualité sanitaire. Ce qui est sûr c’est que dans  nos campagnes, qui ont souvent une population vieillissante, les risques d’aggravation de l’état de santé de nombreux habitants, voire de mortalité s’accentuent. La concentration éloigne les patients des centres médicaux. Cela les conduit à consulter moins. L’inégalité devant la santé s’aggrave donc. La fermeture de services hospitaliers accompagne ou accélère les difficultés de la médecine générale parce qu’il y a de plus en plus de difficultés à trouver des médecins pour s’installer dans de telles conditions. Au bout du compte, les déserts médicaux risquent de s’amplifier avec les conséquences humaines que cela engendrera inévitablement. Composante essentielle de l’accès de toutes et tous aux soins, les petits hôpitaux de proximité permettent en effet de dispenser les premiers soins, les premiers secours qui souvent sauvent des vies. Ceux-ci travaillent déjà en réseau avec des structures plus importantes dans les plus grandes villes. C’est cette voie qui devrait être privilégiée au lieu de la casse du service public en cours.

A force de déstructurations, de réductions de personnels, le pouvoir cherche à décrédibiliser le service public hospitalier comme d’autres services publics pour accréditer l’idée de la supériorité du privé. C’est un terrible piège. Dans le cas de la santé l’objectif est de porter des coups à l’hôpital public et à la sécurité sociale pour aller vers un autre système combinant clinique et assurances privées. Ce serait l’accès à  la médecine selon ses moyens financiers, au détriment de la solidarité et de la santé de l’immense majorité. Mais le pouvoir applique par anticipation les normes établies par l’Organisation Mondiale du Commerce, notamment ce qui a été baptisé accord général sur le commerce des services (AGCS).

L’acte de résistance des élus de la Creuse doit  être  soutenu. Leur mouvement devrait s’élargir. Les conseils régionaux, dont la grande majorité est animée par les forces de gauche, devraient utiliser leur droit à définir des politiques de santé que leur confère le code des collectivités locales pour soutenir et appuyer les élus locaux contre les décrets préfectoraux.

Seul le rapport de force peut faire reculer le pouvoir Sarkozyste. Les  tribunaux administratifs de Nimes et de Nantes ont récemment suspendu les décisions de fermer la maternité de Valréas et la chirurgie ambulatoire de Saint-Calais dans la Sarthe. Toutes les actions sont utiles.

Quant à l’argument de l’argent ! On aurait pu en sauver des hôpitaux  avec les cent millions qu’a reçus Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal et le milliard gaspillé prétendument pour lutter contre la grippe porcine. Enfin la mise à contribution des revenus financiers – qui s’élèvent à 270 milliards d’Euros -permettrait de dégager plusieurs milliards d’Euros pour la santé et les retraites. Les manifestations du sept septembre dans tout le pays qui s’annoncent déjà importantes seront un moyen de le réclamer avec force.

La santé n’est pas un coût. Elle n’a pas de prix. Avec les élus de la Creuse et d’ailleurs défendons-la.

Pour le respect des droits fondamentaux des Roms 2

Le 8 avril est, depuis 1971, la journée internationale des Roms. A cette occasion s’est déroulé cette année le 2e sommet européen sur l’inclusion des Roms, les 8 et 9 avril à Cordoue (Espagne). L’objectif de ce sommet était de dresser le bilan des réalisations en matière d’inclusion des populations Roms sur la période 2008-2010, il a surtout reconnu les discriminations et stigmatisations dont elles souffrent dans nombre de pays européens.

Dans sa résolution du 25 mars 2010, le Parlement européen estime que « 10 à 12 millions de Roms européens continuent d’être victimes de discriminations graves et systématiques et se trouvent, dans de nombreux cas, dans une situation d’extrême pauvreté et d’exclusion sociale ». La population Rom compterait environ 5 000 personnes sur l’Ile de France, dont 3 000 sur le département de la Seine Saint Denis.

Bien que citoyens européens depuis 2007, les Roms originaires de Bulgarie et de Roumanie sont soumis à des conditions discriminatoires par le régime transitoire de l’UE. Celui-ci autorise certains pays, dont la France, à limiter la libre circulation et l’accès au marché du travail sur leur territoire. Nombre de Roms sont ainsi privés de leurs droits fondamentaux : logement, santé, travail, éducation…

Exclusion, discrimination, pauvreté et incompréhension, autant d’éléments réunis qui font que les tensions montent autour des camps, et ce malgré l’existence au sein de l’Union européenne d’outils législatifs et financiers et de mesures de coordination des politiques. L’application concrète dans les Etats membres reste en effet insuffisante.

Le sommet de Cordoue a débouché sur une déclaration. Le Trio des présidences de l’UE s’est engagé à intégrer la question des conditions de vie des Roms dans les politiques européennes et nationales ; à mettre en place une feuille de route établissant un cadre d’action à moyen terme et des objectifs et résultats à atteindre ; et à s’assurer que les instruments financiers de l’UE soient disponibles pour les Roms.

Dans deux questions écrites à l’attention de la Commission et du Conseil, j’ai demandé que soient détaillées les mesures qui seront prises pour lutter contre la discrimination, pour garantir l’accès à l’éducation, au logement, à la santé, à l’emploi et aux services sociaux ainsi que l’établissement d’un guide unique des procédures et des programmes communautaires dont pourraient se saisir les autorités locales pour l’intégration des Roms.

J’ai également demandé quelles étaient les dispositions concrètes envisagées d’ici la fin 2010 pour s’assurer que les engagements pris soient respectés et que le Parlement soit tenu régulièrement informé de l’évolution du dossier et des progrès accomplis durant les présidences espagnole, belge et hongroise de l’Union.

Voici les questions que j’ai posées à la Commission et au Conseil :

Question Commission Politiques inclusion des Roms

Question Conseil engagements inclusion des Roms

Le compte rendu de mes activités au Parlement européen 6

 

 

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