Solidarité avec Haneen Zoabi 8

Une commission interne du Parlement israélien demande le retrait de certains des droits parlementaires accordés à la députée Haneen Zoabi. Il lui est reproché d’avoir été présente sur le bateau turc « Mavi Marmara » le 31 mai, quand l’armée israélienne l’a attaqué, faisant neuf morts, dont huit personnes originaires de Turquie et un citoyen des Etats Unis lui-même d’origine turque.

Haneen Zoabi a dénoncé à juste titre cette attaque guerrière dans les eaux internationales et a témoigné de ce qu’elle a vu. C’est ce que lui reproche l’extrême droite israélienne. Il peut même être déclenché contre elle ce que les autorités israéliennes appellent une enquête criminelle.

Or Haneen Zoabi ne fait que défendre le droit international. Personne ne peut l’insulter en la traitant de « traitresse » et de « terroriste » parce qu’elle défend ce droit international violé par les autorités israéliennes.

Nous ne pouvons pas laisser la répression s’abattre sur les progressistes, les forces de paix en Israël. Voilà pourquoi j’ai écrit ce matin au Président du Parlement européen, en lui demandant d’intervenir auprès du Parlement israélien afin que les droits des élus de ce pays soient respectés, ainsi que l’intégrité physique de Haneen Zoabi.

 Je fais la même demande auprès de tous les parlementaires français et européens, auprès des maires, des conseillers régionaux, généraux et municipaux, par-delà leurs opinions, de telle sorte qu’ils interviennent eux aussi pour le respect des droits des parlementaires israéliens et pour le pluralisme politique en Israël. Je mettrai à leur disposition une pétition avec cette seule demande.

Vous aussi, demandez à vos élus d’intervenir en ce sens. 

Pour télécharger le formulaire de pétition à transmettre à vos élus, cliquez ici.

Le pouvoir au service de l’argent roi 2

 

Il nous est parvenu la semaine dernière plusieurs éléments qui démontrent encore plus les choix antisociaux du pouvoir de droite au seul service de la finance.

L’association de consommateurs UFC/Que choisir, révélait que les banques ajoutent des frais bancaires aux frais bancaires. Ceux-ci frappent en général les foyers les plus modestes. Ainsi, les frais liés aux découverts bancaires ont augmenté de 26%. Au total, le système des tarifs pour utiliser la banque, c’est-à-dire pour réutiliser votre argent, celui que vous avez gagné, représente une ponction de 15 milliards d’euros sur les comptes des « clients ».

Presque au même moment on apprenait que le Parlement débat d’une proposition de loi gouvernementale prétendument pour « la régularisation financière ». Dans ce texte, un petit alinéa discret tente de légaliser le mécanisme qui a provoqué le 7 août 2008 la crise bancaire mondiale actuelle, ce que l’on appelle la « tritisation », c’est-à-dire la possibilité pour les banques de sortir les prêts immobiliers de leur bilan, pour les loger dans des portefeuilles spéciaux pour les vendre à des investisseurs. Les créances sont ainsi transformées en titre financier. Ce qui a aussi été appelé « crédits toxiques ».

Ceci revient à réactiver un projet de M. Sarkozy, ce qu’il appelait : la « recharge hypothécaire », c’est-à-dire la possibilité donnée à un individu ou un foyer d’emprunter, non pas sur sa capacité à rembourser mais sur la valeur supposée de son bien.  C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis. Enivrés par la bulle immobilière des foyers nord-américains ont cru pouvoir toujours emprunter plus, s’endetter jusqu’au jour où les banques les ont mis à la rue et ont volé leur maison.

Autre nouvelle, le 3 juin dernier, le journal économique « Les Echos » qui défend la cause patronale, révélait que le cadeau fait aux entreprises, lié à la suppression de la taxe professionnelle était de près de deux milliards supérieur à ce qui était prévu.

Pendant ce temps, les collectivités locales ont moins d’argent et sont donc contraintes, soit de réduire leurs services ou d’augmenter les impôts locaux. Le  pouvoir et ses affidés, continuent de verser de grosses larmes de crocodiles sur les déficits et la dette de l’Etat, pour serrer la vis aux familles modestes. Surtout, cela sert à préparer des augmentations d’impôts ou de la contribution sociale généralisée.

Doux avec les puissants. Dur avec les faibles. Telle st l’orientation du gouvernement de l’ultra-droite actuelle. Le Premier ministre a laissé entendre qu’il y aurait des augmentations d’impôts ou de cotisations sociales. Il se cache maintenant derrière l’idée de supprimer des niches fiscales. Il y aura un coup de rabot de 10%, proclame le Premier ministre, mais… avec des exceptions, car il ne faut pas alourdir le coût du travail. Autrement dit, on ponctionne les plus modestes, mais pas les exonérations de 21,4 milliards d’euros correspondant à l’exonération des cotisations sociales des grandes entreprises, ni cet incroyable cadeaux de plus de 22 milliards d’euros fait aux multinationales exonérées de taxe sur la plus-value de la vente de leurs actions ou de leurs filiales.

Ceci n’était l’énoncé que de quelques exemples qui montrent à quel point ce pouvoir est au seul service de l’argent roi et non du peuple qui souffre de plus en plus.

N’ayons pas peur de réclamer justice et notre dû, à commencer par le refus du recul de l’âge ouvrant droit à une bonne retraite.