Le monstre capitaliste contre les peuples 4

Pour la plupart des individus normalement constitués l’échange marchand se fait en vendant un produit, voire un service, contre une rémunération. Celle-ci peut être contestée. Elle peut être trop élevée ou trop faible selon que l’on soit l’acheteur ou le vendeur. Mais il y’a un produit réel, une marchandise réelle, payés à un prix déterminé. Dans ce système capitaliste financiarisé et mondialisé où la liberté de circulation  des marchandises est érigée au rang de dogme suprême, on peut faire de l’argent avec … rien ! Ainsi existe une mécanique dite « de vente à découvert ». Vous promettez à quelqu’un, à une entreprise, ou à un Etat de vendre dans deux semaines, trois mois, six mois ou plus, des titres financiers ou des obligations ou de racheter tout ou partie de ses dettes. Mais vous le faites en ayant les mains vides. Vous n’avez pas l’argent que vous promettez. Vous vendez donc sur les marchés internationaux ces actions ou ces dettes au cours d’aujourd’hui et vous attendez que la valeur de ces titres baisse. Puis vous vendez ce que vous n’avez pas et subitement vous gagnez beaucoup d’argent. Evidemment, vous ne le ferez jamais.  Seules les banques, les compagnies d’assurance et les fonds financiers procèdent ainsi depuis des mois et des mois. Voilà l’horreur spéculative. C’est ce que font en ce moment même ceux que l’on appelle de ce nom bizarre « les marchés financiers » avec les dettes des Etats.

Examinons un autre moyen. Souvent les banques sont aussi des compagnies d’assurance. Elles ont crées des contrats dits de couverture, sorte d’assurance au nom anglais de « crédit default swapf ou CDF » . Un vendeur d’assurance (cdf) assure un acheteur en cas de faillite ou même l’assure en cas de défaut de paiement si, comme nous l’avons expliqué plus haut, le cours des actions baisse en deca de leur valeur initiale. Cet acheteur se paie donc une garantie sur une créance qu’il n’a pas. La même banque y a donc intérêt en se faisant de l’argent grâce à des taux de prêt asphyxiant. Mais plus, maintenant,  avec sa filiale d’assurance elle va pouvoir profiter des difficultés d’une entreprise ou d’un Etat parce qu’elle aura réassurée une filiale de sa propre banque ou même une autre banque contre ce qu’ils appellent le « défaut de paiement ».

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