Israël bloque dans le sang l’aide humanitaire pour le peuple de Gaza 13

Je suis scandalisé, révolté par l’arraisonnement des bateaux d’aide alimentaire par l’armée israélienne. Quel visage hideux montre une nouvelle fois ce matin la direction israélienne. Non content d’affamer le peuple de Gaza, le gouvernement et l’armée israélienne sont en train d’empêcher que des bateaux civils, chargés de vivres, d’eau, de médicaments, de matériel de construction soient portés à une population affamée, assoiffée, dans l’impossibilité de reconstruire ses maisons.

L’Union européenne et la France ne peuvent se taire. Ils doivent réagir avec fermeté. L’accord d’association Union européenne-Israël, prévoit la suspension de toute relation dès lors que les libertés sont mises en cause. C’est une nouvelle fois le cas ce matin. Le gouvernement français et l’Union européenne doivent rompre immédiatement toute relation avec le gouvernement israélien et utiliser tous les moyens de pression possibles pour que cesse immédiatement ces attaques contre les bateaux et au-delà qu’on lève le blocus contre Gaza.

Patrick Le Hyaric
Député au Parlement européen
Directeur de l’Humanité
Lundi 31 mai 2010 – 9 H 30

Contre les coups de force, mobilisation démocratique 1

 

Pour être sûr de pouvoir appliquer leur insoutenable purge sociale, les autorités de Bruxelles et le Président de la République veulent procéder à un véritable coup de force. Certains pays connaissent encore des coups d’état. En Europe, on procède de manière plus douce en préparant  le coup d’état social. En effet, le Président de la commission de Bruxelles, qui ne doit sa légitimité qu’à de bizarres et ambigus accords au sein du Conseil des chefs d’Etats et de gouvernements et à une alliance tout aussi curieuse au sein du Parlement européen, demande que désormais les budgets nationaux soient d’abord examinés par l’instance qu’il dirige, non élue par les citoyens. A cette dernière le pouvoir exorbitant de dire s’ils sont bons ou mauvais. Selon quels critères ? Ceux de l’austérité et de la régression sociale.  De ce fait, les Parlements nationaux qui, déjà, passent beaucoup de temps à transférer les directives européennes, seraient dessaisis de l’une de leur mission essentielle : celle de choisir les moyens d’alimenter le budget national et celle de l’utilisation de l’argent public, celui des contribuables.

M. Sarkozy, jamais en retard quand il s’agit de se coucher devant les diktats de cette commission, les injonctions de l’Allemagne et surtout pour s’agenouiller devant la grande finance internationale, veut inscrire dans la Constitution française l’obligation pour tout gouvernement qui commence une législature de se fixer l’objectif de réduire les déficits sur cinq ans. Evidemment, dans son esprit, c’est pour réduire les dépenses publiques et sociales utiles. Car au nom de la sacro sainte compétitivité, de la concurrence dite « libre » et prétendument « non faussée », l’imposition sur les plus fortunés et le grand capital ne risque rien. Au contraire, elle sera  encore allégée. La philosophie du Chef de l’Etat, exposée devant la conférence sur les déficits,  consiste à réduire les dépenses sociales contre la maladie, pour les retraites, tout en augmentant le pillage du travail salarié. Ne vient-il pas de rogner une allocation pour les plus pauvres et de créer 22 impôts nouveaux? Ne se concocte-t-il pas en ce moment même dans les palais gouvernementaux des projets d’augmentations d’impôts, de la CSG, de suppression de 100 000 emplois dans les services publics, de recul du droit à la retraite à 60 ans, de blocage généralisé des rémunérations du travail ?

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UN FORUM POPULAIRE POUR UNE EUROPE NOUVELLE 1

Quelle Europe nouvelle pour sortir de la crise ?

Les 4 et 5 juin Maison de la Mutualité
Salle Jussieu 24 rue Saint-Victor, 75005 Paris

 

Compte tenu du nombre de places limitées,
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Jour après jour l’Europe s’enfonce dans une crise dont personne ne voit le bout. Depuis le premier jour, l’Humanité a lancé une pétition de solidarité avec le peuple grec. Celle-ci a déjà recueilli des milliers de signatures. Depuis, ce sont tous les peuples européens qui sont attaqués. C’est aux populations, aux travailleurs, aux retraités, aux jeunes, que les institutions européennes, les gouvernements, font payer cette crise pendant que les banques, compagnies d’assurances, fonds financiers amassent chaque jour des milliards de profits.

De la Grèce au Royaume-Uni, de l’Espagne à l’Italie, de l’Irlande à la France, la Roumanie, la Hongrie, partout, les gouvernements abaissent les salaires, réduisent l’emploi public, reculent l’âge de départ à la retraite, augmentent les impôts.

On ne peut pas laisser faire ! 

L’Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne se fait encore plus contre les peuples. La monnaie unique est menacée. La solidarité européenne n’existe pas.

Les forces progressistes en Europe, les mouvements sociaux, syndicaux, intellectuels ont besoin de se parler, de réfléchir ensemble aux causes de la crise. Surtout, il y a besoin de penser une autre construction européenne qui placerait les êtres humains et la nature au centre de tout et non plus la loi de l’argent roi.

Face à la gravité de la situation et pour que chacun puisse faire part de ses idées, de ses propositions pour cette autre Europe possible, nous vous invitons à un forum de travail et de réflexion.  Nous nous retrouverons avec des syndicalistes, des économistes, des parlementaires européens et nationaux, des journalistes, des responsables du mouvement altermondialiste, des créateurs, des intellectuels, pour débattre des causes de la crise…

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Le monstre capitaliste contre les peuples 4

Pour la plupart des individus normalement constitués l’échange marchand se fait en vendant un produit, voire un service, contre une rémunération. Celle-ci peut être contestée. Elle peut être trop élevée ou trop faible selon que l’on soit l’acheteur ou le vendeur. Mais il y’a un produit réel, une marchandise réelle, payés à un prix déterminé. Dans ce système capitaliste financiarisé et mondialisé où la liberté de circulation  des marchandises est érigée au rang de dogme suprême, on peut faire de l’argent avec … rien ! Ainsi existe une mécanique dite « de vente à découvert ». Vous promettez à quelqu’un, à une entreprise, ou à un Etat de vendre dans deux semaines, trois mois, six mois ou plus, des titres financiers ou des obligations ou de racheter tout ou partie de ses dettes. Mais vous le faites en ayant les mains vides. Vous n’avez pas l’argent que vous promettez. Vous vendez donc sur les marchés internationaux ces actions ou ces dettes au cours d’aujourd’hui et vous attendez que la valeur de ces titres baisse. Puis vous vendez ce que vous n’avez pas et subitement vous gagnez beaucoup d’argent. Evidemment, vous ne le ferez jamais.  Seules les banques, les compagnies d’assurance et les fonds financiers procèdent ainsi depuis des mois et des mois. Voilà l’horreur spéculative. C’est ce que font en ce moment même ceux que l’on appelle de ce nom bizarre « les marchés financiers » avec les dettes des Etats.

Examinons un autre moyen. Souvent les banques sont aussi des compagnies d’assurance. Elles ont crées des contrats dits de couverture, sorte d’assurance au nom anglais de « crédit default swapf ou CDF » . Un vendeur d’assurance (cdf) assure un acheteur en cas de faillite ou même l’assure en cas de défaut de paiement si, comme nous l’avons expliqué plus haut, le cours des actions baisse en deca de leur valeur initiale. Cet acheteur se paie donc une garantie sur une créance qu’il n’a pas. La même banque y a donc intérêt en se faisant de l’argent grâce à des taux de prêt asphyxiant. Mais plus, maintenant,  avec sa filiale d’assurance elle va pouvoir profiter des difficultés d’une entreprise ou d’un Etat parce qu’elle aura réassurée une filiale de sa propre banque ou même une autre banque contre ce qu’ils appellent le « défaut de paiement ».

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L’EUROPE : VENEZ EN PARLER AVEC NOUS ! 1

La crise globale qui se développe au sein de l’Union européenne provoque des inquiétudes mais aussi une recherche de compréhension et d’alternatives.  Plusieurs milliers de personnes ont signé la pétition de soutien au peuple grec lancée par l’Humanité. Plus qu’un simple soutien, il s’agit d’un acte qui en appelle d’autres.  Comprendre, expliquer ou construire une alternative sont autant de besoins qui se développement en France comme en Europe. 

Autour de parlementaires européens, d’économistes, de syndicalistes, de représentants des mouvements sociaux et de citoyens, ce forum pluraliste et public a pour vocation de confronter perceptions et analyses afin d’engager la réflexion pour une Europe nouvelle. 

Ils ont déjà annoncé leur participation :

 Yannis Androulikadis (journaliste radio et syndicaliste), Nicolas Benies (économiste), Pervenche Berès (députée au parlement européen, membre du groupe socialiste, Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen), Paul Boccara (économiste, historien), Jean-Pierre Brard (Député de la Seine-Saint-Denis, Maire Honoraire de Montreuil), Marie-George Buffet (secrétaire nationale du PCF, Députée de la Seine-Saint-Denis), Pascal Canfin (député au parlement européen, membre du groupe des Verts), Yves Dimicoli (économiste), Maryse Dumas (syndicaliste, postière), Ilda Figueiredo (députée au parlement européen, membre du Parti communiste Portugais), Monique Florenzano (Economiste. directrice de recherche au CNRS), Jacques Généreux (professeur d’économie à Science-Po, dirigeant du Parti de gauche), Thomas Händel (député au parlement européen, membre de Die Linke), Liem Hoang Ngoc (député au parlement européen membre du groupe socialiste, professeur d’économie à l’Université Paris 1), Michel Husson (économiste), Pierre Khalfa (membre du Conseil Scientifique d’ATTAC et porte-parole de l’Union syndicale Solidaires), Pierre Laurent (coordinateur national du PCF, Conseiller régional), Didier Le Reste (syndicaliste cheminot), Nasser Mansouri-Guilani (membre du Conseil économique et social), Savvas Rompolis (directeur de l’Institut grec du travail ), Aurélie Trouvé (co-présidente d’ATTAC), Kostas Vergopoulos (professeur d’Université en économie), Francis Wurtz (Député honoraire au parlement européen), des syndicalistes, des parlementaires européens… 

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Contact : Bureau parlementaire de Patrick Le Hyaric, 164 rue Ambroise Croizat – 93528 Saint-Denis Cedex /   solidariteeurope@yahoo.fr 

Renseignements : 01 49 22 72 76 / 01 49 22 66 24

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