En occupant une bonne partie de la soirée télévisée lundi dernier, le Président de la République a débité un chapelet d’approximations, d’affirmations gratuites et de boniments. Il y avait un immense contraste entre les citoyens présents sur le plateau, qui vivent une situation extrêmement difficile et ce Président qui défendait ses choix : ceux en faveur des plus puissants.
Quel contraste entre le salarié de la SBFM de Hennebont, l’agricultrice du Tarn ou l’enseignant de la Seine-Saint-Denis, vivant de plus en plus mal et la situation d’un dirigeant d’entreprise publique gagnant 7000€ par jour.
Quel contraste révoltant entre l’annonce de la mise en cause du droit à la retraite à soixante ans et le cadeau que doit recevoir de son ancienne entreprise ce même personnage, pour son départ en retraite. Une « retraite chapeau » de 13,5 millions d’euros ! M. Sarkozy n’aura pas eu un mot pour le SMIC mais aura défendu avec fougue le salaire des grands patrons qui se gavent. Indécent !
Quel contraste avec la multitude de celles et ceux qui n’ont que dix euros par jour pour vivre et les cadeaux « bonus » des banques à leurs « traders », s’élevant à un milliard d’euros versés par des banques renflouées par l’argent public.
Des commentateurs ont souligné un changement de style de M. Sarkozy. Peu importe le style. Le chef de l’Etat a plus que jamais défendu les intérêts de sa caste : celle des puissants, de la haute finance, de la minorité des riches qui gagnent chacun de 300 à 400 SMIC. Il a défendu les choix qui ont conduit le pays au bord de l’abîme ! Lire la suite