Sur le processus de paix au Moyen-Orient et la situation à Jérusalem-Est 3

Mardi 15 décembre, a eu lieu Parlement européen à Strasbourg un débat sur le processus de paix au Moyen-Orient et la situation à Jérusalem-Est. Ce débat à été l’occasion de présenter deux textes positifs de la présidence suédoise: les conclusions du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne réaffirmant la volonté de créer un état palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et le rapport des ambassadeurs et chefs de missions européens à Jérusalem-Est décrivant minutieusement la “bataille démographique” que mène Israël pour annexer Jérusalem. 

Voici le contenu de mon intervention  

Madame la Commissaire et Madame la Ministre, je vous remercie et me réjouis de vos propos. L’Europe dispose désormais de deux documents essentiels pour peser en faveur d’initiatives nouvelles de paix. 

  1. Le courageux rapport de la présidence suédoise, et vos propos à l’instant Madame Malmström, qui appellent à progresser vers l’existence de deux Etats, dont la Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale ;
     
  2. Le texte des “ambassadeurs chefs de missions de l’Union européenne” à Jérusalem qui montre comment les autorités israéliennes ont une stratégie de démolition de maisons, de colonisation contraire aux droits humains. Cette stratégie vise à couper Jérusalem de la Cisjordanie, pour enterrer l’idée même d’un Etat palestinien. 

Ces deux documents montrent la gravité de la situation, reconnaissent que Jérusalem est annexé par Israël et réaffirment les frontières de 1967. 

Mais nos paroles ici n’auront aucun effet s’ils ne sont pas suivis d’actes concrets. Il faut agir. Et pour agir on peut suspendre l’accord d’association Union européenne – Israël et s’appuyer sur les préconisations des chefs de mission européens, tant que la direction israélienne ne respecte pas le droit international. 

Il faut des actes:

  • l’arrêt de la colonisation,
  • l’arrêt du blocus de Gaza,.
  • la destruction du mur de la honte,
  • le retour des réfugiés,
  • la libération de tous les prisonniers politique à commencer par Marwan Barghouti.

 Et permettez-moi un ajout: vous avez demandé la libération du soldat Shalit. Je suis d’accord avec vous mais je demande que notre parlement se prononce pour la libération d’un autre citoyen européen. Un jeune Franco-palestinien. Le jeune Salah Hamouri.

Oui, liberté pour le soldat Shalit et pour Salah Hamouri !

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Palestine – Israël

Deux rapports utiles à la réflexion

Je les mets à votre disposition 

A la suite du débat qui s’est tenu au Parlement européen le mardi 15 décembre après midi, où la présidence du conseil a réexposé son projet. Je mets à votre disposition les résumés de deux textes très importants : 

a) Les éléments essentiels des chefs de mission (ambassadeurs et consuls) de l’Union européenne sur Jérusalem-Est.

b) Les conclusions du conseil sur le processus de paix au Moyen-Orient 

Nous avons demandé que la « commission relations » avec le conseil législatif palestinien ou la « commission Moyen-Orient » puisse recevoir le juge Goldstone sur les exactions des militaires israéliens à Gaza et qu’il puisse être entendu.

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Une nouvelle politique agricole pour une politique alimentaire et environnementale Répondre

Editorial de la Terre

Une nouvelle commission européenne va être installée en début d’année 2010. Un nouveau commissaire à l’agriculture, M. Dacian Ciolos vient d’être nommé. Et un nouveau débat va s’engager sur l’avenir de la politique agricole européenne.

Une part de l’avenir de l’agriculture se joue donc dans les semaines à venir. Le pire serait de laisser se développer cette réflexion à partir des « perspectives financières de l’Union euro-péenne ». C’est exactement le contraire qu’il faut faire : définir d’abord le projet agricole nécessaire à l’Union européenne et au monde. Ce n’est qu’à la suite de ces réflexions que doivent être envisagés les moyens financiers.

Mais, au-delà, il est nécessaire de repenser la question agricole, non pas comme une question concernant les seuls agriculteurs mais comme un enjeu civilisationnel, à la croisée de plusieurs grands défis pour nos sociétés et la planète toute entière.

 

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La crise dans les secteurs agricoles, conséquence des politiques de dérégulation de l’UE Répondre

Le lundi 14 décembre a eu lieu Parlement européen à Strasbourg un débat sur la crise dans les secteurs agricoles. La Commissaire à l’agriculture, la danoise Mariann Fischer Boel, a expliqué la situation critique des exploitations agricoles par les effets de la crise économique. Je lui ai rétorqué qu’elle était plutôt le résultat des politiques de dérégulation poussées par la Commission:

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Hommage à Lucien Sampaix, journaliste, résistant, fusillé par les nazis Répondre

Ce samedi 12 décembre une cérémonie a été organisée à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Lucien Sampaix à la mairie du 10e arrondissement de Paris, réunissant des membres de sa famille, le maire d’arrondissement Rémi Féraud et des élu(e)s de Paris.

C’est avec un grand honneur que j’ai rendu hommage à cet homme, pétri de courage, de combativité et de droiture, cet ouvrier devenu dirigeant de L’Humanité, fusillé par l’occupant nazi à Caen le 15 décembre 1941.

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L’action pour l’intérêt général 1

 

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Editorial de l’Humanité dimanche

L’important mouvement social des salariés de toute catégorie, travaillant dans les musées, comme la mobilisation pour défendre l’enseignement de l’histoire et de la géographie, s’ajoutent à beaucoup d’autres, passeurs de culture, de savoirs, de connaissances, de biens d’intérêt général. Des enseignants, dont on réduit le nombre, comme des chercheurs, des médecins, des infirmiers, des salariés de l’énergie et de la fonction publique nationale et territoriale, jusqu’aux élus locaux, tous sont désormais confrontés aux réductions de crédits publics. C’est l’application brutale du principe de la « réduction générale des politiques publiques » (RGPP).

L’argument du pouvoir est celui de l’obligation de faire face aux « déficits publics » et à la « dette publique ».

Certes, ce lourd problème existe. Mais d’où provient-il ? D’abord de la multitude de cadeaux faits aux grandes fortunes et aux grands détenteurs de capitaux : diminution de l’impôt sur les sociétés, réduction d’impôts sur les échanges d’actions entre sociétés, le fameux bouclier fiscal, réduction des cotisations sociales aux grandes entreprises, les exonérations diverses de l’impôt aux plus riches qu’on nomme « niches fiscales », qui équivalent à plus de 70 milliards d’euros. Et demain, la suppression de la taxe professionnelle.

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