Unissons-nous face aux défis immenses de 2010 1

Chères amies, Chers amis,

J’adresse à chacune et chacun d’entre vous mes voeux les plus sincères de santé et de prospérité pour l’année nouvelle qui s’annonce.

Je sais qu’aucun de nos voeux ne se réalisera sans nos mobilisations dans l’unité la plus large . L’année 2009 avait commencé par de grands mouvements syndicaux et sociaux. L’heure est à les relancer pour ne pas laisser ce pouvoir de l’ultra-droite et les milieux d’affaires écraser, humilier, déclasser, rejeter et diviser les salariés et tous les individus. Les défis de l’année 2010 sont immenses. Ensemble la gauche sociale et politique,celle de l’écologie politique, par delà ses différences et parfois ses dissensions, doit s’unir au service du plus grand nombre qui attend qu’elle jette les nouvelles bases d’un projet de changement post-capitaliste .

 Comme responsable de L’Humanité et comme parlementaire Européen j’y mettrai mon énergie.

La meilleure année possible à vous toutes, à vous tous.

Patrick Le HYARIC

Le monde a besoin de rompre avec le capitalisme 1

Editorial de l’Humanité dimanche

Le hasard veut que nous entamions la dixième année du troisième millénaire par une déception planétaire : celle de  l’échec du sommet mondial de Copenhague sur le climat. Au terme de deux années de travail, cette grande réunion internationale n’a décidé d’aucune modalité contraignante pour réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre. Et aucune instance comme une « Organisation mondiale de l’environnement », chargée d’une coopération interna-tionale nouvelle, garante de la survie de la planète, n’a été créée.

Pire ! Cet échec sert à porter de nouveaux coups contre l’Organisation des Nations-Unies. Certes, nous deman-dons depuis longtemps une modernisation, une démoc-ratisation de cette instance internationale, mais pas sa décapitation ! La logique ainsi à l’œuvre est mortifère. Elle prolonge toutes les résolutions de l’ONU déjà bafouées contre la guerre en Irak, en faveur de la création d’un Etat Palestinien, ou encore pour les projets d’actions contre la famine.

Comme un cynique clin d’œil, cet événement se produit exactement dix ans, presque jour pour jour, après le lancement de l’Organisation Mondiale du Commerce à Seattle, aux Etats-Unis. Créée, elle aussi,  en dehors de l’ONU, cette instance mondiale a pour objectif de « déréglementer », de « libéraliser » le commerce mondial au bénéfice des forces du capital. Elle a donc constitué un outil de fabrication de lois internationales pour le capitalisme mondialisé. Et la réintégration, par M. Sarkozy, de la France dans l’OTAN, comme sa primauté  en tant que bouclier d’une défense européenne, stipulée dans le traité de Lisbonne, n’ont fait, elles aussi,  que dévaloriser les Nations-Unis et aggraver les déséquilibres en faveur des Etats-Unis.

Le lien entre le sommet de Copenhague et Seattle est simple : on y parle de projets diamétralement opposés! De même, il y a antagonisme entre la préservation de la planète et la volonté d’appliquer les règles libérales du marché unique européen, les traités européens de Maastricht et de Lisbonne. Le capitalisme est un anti-écologisme, comme il est un anti-humanisme. Cependant, la préparation du sommet de Copenhague aura permis à l’humanité de prendre encore plus conscience de sa globalité, de l’interdépendance des nations, du devenir des êtres humains et de celui de la planète.

L’urgence écologique, indissociable de l’urgence sociale et de l’impérieuse nécessité du désarmement et de la paix, est devenue sans doute l’enjeu le plus fédérateur des peuples, des individus entre eux. A l’heure de l’information instantanée et d’une sorte d’échanges informatiques en continu pouvant nourrir une démocratie numérique, des conditions nouvelles existent pour faire humanité ensemble.

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Le service public avant le profit Répondre

Editorial de la Terre

On ne peut certes maîtriser ni les caprices du temps, ni parfois les maladies. Mais des décisions politiques pourraient en limiter largement les dégâts. Ainsi, on ne peut comprendre qu’un peu de neige puisse bloquer les trains les plus modernes et sophistiqués du monde, sans mettre ce fait en lien avec la réduction des moyens apportée aux services publics. Le nombre des personnels comme l’entretien du matériel.

De même, la réduction des moyens des services publics de l’équipement ne permet pas de garantir l’entretien convenable de toutes les routes et le déneigement lorsque c’est nécessaire.

Voilà maintenant qu’on nous annonce régulièrement le risque de difficultés d’approvisionnement en électricité sur certaines parties du territoire. Là encore, les objectifs de profits à court terme rendent aveugle sur les prévisions nécessaires pour satisfaire tous les besoins domestiques, industriels et agricoles.

Et les tentatives de privatisations plus grandes des secteurs de l’énergie ne feront qu’aggraver les difficultés. Il est de bon ton de critiquer les personnels des services de santé avec le développement des grippes. Or, leur dévouement est remarquable ! Là encore la réduction du nombre d’hôpitaux, de centres de santé et la diminution des personnels ne peuvent conduire qu’à de telles difficultés.

Au lieu d’en tirer toutes les conséquences, le pouvoir continue d’appliquer les logiques européennes de réduction des dépenses sociales et publiques. A l’opposé, les plus riches bénéficient de réduction d’impôts et de prélèvements divers.

Chaque jour qui passe met à nue cette terrible vérité : ceux qui dirigent le pays n’ont que faire de la vie quotidienne des femmes et des hommes. Leur visée fondamentale reste la rentabilité profitable à une petite minorité contre la vie. Ce sont ces choix désastreux qu’il faut inverser. Cela renforce la nécessité, dans l’unité la plus large, de défendre et d’améliorer les services publics. Empêcher la privatisation de la Poste constituerait déjà une victoire majeure pour l’intérêt général.

Cela ne rend que plus nécessaire encore l’existence et le développement d’un hebdomadaire progressiste comme La Terre, au service de toutes les populations rurales. Un journal capable de faire le lien entre toutes celles et ceux qui vivent et travaillent dans nos campagnes, lien aussi entre les travailleurs agricoles, les industries agro-alimentaires, les chercheurs et ceux qui aspirent à une alimentation de qualité, à un développement durable et harmonieux des territoires.

Pour ces raisons, il est utile de faire connaître ce journal autour de vous.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Debout pour un pacte laïc et républicain 2

Editorial de l’Humanité dimanche

Il est de la responsabilité de tous les démocrates, par-delà leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses de dresser de solides digues face au fleuve sarkozyen qui charrie désormais les pires idées nauséabondes. Qui ne voit qu’elles peuvent nous mener au pire.

Chaque jour désormais, un ruisseau de concepts glacés alimente cette mer de haine, de racisme, de nationalisme, de xénophobie dans une confusion organisée, à rebours des plus belles valeurs du progressisme intellectuel et social à la française.

A la veille des élections régionales où le pouvoir sait qu’il sera à nouveau mis en accusation parce qu’il ne répond pas aux urgences sociales, démocratiques, écologiques mais à la soif de profits de quelques uns, il théorise cet inepte concept « d’identité nationale ». Il le fait armé du bras et des paroles d’un certain Eric Besson, dont l’identité a muté du socialisme au pire sarko-national-identitaire.

Avec un aplomb indescriptible, des réunions électorales sont organisées, sous la présidence des Préfets et des sous-préfets, sur ce seul thème. D’un côté, le peuple doit se soumettre aux forces du grand large de la mondialisation capitaliste qui détruisent ses emplois, laminent ses salaires et ses retraites, autant de maux inscrits en lettres d’or dans le traité de Lisbonne, imposé de force. De l’autre, on fait mine, avec l’ « identité nationale », de protéger le peuple de la prétendue menace de chimériques envahisseurs. Pour lire la suite