Fronde des élus locaux : une signification profonde Répondre

L’article 72 de la Constitution française énonce que : « Les collectivités territoriales de la République, commune, département, région, s’administrent librement par des conseils élus ». On peut se demander dans quelle mesure le pouvoir sarkozyste n’est pas tenté de violer cet article avec l’attaque contre la décentralisation et l’organisation territoriale.

Face à cela, la force de la fronde des élus locaux de toutes opinions, manifestée lors du congrès des maires de France n’est pas un épiphénomène. Elle constitue   un mouvement de contestation de choix politiques fondamentaux, portée par les élus les plus proches de la population et de ses préoccupations les plus quotidiennes.

Ce mouvement, dirigé contre le projet de destruction d’une partie des structures territoriales est une action pour que vive la démocratie française. Les élus locaux sont ceux qu’apprécient le plus leurs concitoyens. Au-delà, ces derniers considèrent, à une très large majorité,  que les collectivités locales sont un service public efficace, au service de tous.

C’est  ce que veut détruire le pouvoir de droite avec de lourdes conséquences pour la vie de chacun. En effet, son projet consiste à assécher les ressources locales avec la suppression de la taxe professionnelle. Ceci aboutira soit à la hausse des impôts locaux des ménages -parmi les plus injustes-, soit à la diminution des services communaux, départementaux ou régionaux. Lire la suite

L’assourdissant cri de la famine 2

Editorial de la Terre

Les dirigeants des pays les plus puissants ont boycotté le sommet mondial de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

C’est une indignité et une infamie de plus au moment où la planète vient de franchir le terrible seuil du milliard d’individus souffrant de la famine. Quel monde ! Insupportable ! Famine exacerbée là-bas. Terres en friche, réduction de productions ici.

L’insécurité alimentaire mondiale s’aggrave chaque jour. Mais des mastodontes avides de profits, s’enrichissent chaque jour un peu plus de cette apparente dichotomie.

Car, la famine n’est pas le résultat d’un problème technique qui empêcherait de produire plus et mieux pour tout le monde. Non ! Il s’agit de l’une des grandes questions politiques posées à l’humanité. La pénurie, le pillage des ressources naturelles, celui du travail paysan partout dans le monde ont pour objectif la spéculation au profit de quelques uns.  Jusque-là, cultiver la terre visait à nourrir les hommes.

Aujourd’hui, des spéculateurs pèsent à la baisse sur les cours agricoles, mettant ainsi les paysans du Burkina Faso en concurrence avec ceux de Californie ou de la Beauce et des producteurs de tomates du Lot et Garonne avec la production de l’industrie de la tomate polonaise. Lire la suite