Archives Journalières: 28 octobre 2009
Il faut réintégrer les 4 syndicalistes CGT licenciés à ERDF et à GRDF 2
A nouveau, quatre syndicalistes CGT sont licenciés à ERDFet GRDF. Je proteste énergiquement contre les sanctions qui frappent ces syndicalistes. Ils viennent d’être licenciés par la direction de la région Midi- Pyrénées. Dans tout le pays, ce sont 250 salariés qui sont ainsi sous la menace de sanctions.
Que reproche-t-on à ces syndicalistes ? D’avoir permis à des familles surendettées d’avoir accès à l’électricité ? De s’être opposés à la privatisation de leur entreprise? D’avoir contesté et mis en échec le projet de leur direction régionale, expérimental pour la France, d’externalisation de la maintenance du réseau ? D’avoir réclamé et obtenu l’embauche de 140 agents ?
On sanctionne, on licencie donc des salariés parce qu’ils ont voulu affirmer leurs droits et la promotion d’un service public de qualité.
Ces sanctions ne sont pas acceptables. Elles constituent une humiliation, une blessure pour des agents qui en faisant grève, en perdant leur salaire, défendaient tout simplement l’intérêt général. Ceci était d’ailleurs la tradition de cette entreprise publique.
Les quatre syndicalistes, comme toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui poursuivis, méritent tout notre soutien et notre solidarité. Ils défendent un droit humain fondamental : le droit à l’énergie pour toutes et tous.
Le gouvernement doit lui-même agir autrement et intervenir pour faire lever les sanctions. Il y a trop d’exemples aujourd’hui de la dégradation des conditions de travail, de vie, de relation dans les entreprises poussant à la désespérance, avec de dramatiques conséquences. Tout le monde doit en tirer la leçon..
Tout de suite, il faut lever toutes les sanctions injustifiées et réintégrer ces agents à leurs poste de travail.
Le « plan agriculture » de Nicolas Sarkozy : bâti sur un système qui fait faillite 3
Réaction de Patrick Le Hyaric au « plan agriculture » de Nicolas Sarkozy
Face à une crise sans précédent, qui entraîne les petits et moyens agriculteurs ainsi que les jeunes vers une impasse dramatique, le Président de la République fait semblant, très tardivement, de s’occuper d’eux.
Les aides publiques qu’il annonce n’ont strictement rien à voir avec l’ampleur et la gravité de la détresse qui parcoure les campagnes. Il n’a d’ailleurs pas dit si ces sommes s’ajouteraient aux aides européennes ou pas.
Pire, en annonçant un mécanisme de prêt déjà promis par le ministre de l’agriculture, il ne fait qu’étaler et amplifier les difficultés dans le temps. Il ajoute de l’endettement à l’endettement.

Il peut certes déplorer la baisse des prix à la production tandis que les prix à la consommation augmentent. Mais c’est lui qui a amplifié cette inadmissible distorsion. En effet, la loi dite « de modernisation de l’économie » affaiblit les paysans et renforce les quatre ou cinq centrales d’achat qui imposent des prix d’achat toujours à la baisse aux producteurs. Nous réclamons avec force le démantèlement de cette loi et la réécriture d’un texte permettant une régulation progressiste des prix à l’intérieur du territoire national. Ajoutons que le gouvernement pourrait utiliser le mécanisme dit du « coefficient multiplicateur limité », s’il le voulait. Il ne le fait pas car il sert les puissances commerciales et financières. Lire la suite