Des dispositions d’urgence pour sortir de la crise du lait Répondre

J’ai  écrit au Premier ministre le 24 septembre pour lui faire part de  propositions pour sortir de la crise du lait. Celles-ci visent à préserver et développer une grande filière de production, l’emploi et le développement des territoires. Voici le contenu de ce courrier.

 

Patrick Le Hyaric François Fillon

 

Monsieur le premier ministre,

Aucune disposition concrète ne permet à ce jour d’envisager une amélioration significative de la situation des producteurs de lait. Vous connaissez sans doute le haut degré de souffrance sociale que connaissent les agriculteurs victimes d’une baisse sans précédent du prix du litre de lait alors que les coûts de production augmentent sans cesse : la plupart d’entre eux ayant contracté des crédits pour s’installer, pour moderniser leurs exploitations ou pour répondre aux normes écologiques qui leur ont été imposées; sont littéralement étranglés financièrement et se trouvent en situation de cessation de paiement à très court terme si aucune décision nationale et européenne ne sont décidée. Lire la suite

La colère du lait 1

C’est le cœur serré, l’angoisse au ventre que des centaines de producteurs de lait sont contraints de déverser des milliers de litres de lait dans la nature. On peut certes discuter à l’infini sur l’efficacité de tel ou tel mode d’action. La vérité est qu’aucun grand média ne se serait intéressé aux souffrances de ces agriculteurs s’ils n’avaient pas engagé une action aussi spectaculaire et visible. Car maintenant ça suffit !  Ca suffit vraiment. Le lait est le premier aliment complet des êtres humains. La multitude de fromages de notre pays sont issues d’une multitude de races laitières attachées à des terroirs, à des modes d’alimentation particulière des animaux. C’est donc, bien un bien public alimentaire. Or cette production est sacrifiée depuis des années. Les éleveurs qui travaillent de plus en plus dur améliorent sans cesse les conditions de productions, respectent de plus en plus de règles dites « environnementales » aussi tatillonnes qu’imbéciles. Et voilà la manière dont le pouvoir, la commission de Bruxelles et l’industrie laitière les remercient. En moyenne le coût de production d’un litre de lait revient aux environs de 0,40 € et n’est payé de 0,22 à 0,26€. Qui peut accepter ainsi de travailler à perte ? Et le prix de vente de ce même litre de lait au supermarché est acheté quatre fois plus cher. Où va la différence ? Qui s’accapare la valeur ajoutée ? Les firmes capitalistes de l’Industrie et des supermarchés.

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Les producteurs ont donc raison de ne pas se laisser faire. C’est une action d’intérêt général. D’urgence, il est de la responsabilité du gouvernement de réunir une table ronde des secteurs de l’assurance, des mutuelles, des banques pour décider du report des cotisations et du remboursement d’emprunt voire d’en annuler. Personne ne peut expliquer qu’on a trouvé des milliards pour les banquiers et pas un sou pour les paysans.

La commissaire européenne à l’agriculture Mme Fischer Boël est venue jeudi dernier au Parlement européen à Strasbourg nous exposer son analyse de la situation. Fidèle à ses choix ultra-libéraux, anti-paysans, elle a proposé des primes pour éliminer des vaches et donc des fermes. En même temps, elle a avancé l’idée d’aller plus loin dans la contractualisation entre industriels et producteurs de lait. Autrement dit, elle propose que le pot de fer écrase toujours plus le pot de terre.

Si on allait vers cette solution, les agriculteurs seraient encore plus soumis donc écrasé aux industries et à la grande distribution.

C’en serait fini d’une politique de prix minimum intra-communautaire. Car si l’Europe veut avoir des bases sociales et solidaires, elle doit revenir à une politique de prix. C’est ce que j’ai fermement réclamé de faire à Mme Fischer Boel en séance du Parlement européen la semaine dernière.

J’ai réclamé une réunion d’urgence du Conseil européen pour qu’il décide :

-         La création d’un fond européen spécial pour l’aide à la production laitière

-         La fixation immédiate d’un prix minimum intra-européen que les industries et les centrales d’achat seraient contraints de respecter sans augmentation de prix pour les consommateurs

-         Le blocage des quotas nationaux de production et l’arrêt des importations extra-européennes abusives. 

 

Elle n’a pas semblé entendre. Il faudra donc lui déboucher les oreilles avec des bidons de lait. Sous diverses formes, l’action la plus unie possible doit se poursuivre. Nous la relayons partout.

Editorial paru dans l’hebdomadaire « la Terre »

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Non à l’allongement du temps de travail des routiers Répondre

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 La prochaine réunion de la Commission emploi et affaires sociales, dont je suis membre, devra se prononcer sur un rapport modifiant la directive 2002/15/EG qui règlemente le temps de travail des personnes employées dans le secteur du transport mobile.

Je souhaite attirer votre attention sur la régression sociale que représenterait l’adoption de cette directive. Il y a quelques mois, le Parlement européen, avait très  justement justifié ce rejet en invoquant la protection de la santé et la sécurité des conducteurs sur les routes d’Europe. Cette directive revient ce mois-ci à l’ordre du jour, c’est un véritable danger pour tous les travailleurs de la route.

Le débat porte particulièrement sur la législation des travailleurs indépendants.  Exclure les indépendants de ce texte serait la porte ouverte à la concurrence déloyale qui conduirait à amplifier la pression contre les salariés.

Cette directive serait à l’opposé des règles garantissant la sécurité routière et aggraverait les conditions de travail. Même si les routiers sont soumis à une législation commune sur le temps de conduite, il est important qu’ils le soient aussi pour le temps de travail afin de garantir un temps de repos suffisant permettant un niveau élevé de sécurité quand ils reprennent la route. Par ailleurs, la commission veut réduire la norme concernant le travail de nuit. Elle exclurait toutes les périodes inférieures à deux heures. Ceci est contraire à toutes les études de la médecine du travail sur la sécurité.

Je tenais à porter à votre connaissance ma ferme opposition à toutes mesures augmentant le temps de travail et réduisant le temps de repos ou diminuant la norme nocturne, parce qu’elles aggraveraient les conditions de travail et de sécurité de la profession.

Je tiens donc à vous informer que je voterai contre cette directive et contre toute autre nouvelle règlementation qui ne tendrait pas à une harmonisation sociale de haut niveau du temps et des conditions de travail de la profession.,

Patrick Le Hyaric

Député au Parlement européen,

vice-président du groupe de la

« Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique»

Paris, le 22 septembre 2009

Le caméléon ultralibéral Répondre

« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » Comme M. Barroso hier candidat unique à sa réélection à la présidence de la Commission de Bruxelles. Tous ses amis des droites européennes se sont mobilisés pour lui, avec malheureusement le renfort d’une partie des socialistes qui lui ont offert la majorité absolue des votes du Parlement européen.

M. Barroso n’a cessé de proclamer que son « seul parti est celui de l’Europe », il devrait dire qu’il s’agit de l’eurocapitalisme, qu’il ne veut en rien changer. M. Barroso a expliqué sur tous les tons que le monde change, que le monde est bouleversé, mais lui ne doit pas changer. Donc il reste à son poste comme gardien du temple européen des puissants. Cet homme, passé du maoïsme à l’eurolibéralisme, ne prend la parole qu’en posant fermement sa main droite sur sa bible : les traités européens. Certes, il bavasse sur le projet d’une Europe démocratique mais fait comme si le traité de Lisbonne était déjà ratifié. Il est vrai qu’il ira dans quelques jours menacer les Irlandais pour qu’ils renient leur vote négatif contre ce traité. Tel est la nature de ce caméléon ultralibéral.

Il commence des phrases par les mots « Europe sociale », mais, au même moment, sa commission propose aux parlementaires européens de voter une directive allongeant le temps de travail des chauffeurs routiers. Il déclame des mots comme : « Europe unie » à tout bout de champ, pour mieux défendre avec acharnement le « marché ouvert » et l’accord transatlantique entre les États-Unis et l’Union européenne. À terme, celui-ci conduirait à aligner le droit européen sur les normes nord-américaines. Une de ces obsessions serait devenue la « croissance verte », mais il se fait un honneur de poursuivre le programme de mise en concurrence et de destruction des services publics, de l’énergie et des transports. Et M. Fillon s’agenouille puisqu’il vient d’accepter l’injonction de la commissaire européenne à la Concurrence pour pilonner les tarifs réglementés de l’énergie.

Les cheminots ont eu raison, hier, d’agir pour réclamer le maintien et le renforcement de la SNCF comme entreprise publique intégrée, capable de développer le fret ferroviaire, utile pour le développement des territoires, l’emploi et l’environnement. Bref, le combat pour changer l’Europe et changer en France doit s’amplifier. Les électrices et les électeurs qui, aux dernières élections européennes, ont, d’une manière ou d’une autre, réclamé des changements en Europe auraient de quoi bondir en entendant le président du groupe du Parti populaire européen, M. Daul, expliquant que puisque son groupe était majoritaire au Parlement de Strasbourg, c’était comme si les peuples avaient voté pour M. Barroso par anticipation. Ce détournement de vote est insupportable. Il faudra retenir cette leçon.

Même quand l’abstention populaire a un contenu protestataire, elle ne contribue qu’à laisser les mandataires du capital en place.

Cette leçon vaut aussi pour ceux qui expliquent que le peuple et ses représentants ne doivent pas investir les institutions. Les mobilisations unitaires à venir, à commencer par la votation citoyenne contre la privatisation de La Poste et la journée européenne d’action du 7 octobre, doivent permettre de faire entendre avec force la voix de ceux qui n’en peuvent plus de ces bonimenteurs qui tiennent les peuples en laisse, pour mieux laisser se déchaîner la sauvagerie capitaliste. En s’opposant à la réélection de M. Barroso, les députés du groupe de la Gauche unitaire européenne ont été fidèles à leurs engagements au service des peuples européens.

Pas d’abstention! Pas de division ! Mobilisons pour faire réélire Marie Jo-Cayzac 1

DSC01539Patrick Le Hyaric avec Marie-Jo Cayzac candidate de la gauche rassemblée, soutenue par le MRC, Lutte ouvrière, les Alternatifs, le PCF, le PS, le PRG, pour le canton d’Argenteuil-Est.

Je me suis rendu le jeudi 17 septembre sur la place du marché à Argenteuil pour contribuer à faire réelire Marie Jo-Cayzac Conseillère générale d’Argenteuil-Est afin de garder le département du Val-d’Oise à gauche. Je me réjouis de l’unité de la gauche sur des bases claires. L’enjeu de sa réélection est extrêmement important, en effet la majorité se gauche au Conseil général ne tient qu’à un seul siège. Avec la réélection de Marie-Jo Cayzac, les populations seraient assurer de disposer d’un Argenteuil bien à gauche et d’une politique, sociale, culturelle, sportive au service de toutes et tous.

Le rassemblement de la gauche est impératif face à une droite qui veut disposer de tous les pouvoirs: gouvernement, assemblées, régions, départements et qui envisage dans les prochaines semaines de supprimer les départements qui pourtant constituent avec les communes des niveaux de décisions utiles et efficaces pour l’aide au quotidien avec les crèches, le RMA, les écoles, le sport…

Dimanche prochain toutes celles et tous ceux qui veulent faire contrepoids à la droite doivent se rassembler autour de Marie-Jo Cayzac et de son suppléant socialiste Zouber Sotbar,  les candidats du rassemblement à gauche.

Pas d’abstention! Pas de division! Mobilisons pour faire réélire Marie Jo-Cayzac.