Une journée en Lot et Garonne ( suite) Répondre

Au terme d’une journée de rencontre avec des producteurs ,des coopérateurs , des élus du Lot et Garonne ,je dois conclure que les situation des travailleurs de la terre est encore plus dramatique que je ne le pensais .J’ai découvert un désastre organisé par le libre-échangisme ultralibéral mondialisé.

Le cout de production du kilo de tomate est de0,70 a 1 € il est payé 0,45€ aux producteurs .le cout de production d’une salade est de 0,30€ ;elle est payé 0,20 € aux producteurs .Ce matin les pommes de terre acheté a la ferme était payé 0,5€ aux producteurs , Au même moment un supermarché distribuait dans le département un prospectus ou ces mêmes pommes de terre étaient vendues aux consommateurs 0,99€. Scandaleux . Et c’est ainsi dans chaque filière de production.

L’unes plus important producteurs de lait du département que j’ai rencontré a demandé le RSA pour pouvoir “tenter” de survivre, idem pour un autre qui lui est éleveur. Bref nous avons là un condensé des décisions de cette Europe capitaliste et de sa concurrence de tous contre tous. Car ces baisses de prix ; ces méventes sont le résultat du refus de mettre en place des calendriers d’importation négocié entre les pays de l’union ;du refus de la mise en place de prix minima intra -européen et d’harmonisation sociale par le haut . Toute la journée on m’a parlé d’une Europe inhumaine “machine bureaucratique». Le refus de cette Europe là est très profond. Cela ne signifie en rien que ces agriculteurs refusent l’idée d’un projet européen autre .Et puis il y cette goutte d’eau de 500 a 700 millions D’Euro par cette commission de Bruxelles. Personne ne peut comprendre que le ministre de l’agriculture s’est empressé de se coucher devant cette injonction Nous demandons avec force au gouvernement français de résister aux inadmissibles injonctions de la commission Barroso.

2/Ce n’est pas 15 millions d’euros dont ont besoin les producteurs de fruits et légumes pour compenser les pertes mais au bas mot 250 a 350 millions.

3: mais au delà les paysans refusent ces aumônes. Ils souhaitent des prix qui leur permettre de vivre

4/ En situation de crise le gouvernement doit déclencher le mécanisme dit du “coefficient multiplicateur” qui empêchent les centrales d’achat de multiplier les prix par 3 ,4 voir 7 entre le producteur et l’étal du supermarché.

5/Face a une telle crise le gouvernement doit déclencher ce que l’on appelle la clause de sauvegarde qui permet de se prémunir contre des importations abusives destructrices de notre potentiel humain et productif. Comme pour tous les salariés aidons les agriculteurs ; solidarisons les paysans et les consommateurs. Ne Laissons pas diviser la société et le peuple face aux puissants. Ces agriculteurs viendront a la rencontre des populations de la région parisienne Ce 20 aout. Rendez vous a Ivry pour une vente de leurs produits au juste prix.

Une journée auprès des producteurs agricoles du Lot-et-Garonnne 1

«  Ce mercredi 12 août, je suis toute la journée dans le département du Lot-et-Garonne, à l’invitation de Raymond Girardi, vice-président du Conseil Général, afin, en tant que député européen, membre de la commission agriculture du Parlement européen,  de me rendre compte de la situation terrible qui est celle des producteurs de fruits et légumes, encore nombreux dans ce terroir du Sud-ouest.

Ces paysans qui depuis des années se battent pour survivre ont reçu cet été comme un coup de massue l’annonce du ministre Bruno Le Maire de l’acceptation  par la France d’un remboursement de 500 à 700 millions d’euros à Bruxelles à la charge des paysans.

 

plh

 

Devant le tollé général et avec la crise que rencontre le secteur des fruits et légumes, le ministre a annoncé une aide de 15 millions d’euros. Mais c’est au bas mot 250 à 300 millions d’euros qui seraient nécessaires.

J’ai  visité ce matin la coopérative « Saveurs du Sud-ouest » afin de me rendre compte du désarroi de la filière.

Je proteste énergiquement contre la demande de Bruxelles invoquant une distorsion de concurrence dans les années 90.

Il n’y a jamais eu de distorsion de concurrence. A cette époque, certains pays de l’Union européenne procédaient à des dévaluations compétitives de leur monnaie nationale au détriment de nos propres producteurs. Dans ce cadre, les gouvernements de l’époque ont tenté de juguler la crise en promotionnant un certain nombre de fruits, mais cela n’a jamais constitué une distorsion de concurrence, c’était au contraire la France et les agriculteurs français qui subissaient une distorsion de concurrence jamais réparée depuis, en effet je constate ici que globalement nos productions ont diminué de moitié, le nombre de producteurs n’a cessé de diminuer alors que les productions d’autres pays européens notamment l’Espagne, ont considérablement augmenté.

Je demande au gouvernement de s’opposer, avec les syndicats agricoles, avec les producteurs, à cette amende injustifiée, que veut infliger la Commission européenne à la France alors que Bruxelles n’a pas déboursé un sou dans cette affaire.

Je continue mes rencontres sur le terrain et vous en fait part dans les heures qui suivent. »