Dimanche, le rassemblement

 

C’est clairement un rejet de la politique sarkozyste qu’ont signifié les électrices et les électeurs dimanche dernier, à l’occasion du premier tour des élections régionales.

Le message est d’autant plus net que le Président de la République n’avait cessé d’exhorter ses représentants dans les régions à faire « campagne sur son bilan », tout en multipliant les interventions ces deux dernières semaines, jusqu’à cet entretien au Figaro-Magazine, abondamment médiatisé jusqu’à la dernière minute. L’UMP avait pourtant aggloméré en son sein, dés le premier tour, les chasseurs, le parti de M. De Villiers, le nouveau centre et une mouvance socialisante.

Les électrices et les électeurs ont décidé de lui dire « non » et ont donné une majorité aux forces de gauche et écologistes. Il est intéressant de voir que les résultats de ces forces sont obtenus  sans transfert de voix de l’une sur l’autre. La gestion des régions par la gauche n’est pas contestée. Europe-écologie et le Front de gauche, qui constituent des nouveautés depuis moins d’un an, s’installent dans le spectre politique. Les résultats du Front de gauche ont déjà commencé à modifier les rapports de force. Nous n’en sommes plus aux débats de la fin de l’été sur de possibles alliances contre nature entre une partie de la gauche socialiste et une partie de la droite, celle du Modem. Le Front de gauche joue donc déjà un rôle utile et efficace d’ancrage de toute la  gauche à gauche.

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Dimanche, ensemble à gauche

Dimanche prochain, pour le second tour des élections régionales, le choix est simple, clair. Soit venir au secours des représentants de M. Sarkozy dans les régions qui veulent imposer une violente purge d’austérité. Cela reviendrait à faire des régions des relais des choix qui provoquent plus d’inégalités, de chômage, de précarité, de destruction des services publics, d’asphyxie des petits et moyens producteurs agricoles, de blocage des salaires et de la poursuite de la baisse des prix agricoles. Puisque depuis dimanche dernier la droite refuse de prendre la mesure de la sanction que lui ont infligé les électrices et les électeurs, il faut lui mettre les points sur les « i » dimanche en se mobilisant encore plus. C’est d’ailleurs le moyen de créer un rapport de forces pour empêcher le recul de l’âge de la retraite, la création d’une TVA sociale ou d’un impôt vert baptisé « taxe carbone ».

Soit, peser en faveur d’une gestion progressiste des régions en utilisant le bulletin de vote des listes de rassemblement de la gauche et des écologistes. C’est le moyen de peser en faveur de décisions qui viseront à améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens, d’initier ou d’amplifier des politiques au service des familles populaires en matière de logement, de transport, de développement rural, de défense de l’emploi, d’incitation à l’installation de jeunes agriculteurs, de la défense et de la modernisation des services publics.

Le vote pour ces listes de rassemblement à gauche c’est aussi le moyen de refuser la « contre réforme » des collectivités territoriales qui est une véritable attaque contre la démocratie et les élus locaux, si utiles aux populations.

Nombreux sont celles et ceux qui n’ont pas voté au premier tour. Leur abstention a la signification d’un rejet des politiques actuelles et aussi d’un refus de la politique politicienne égrenée durant cette campagne électorale.

De même, le score à nouveau inquiétant de l’extrême-droite se nourrit à la fois de l’aggravation de la crise, des souffrances de plus en plus grandes que les gens subissent et du rejet du débat politique sans cesse abaissé. Les initiatives de la droite, marchant dans les pas de cette extrême-droite, avec l’utilisation des mêmes mots de haine, ce scandaleux débat sur l’identité nationale, pousse à la montée de l’extrême-droite xénophobe et haineuse.

Toutes les formations de la gauche et écologistes progressent en même temps. En additionnant ainsi leurs forces, elles rassemblent plus pour une gauche mieux ancrée à gauche, refusant l’alliance avec une partie de la droite. On notera de ce point de vue l’émergence du Front de gauche comme une force qui compte, avec de beaux scores, comme ceux de nos amis André Chassaigne en Auvergne, Christian Audoin dans le Limousin et Alain Bocquet dans le Nord.

Dimanche prochain, l’efficacité, le combat pour la justice commande d’utiliser le seul vote efficace pour soi et sa famille : celui qui permet une gestion démocratique, sociale, humaine des régions et en même temps celui qui confirme le refus net de la démolition des droits sociaux et démocratiques et du plan d’austérité envisagé, comme cela se fait en Grèce.

La mobilisation et le rassemblement de toute la gauche, de tous les progressistes et écologistes est la voie efficace pour soi, sa famille et pour des régions solidaires, avec des élus combatifs qui défendront ceux qui n’ont que leur travail ou leur retraite pour vivre, en toutes circonstances. Dimanche, ensemble à gauche.

Du fond de sa prison, Salah Hamouri s’insurge contre les incarcérations d’enfants dans les prisons israéliennes

Salah se souvient de son arrestation il y a 5 ans, le 13 mars 2005, des interrogatoires, de ses transferts, etc.….. Une de ses préoccupations est le sort réservé aux enfants dans les tribunaux et les prisons de l’occupation israélienneIl est parvenu à nous transmettre le message suivant.

Chers camarades,

Je souhaite tout d’abord remercier du fond du cœur toutes celles et ceux qui se souviennent avec moi et ma famille que 5 ans déjà sont passés et que je partage avec d’autres camarades une petite cellule dans une prison israélienne. Merci pour les rassemblements et manifestations organisés un peu partout en France. 

L’enfance perdue  

La cause des enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation est un sujet douloureux dont je souhaite vous parler. 

Les associations n’épargnent pas leurs efforts pour donner la priorité à l’enfance, développer des programmes  de divertissement pour protéger les enfants  et favoriser leur développement  naturel.

 Apres  5 ans passés en prison, je me demande  comment il est possible en même temps de voir ici l’enfance persécutée et défigurée.  Lire la suite

Jean Ferrat restera vivant, malgré cette « douleur du partir »

 

Notre douleur et notre chagrin sont à la mesure de l’admiration et du respect que nous portions à Jean Ferrat. Il était notre ami et nous ressentons le choc de cette « douleur du partir » tout en lui demandant « Que serais-je sans toi ?», lui qui a tant donné à la  culture et à la chanson française. Il était très préoccupé par l’avenir de cette culture que le « big-business »  défigure  trop souvent.

On connaissait son exigence dans le travail des mots, des strophes et de la musique.  De son exceptionnelle voix, Jean a chanté la France des combats et de l’émancipation humaine, celle de la liberté et de la justice, celle de la fraternité. Celle des militants dont des générations ont entonné les chansons dans les défilés et les meetings. Jean Ferrat était tout entier humanité,  porteur de bonté, de poésie, de tendresse. Son oeuvre respire la liberté. Elle se dresse contre les injustices, les guerres, toutes les humiliations et aliénations. Jean était un magnifique et efficace porteur des douleurs et des espoirs du peuple. Qu’il s’agisse de « Ma môme »,  un appel à l’émancipation des travailleuses, ou « J’entends, j’entends », un hymne au combat contre la pauvreté, ou encore « La montagne », véritable appel à préserver la planète et à vivre autrement. Et il faudra sans cesse et toujours, en ces temps si troublés,  écouter et faire écouter « Nuit et brouillard », qui porte avec force le rejet des haines et du nazisme, pour appeler à une véritable fraternité  ceux qui « s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel. Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou, d’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux ». Ces paroles ne devraient jamais quitter ni nos mémoires ni nos cœurs. « La jungle ou le zoo » est un véritable manifeste contre le capitalisme. Il refusait les prêts-à-penser et tous les endoctrinements, allant jusqu’à interpeller  ses amis politiques avec son « Camarade » ou « Le Bilan ».

Jean a toujours été un authentique ami de L’Humanité et de sa fête qu’il fréquentait assidûment, sa belle voix y a retenti, réchauffant tous les cœurs. Il y a quelques jours encore, à l’occasion de l’assemblée générale des amis de L’Humanité il avait tenu à nous encourager. Il avait demandé à Francesca Solleville de lire son message lors de la soirée de soutien à notre journal au Bataclan le premier février dernier.  Il avait magnifiquement intégré L’Humanité-Dimanche dans le paysage national au cœur de sa bouleversante chanson « Ma France », en citant « ce journal que l’on vend le matin d’un dimanche ». En 2004 il était heureux au cœur du  public de la fête avec une belle exposition qui lui était consacrée. Nous le ferons vivre à la prochaine fête de L’Humanité en septembre prochain.

Nous perdons un ami très cher ; le mouvement progressiste un porte-voix, un créateur de grande qualité, un immense artiste populaire. La France perd l’un de ses grands  poètes et chanteurs, interprète incomparable de  Jacques  Prévert ou de Louis Aragon.  L’oeuvre de  Jean Ferrat va continuer de vivre en nous avec sa voix si chaude. Notre tristesse est immense mais nous savons que Jean restera vivant.  

 

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CINQ ANS DE TROP !

Hasard ou concordance de temps ? Le Parlement Européen votait hier une résolution en faveur de la libération du soldat Shalit. Son père a été reçu au Parlement Européen et a pu s’exprimer devant des parlementaires, des délégations, chargées l’une des relations avec le Parlement Israélien, l’autre des relations avec le Conseil législatif Palestinien. Il est venu s’exprimer en père et unanimement les députés ont souhaité la fin du calvaire que vit son fils, qui a été capturé comme militaire par le Hamas dans le territoire de Gaza. 

Tous nous avons demandé que la proposition portée par le gouvernement allemand, consistant à libérer dans le même temps mille prisonniers palestiniens, puisse être mise en application dans les meilleurs délais. 

Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. Voilà cinq ans jour pour jour que notre compatriote Salah Hamouri croupit dans une prison israélienne. Il l’est sur la base d’une fausse accusation, d’une machination l’assimilant, comme toujours dans pareil cas, à un terroriste, sans l’ombre d’une preuve. Il a été contraint de plaider coupable pour ne pas écoper de quatorze ans de prison. 

Le monde entier vérifie maintenant depuis des semaines les bonnes manières des dirigeants Israéliens. Ils n’hésitent pas à commettre des assassinats contre des responsables Palestiniens dans d’autres pays avec des agents très spéciaux utilisant des passeports de pays étrangers, notamment européens. Ils traitent avec le plus grand mépris le rapport du juge Goldstone pourtant voté par la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, et soutenu cette semaine par une bonne majorité du Parlement Européen. Contre toutes les condamnations, ils poursuivent la destruction bestiale de maisons à Jérusalem-Est et l’inadmissible colonisation –  militarisation sur les territoires de la Palestine. Comment dans ces conditions continuer à accorder la moindre confiance aux services et à la justice du Gouvernement Israélien qui a jeté ainsi Salah Hamouri en prison depuis cinq ans ? Cinq  Ans de trop !  Le Hamas doit absolument redonner sa liberté au soldat Shalit. La prise d’otage ne peut constituer une méthode de combat politique. Mais les autorités israéliennes ont la responsabilité de libérer dans délai et sans condition le jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri. 

Que ses parents puissent être aussi entendus, comme l’a été le père du soldat Shalit par les Parlements Français et Européen, qu’une résolution soit votée en sa faveur, que le président  de la République Française reçoive Mme Denise Hamouri, comme elle en a fait plusieurs fois la demande.  Qu’il se mobilise, comme il le fait pour d’autres otages, pour obtenir sa libération. De fait, Salah est le seul prisonnier politique français détenu dans une prison étrangère. Les autorités françaises peuvent elles continuer à le tolérer ? 

La vraie justice doit être rendue. Cinq ans ça suffit ! Libérez Salah Hamouri.

EFFETS DE LA TEMPETE XYNTHIA : SOLIDARITÉ EUROPEENNE

Le Parlement Européen a voté une résolution commune de tous les groupes pour que l’Union Européenne se mobilise pour venir en aide aux populations de Madère et de l’Ouest de la France, touchées pas les catastrophes climatiques.

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Pas d’accord international dans le dos des peuples, pas d’atteinte à leur vie privée !

 

Le Conseil et la Commission européenne négocient, dans le plus grand secret, avec les Etats-Unis, le  Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie, un accord prétendument destiné à lutter contre la contrefaçon et le piratage. Le Parlement européen avait demandé en 2008 que le contenu de cet accord soit accessible au grand public. Celui-ci reste secret et comporte de nombreux dangers. 
L’ensemble des groupes du Parlement européen, a, dans une question écrite à la Commission, demandé que cet accord international soit mis à la disposition du Parlement.
Pour lire le texte de mon intervention cliquez ici

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Le Parlement européen a battu SWIFT, il doit battre ACTA

Le Conseil et la Commission européenne négocient, dans le plus grand secret, avec les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie, un accord prétendument destiné à lutter contre la contrefaçon et le piratage. Le Parlement européen avait demandé en 2008 que le contenu de cet accord soit accessible au grand public. Celui-ci reste secret et comporte de nombreux dangers.

L’ensemble des groupes du Parlement européen, a, dans une question écrite à la Commission, demandé que cet accord international soit mis à la disposition du Parlement.

Voici mon intervention

en séance du mardi 09 mars 2010

 

Compte-rendu de la session du Parlement européen Du 8 au 11 Février 2010

Voici les éléments essentiels de la session du Parlement européen qui s’est réuni du 8 au 11 février 2010. 

Le fait marquant de la semaine est l’approbation en un seul vote du collège des Commissaires de la Commission « Barroso » par le Parlement européen. Mais que ce soit avant son intronisation, avec le débat sur les suppressions d’emplois d’Opel en Europe, ou après, avec le débat sur la situation des pays membres de l’Euro en difficultés, les réponses données par la nouvelle Commission restent dans la logique des traités ultra-libéraux, et toujours formulées dans une langue de bois insupportable.

Le Parlement a par contre rejeté l’accord SWIFT qui devait renouveler aux autorités américaines le libre accès aux données des comptes bancaires des citoyens européens. Ce refus de donner aux nord-américains un chèque en blanc sur l’accès à notre vie privée via nos achats, nos retraits, nos déplacements,  est une victoire pour les droits fondamentaux du citoyen européen.

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« Fin de droits ». Mots indécents !

Voilà trois mots, qui donnent une signification horrible au sens que prend cette société : « fin de droits ».

Quelle indécence de qualifier ainsi une partie des êtres humains alors qu’on nous a tellement bassiné avec ce concept « d’Etat de droit » ! Quelle indécence de classifier ainsi ceux de nos concitoyens qui, par définition, n’ont plus droit à rien, alors que des milliards et des milliards d’euros ont été trouvés pour venir en aide au secteur bancaire et à certains groupes industriels et que d’autres se baignent dans des torrents de profits, de double rémunération ou autre retraite dite « chapeau » pour signifier qu’elles se chiffrent en centaines de millions !

Parlons clair : les tenants du pouvoir et leurs affidés qui vivent eux très bien, considèrent qu’il peut y avoir dans notre société des « sous êtres humains ». Scandaleux ! A l’opposé de la Constitution française qui prévoit pourtant que la société doit assistance à chacune et chacun de ses membres.

Or, un million de personnes n’auront plus aucun revenu dans les semaines à venir parce qu’ils sont privés de travail. Ils sont les premières victimes de la crise. Ils n’en sont en rien responsables. Ils paient l’irresponsabilité des gérants du capitalisme qui sèment partout : licenciements, privatisations, misère et désolation.

A cela s’ajoute la situation des petits retraités agricoles ou artisans ou le scandale mésestimé des agriculteurs qui travaillent dur, doivent rembourser des emprunts et sont acculés à réclamer le « revenu de solidarité active » pour survivre. Pourtant, ces agriculteurs travaillent, produisent des denrées agricoles, payées à très bas prix à la production, mais revendues au prix fort aux consommateurs.

Telle est la nature de ce système : le pillage permanent des fruits du travail. Le nombre de travailleurs pauvres, de retraités pauvres augmente sans cesse. De nouvelles difficultés apparaissent pour toutes et tous, notamment l’accès aux soins médicaux. Celles et ceux qui sont aujourd’hui exclus de tout ne demande aucune aumône. Ils réclament leur dû, le droit de vivre.

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Patrick le Hyaric sur le rapport Goldstone au PE: L’Union européenne doit saisir la Cour pénale internationale

Mercredi 24 février 2010 a eu lieu au Parlement européen un débat sur la Rapport Goldstone .

Voici mon intervention :

Que cela plaise ou non, le rapport Goldstone a été approuvé par l’Assemblée générale des Nations-Unies. Je ne vois pas pourquoi il y aurait aujourd’hui deux poids, deux mesures en matière de droit international. 

Il y a Le droit international. Et le rapport Goldstone emploie le terme de « crime de guerre », ce que d’ailleurs tout le monde a  pu constater. Même des soldats israéliens ont témoigné des ordres à tirer sur des civils qu’ils avaient reçus. 

Dans ces conditions, l’Union européenne doit, et notre Parlement doit créer les conditions pour que le gouvernement israélien se conforme au droit international, en utilisant si besoin la sanction, par la suspension de l’Accord d’association Union européenne-Israël. 

En activant l’article II. Celui-ci stipule que, je cite : « les relations entre les deux parties (…) doivent être fondées sur le respect des droits de l’homme et le respect de la démocratie ». Voilà qui est simple, il suffit de l’appliquer. 

L’Union européenne doit donc faire entendre sa détermination à saisir la Cour pénale internationale si rien n’est fait, comme le préconise le rapport Goldstone. 

En définitive, notre Assemblée doit se prononcer sur un enjeu fondamental. Voulons-nous un monde harmonieux où, enfin, règnent la justice et la paix, ou la loi de la jungle, de la politique de la force? Nous devons prendre nos responsabilités devant les peuples du monde entier.

 

 Pour lire l’autre article concernant ce sujet cliquez sur le titre :

Sur le processus de paix au Moyen-Orient et la situation à Jérusalem-Est

CRIME CONTRE GAZA, L’HUMANITE PUBLIE LE RAPPORT GOLDSTONE

Retraite : un grand enjeu de civilisation

 

Le débat sur l’avenir des retraites porte sur un enjeu de civilisation. Il conditionne une large part du mode d’existence de chaque être  humain, du petit enfant à la personne âgée. Il doit être relié à un défi essentiel : la sécurisation de la vie de chacune et de chacun. C’est pourquoi l’âge du départ en retraite et le  financement de cette période de la vie  recoupent une multiplicité de questions telles que l’emploi, le partage des richesses produites, l’avenir des jeunes et l’activité de celles et ceux qui accèdent à une retraite bien méritée après avoir contribué au développement économique, social, humain, de la collectivité. Ce droit doit être pleinement inscrit dans les mutations de la société. Et les interrogations nouvelles surgissant sur la place et sur l’utilité sociale de celle ou de celui qui accède à la retraite, doivent trouver des réponses en fonction des désirs de chacun.

Osons affirmer une évidence cachée. Les premières victimes d’une nouvelle « contre réforme » des retraites seraient les jeunes. Reculer l’âge de départ en retraite aggraverait encore leur chômage qui  touche déjà près du quart d’entre eux.  La question peut donc être posée ainsi : vaut-il mieux qu’une personne de 60 ans soit à la retraite ou qu’un jeune de 25 ans soit au chômage ? Du point de vue de l’épanouissement humain et de la qualité d’une société, la réponse est oui. Du point de vue des grands de la finance la réponse est non.

 Osons aussi redire que la crise a montré que l’avenir est bien du côté de la protection sociale, de la sécurité de vie, pas du côté d’un système d’assurance privée et de retraite basé sur l’individualisme et les logiques financières. En effet, les sociétés qui jusque là résistent le moins mal à la crise sont celles où le niveau de services publics et de protection sociale est élevé.

Le projet humain moderne, dans une société du vivre ensemble, incluant cette indispensable sécurité de vie, passe par la régénération du système de retraite par répartition, à l’opposé d’un système dit par capitalisation où seuls celles et ceux qui peuvent se payer une retraite peuvent y prétendre. L’avenir ne saurait être du côté de ces retraités qui viennent de tout perdre  avec la faillite de leurs fonds de pension.

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Patrick Le Hyaric sur la mise en oeuvre des recommandations Goldstone sur Israël et la Palestine

Solidarité : tirer toutes les leçons de Xynthia

 

Un beau nom Xynthia pour désigner une meurtrière. Conjonction d’une forte tempête et d’une marée d’ampleur exceptionnelle, Xynthia a frappé au Portugal, en Espagne, en Belgique, en Allemagne, en France. Sur son passage, elle a semé douleurs, désolations, destructions et  mort.

  

Des milliers d’habitants de l’Ouest du pays ont eu à subir durement sa violence. Elle a donné une telle force à l’océan qu’il a enjambé des digues, fait entrer la mer par les fenêtres des maisons. Que les familles qui y ont perdu l’une ou l’un des leurs, que celles et ceux qui ont subi des dégâts, trouvent ici l’expression de notre totale solidarité et de notre compassion. Une fois de plus la solidarité humaine a été forte. Le dévouement des élus locaux, des pompiers, des salariés des services publics a été admirable.

Au moment où on parle tant, à juste titre, de la protection de la nature, il ne faut pas oublier que depuis la nuit des temps celle-ci n’a cessé de se rebeller à intervalles réguliers, jusqu’à tuer des êtres humains. On le voit ici. On l’a vu il y’a quelques semaines à Haïti. On le voit encore au Chili ou au Japon.

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Changer les politiques agricoles

Le Président de la République a fini par venir au Salon de l’Agriculture mais… quand il était encore…fermé ! Il n’a pas été très rassurant puisqu’il a déclaré à plusieurs reprises : « Je ferais pour l’agriculture française  et européenne ce que nous avons déjà fait pour sauver la finance ». De deux choses l’une : soit il compte sauver les productions agricoles et industrielles soit la finance. Mais pas les deux en même temps.

Puis il a lancé à qui voulait l’entendre qu’il « ne reculerait plus d’un pouce » pour défendre les agriculteurs. Le problème c’est qu’il a déjà reculé et beaucoup reculé avec les déréglementations de toutes sortes, la démolition du système de quotas laitiers, de prix minima, conformément au principe de « concurrence libre ». Aujourd’hui il propose de jeter les agriculteurs, sans pouvoir se défendre, dans la gueule des quelques centrales d’achat qui imposeront encore plus leur loi. C’est le sens du projet de « contractualisation ». Poursuivre ainsi c’est pousser à nouveau plus d’un tiers d’exploitations familiales agricoles à la ruine.

Et  quand M. Sarkozy déclare qu’il va défendre les agriculteurs à Bruxelles, il ment effrontément. Dans un document remis le 13  janvier dernier à la Commission de Bruxelles où le pouvoir devait donner son opinion sur « l’après stratégie de Lisbonne », il n’y a pas une ligne sur l’agriculture et la politique agricole commune.

En fait, M. Sarkozy est finalement venu au salon de l’agriculture pour tenter de limiter les dégâts de la défaite cinglante qu’il va subir dimanche prochain. Les agriculteurs, comme les autres catégories sociales ne sont pas dupes. Elles savent que le pouvoir de l’ultra-droite actuelle va aggraver encore considérablement leur situation. Toutes les rencontres, tous les témoignages que nous avons recueillis sur le salon de l’agriculture l’ont largement confirmé. Répétons-le ! Il n’y a pas d’avenir pour l’agriculture française et européenne sans revenir à une politique de prix public de base contrôlé, au moins pour une quantité donnée de production, sans revenir à un mécanisme de préférence communautaire. Mais ceci est totalement contraire au traité de Lisbonne. Ce traité dont M. Sarkozy se vante d’être le père.

La grave crise actuelle en Europe et ailleurs montre à quel point il est indispensable d’inventer une nouvelle Europe, sur une base sociale, solidaire et de la sécurité alimentaire. Voilà pourquoi nous réitérons notre proposition de réunir une conférence européenne de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement. C’est d’autant plus urgent que les attaques contre l’agriculture se multiplient

Cette même semaine, la Commission européenne a annoncé qu’elle autorisait la culture d’une variété de pomme de terre génétiquement modifiée pour la fabrication de…papier. D’un autre côté était relancée cette campagne totalement absurde contre la production de viande bovine, sous prétexte que cette production serait néfaste pour l’environnement. Si le mode de production doit faire l’objet d’un débat, les éleveurs ne sont en rien responsables des problèmes environnementaux actuels. Si on importe du soja du Brésil c’est bien parce qu’il n’y a jamais eu de plan protéines en Europe. Et s’il n’y a plus de bovins, il n’y aura plus non plus de lait. Alors que la France devient déficitaire pour son approvisionnement en viande bovine au service de qui sont menées ces campagnes ?

Le vote pour les listes de la gauche de transformation dimanche ou comportant des candidats de cette mouvance dans l’unité sera un atout pour faire des conseils régionaux des leviers utiles pour un mode de développement agricole favorable à l’agriculture paysanne, à une rémunération correcte du travail paysan, au développement harmonieux, solidaire et durable des territoires. Des conseils régionaux bien ancrés à gauche peuvent être des atouts pour développer des projets nouveaux d’installation de jeunes agriculteurs et de contrats territoriaux d’exploitation. Le vote dimanche va être utile pour battre la politique sarkozyste et préparer un nouvel avenir pour l’agriculture, les services publics ruraux, les communes rurales. Cet avenir passe par l’ancrage à gauche des conseils régionaux.

Passons aux actes : taxons les transactions financières !

Ce lundi soir  a eu lieu au Parlement Européen à Strasbourg un débat sur la nécessité ou non de taxer les transactions financières.

Les forces de gauche et écologistes ont plutôt appuyé une telle initiative. Les députés du PPE sont intervenus contre celle-ci. 

Voici le texte de mon intervention.